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lundi 6 février 2012
A comme Association, tome 1, d'Erik l'Homme
Jasper s'est vu confier une mission par l'Association, l'organisation secrète pour laquelle il travaille comme stagiaire. Remonter les bretelles à un vampire pas très discret, Fabio (mon dieu quel nom pour un vampire !). Le problème, c'est que tout ne se passe pas si facilement que ça, et qu'il doit se montrer un peu plus sévère que prévu. Le vampire en question finit menotté. Après cette première mission couronnée de succès, le voilà sur les traces de dealers un peu hors du commun, qui vendent de la drogue à des vampires, les vilains. Démon, magiciens, vampire, notre pauvre héros ne va plus savoir comment se sortir de tout ça. Et en plus, on le suit !
Le héros, Jasper est cool, (déjà, il a un chouette prénom), il joue de la cornemuse, a un humour douteux (j'adore, j'adhère), est magicien, parle le haut elfique, et est maladroit comme pas deux. On l'imagine comme l'adolescent typique, trop grand, dégingandé, avec des vêtements un peu informes, et globalement mal coiffé. Il a un petit faible pour Ombe, qui assez mystérieuse, apparaît comme une drôle de jeune fille assez brute, au caractère bien trempé, et au comportement rebelle à souhait. Jasper n'ose pas lui dire plus de trois mots, ce que l'on comprend parfaitement.
Au final, je crois que ce roman sème typiquement les graines de ce que j'aime lire. Des héros attachants (le deuxième tome parle d'Ombe, et je sens qu'elle va me plaire), des seconds personnages hauts en couleurs, de Rose la secrétaire, au patron mal habillé, en passant par l'armurier Sphynx, ou la mère de Jasper, qui jongle entre stage de poterie et tarots.
Derrière tout ça, ou plutôt devant, il y a l'association de deux hommes, qui nous est racontée dès l'introduction par l'auteur, qui rend hommage à son ami écrivain, Pierre Bottero, avec qui il avait commencé l'aventure. A la mort de ce dernier, il a décidé de continuer, comme un joli hommage à celui qui est parti trop vite. C'est une belle histoire, qui ajoute un peu d'émotion à l'ensemble.
Et puis, comment ne pas les envier, quand on écrit un peu, d'avoir, même un temps seulement, formé un duo de créateurs de choc?
J'ai hâte, très hâte même, de lire la suite, et je pense que je vais m'y atteler tout de suite :) Et je remercie Syl qui m'a donné envie de lire cette saga !
dimanche 5 février 2012
L'assassin Royal tome 2, l'assassin du roi de Robin Hobb
Amoindri, Fitz essaye de se refaire une santé dans les montagnes, avant de regagner Castel Cerf. Ce n'est plus la même personne qui y revient, et d'avoir frôlé la mort le façonnera bien plus qu'il n'y paraît au premier abord.
Il n'a guère le temps de se reposer de son voyage, et dès son retour le voilà pris dans un tourbillon. Plus que jamais, il doit être l'instrument entre les mains du roi, et surtout du roi-servant, Vérité, qui peine à concilier son rôle de nouveau mari et son rôle politique, alors que le roi Subtil s'enfonce doucement dans le marasme de la maladie, et que Royal, prétendant au trône et demi-frère de Vérité, multiplie les complots.
L'hiver a beau être là, il faut se préparer au retour des pirates, et des vaisseaux sont construits. Mais cela sera t-il suffisant?
Il est difficile de résumer et de parler de ce tome très dense et à l'intrigue multiple et riche. Nous sommes ici dans une partie dont les pions se mettent en place doucement, comme une toile aux couleurs infinies qui serait effectuée touche par touche.
Fitz est un des héros les plus malmenés de la Fantasy, (avant de connaître G.R.R Martin, je trouvais que Robin Hobb était une grande sadique), et avec l'attachement que lui porte tout lecteur qui entre dans l'histoire, il est difficile de ne pas espérer pour lui des dénouements plus heureux. Mais hélas, il n'est qu'un jouet. Un assassin éduqué dans le but de servir la royauté, rien de plus. Il n'y a pas de place pour ses sentiments, ou si peu, et toute personne amenée à le côtoyer peut périr.
On apprécie alors ses moments de répit avec Molly, la chandelière, et l'amour que Patience lui porte, à sa manière.
Les personnages se développent de plus en plus, du Fou aux énigmes bien obscures, à la nouvelle reine-servante, épouse de Vérité, qui est si attendrissante.
Par contre Royal, quel être abject ! J'ai beau avoir lu les romans, je ne sais plus quel sort lui est réservé, mais j'ose espérer qu'il n'est pas bon ! (un peu de torture? Ce serait appréciable.)
J'ai hâte de lire la suite, et je suis bien contente de reprendre cette aventure avec Syl :)
Cette lecture participe aux mondes imaginaires d'Aymeline, et voici pour vous la carte des six duchés :
Il n'a guère le temps de se reposer de son voyage, et dès son retour le voilà pris dans un tourbillon. Plus que jamais, il doit être l'instrument entre les mains du roi, et surtout du roi-servant, Vérité, qui peine à concilier son rôle de nouveau mari et son rôle politique, alors que le roi Subtil s'enfonce doucement dans le marasme de la maladie, et que Royal, prétendant au trône et demi-frère de Vérité, multiplie les complots.
L'hiver a beau être là, il faut se préparer au retour des pirates, et des vaisseaux sont construits. Mais cela sera t-il suffisant?
Il est difficile de résumer et de parler de ce tome très dense et à l'intrigue multiple et riche. Nous sommes ici dans une partie dont les pions se mettent en place doucement, comme une toile aux couleurs infinies qui serait effectuée touche par touche.
Fitz est un des héros les plus malmenés de la Fantasy, (avant de connaître G.R.R Martin, je trouvais que Robin Hobb était une grande sadique), et avec l'attachement que lui porte tout lecteur qui entre dans l'histoire, il est difficile de ne pas espérer pour lui des dénouements plus heureux. Mais hélas, il n'est qu'un jouet. Un assassin éduqué dans le but de servir la royauté, rien de plus. Il n'y a pas de place pour ses sentiments, ou si peu, et toute personne amenée à le côtoyer peut périr.
On apprécie alors ses moments de répit avec Molly, la chandelière, et l'amour que Patience lui porte, à sa manière.
Les personnages se développent de plus en plus, du Fou aux énigmes bien obscures, à la nouvelle reine-servante, épouse de Vérité, qui est si attendrissante.
Par contre Royal, quel être abject ! J'ai beau avoir lu les romans, je ne sais plus quel sort lui est réservé, mais j'ose espérer qu'il n'est pas bon ! (un peu de torture? Ce serait appréciable.)
J'ai hâte de lire la suite, et je suis bien contente de reprendre cette aventure avec Syl :)
Cette lecture participe aux mondes imaginaires d'Aymeline, et voici pour vous la carte des six duchés :
samedi 3 décembre 2011
Les bannis et les proscrits tome 2 : Les foudres de la Sor'cière de James Clemens
Voilà, je viens à peine de finir le tome 2 de la saga des bannis et des proscrits, et je dois avouer que je m'y plonge de plus en plus avec plaisir !
Nous retrouvons dans ce tome Elena, et ses compagnons, qui après quelques temps passé dans un campement de montagnards, reprennent la route sous l'allure d'une troupe de cirque itinérante. Ils se dirigent vers Val'loa, la mythique cité. Mais évidemment, tout ne se passe pas comme prévu, et c'est une Horde et leur mère, une sorcière des marais, des jumeaux maléfiques, et bien d'autres dangers qu'ils devront affronter, ensemble, puis séparement.
Si le premier tome était une exposition des enjeux, et une présentation des personnages, avec le deuxième on entre dans un tourbillon d'action pure ! On y rencontre d'autres méchants, qui sont bien souvent de malheureux ayant été corrompus par le pouvoir sombre qui hante Alasea, de nouveaux personnages et créatures font leur entrée, notamment les Me'rai, (des sirènes, en gros), qui sont liés par un lien étrange avec les dragons de mer, on retrouve aussi le frère d'Elena, qui n'est pas si dépourvu de pouvoirs que l'on aurait pu le croire, certains se révèlent traîtres, d'autres deviennent des alliés inattendus. Bref, c'est foisonnant, riche d'un bestiaire et d'un imaginaire qui s'inspire de thème déjà existants pour mieux les faire revivre et les transformer.
Un très très bon moment, j'entame le tome trois dans la foulée!
Cette lecture participe au challenge d'Aymeline, puisque l'histoire se déroule donc dans le monde d'Alasea, qui est aussi bien montagneux, marécageux, et qui possède ses mers, ses plaines, et leur faune toute particulière. Le passage qui concerne justement les marécages nous fait découvrir des fleurs prédatrices, des créatures dangereuses, et un lieu qui allie à la fois magie et dangerosité. Bref, un voyage imaginaire !
Nous retrouvons dans ce tome Elena, et ses compagnons, qui après quelques temps passé dans un campement de montagnards, reprennent la route sous l'allure d'une troupe de cirque itinérante. Ils se dirigent vers Val'loa, la mythique cité. Mais évidemment, tout ne se passe pas comme prévu, et c'est une Horde et leur mère, une sorcière des marais, des jumeaux maléfiques, et bien d'autres dangers qu'ils devront affronter, ensemble, puis séparement.
Si le premier tome était une exposition des enjeux, et une présentation des personnages, avec le deuxième on entre dans un tourbillon d'action pure ! On y rencontre d'autres méchants, qui sont bien souvent de malheureux ayant été corrompus par le pouvoir sombre qui hante Alasea, de nouveaux personnages et créatures font leur entrée, notamment les Me'rai, (des sirènes, en gros), qui sont liés par un lien étrange avec les dragons de mer, on retrouve aussi le frère d'Elena, qui n'est pas si dépourvu de pouvoirs que l'on aurait pu le croire, certains se révèlent traîtres, d'autres deviennent des alliés inattendus. Bref, c'est foisonnant, riche d'un bestiaire et d'un imaginaire qui s'inspire de thème déjà existants pour mieux les faire revivre et les transformer.
Un très très bon moment, j'entame le tome trois dans la foulée!
Cette lecture participe au challenge d'Aymeline, puisque l'histoire se déroule donc dans le monde d'Alasea, qui est aussi bien montagneux, marécageux, et qui possède ses mers, ses plaines, et leur faune toute particulière. Le passage qui concerne justement les marécages nous fait découvrir des fleurs prédatrices, des créatures dangereuses, et un lieu qui allie à la fois magie et dangerosité. Bref, un voyage imaginaire !
mardi 29 novembre 2011
Les bannis et les proscrits tome 1 : Le feu de la sor'cière de James Clemens.
Cette lecture a été en réalité une relecture, parce que comme vous le savez peut être si vous me lisez depuis quelques temps, je suis un poisson rouge.
Donc, si j'ai lu les deux ou trois premiers tomes de la saga il y a déjà un certain temps, le temps que je les possède tous, j'avais tout oublié ou presque, et du coup, une flemme certaine de m'y remettre.
Ce qui est mal. C'est une très bonne histoire.
Mais d'abord, de quoi ça parle?
Tout commence par un acte désespéré réalisé par trois magiciens dont le pouvoir s'échappe, la création d'un grimoire. Lui seul pourra sauver leur monde, plus tard, même si cela veut dire qu'ils doivent se sacrifier.
Des centaines d'années plus tard, Elena, jeune paysanne, a ses premiers règles. Et avec ce passage obligé qui rend femme (enfin entendons nous, biologiquement parlant), sa main se teinte de rouge, et elle acquiert un étrange pouvoir. Si elle ne s'en rend pas compte sur le champ, c'est dans la fuite qui la mène sur d'étranges chemins, qu'elle prend conscience petit à petit de sa transformation. Dans la douleur et dans les flammes...
Ne vous fiez pas à mon résumé vague, l'histoire est carrément plus complexe, et dans ce premier tome, l'auteur distille savamment les enjeux, les tenants et les personnages qui formeront son histoire. Petit à petit, nous faisons connaissance avec eux, qu'ils soient du côté du bien, ou du moins, de ce qu'on pense être bons : Elena, E'rril, et les autres, qu'ils soient mauvais, tel le Golgotha, les skatums, et le mage noir, ou ambivalents, tel l'elphe Merryl.
La mythologie que nous dépeint James Clemens est poussée, amorcée par petites touches au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire, et si elle empreinte à un terreau classique, sait pourtant nous surprendre et éveiller notre curiosité.
Et puis il y a évidemment les toutes toutes premières pages du livre, dont je ne dévoilerais pas le contenu, mais dont je trouve le procédé très captateur d'attention et original. Bref, je vous conseille vivement de faire la connaissance d'Elena, et des autres :)
(et puis cinq tomes, franchement, c'est rien :D)
Edit : Et donc, même si je suis une terrible mauvaise élève, et que j'y ai pas pensé toute seule, cette lecture compte pour le challenge d'Aymeline. (le logo ne veut pas passer ce soir, je le rajouterais demain.)
Et j'essaierais de faire une petite notice sur le monde d'Elena quand j'aurais fini la saga, parce que pour l'instant à part dire qu'il y a des montagnards, donc des montagnes, j'ai pas grand chose à raconter ^^
Donc, si j'ai lu les deux ou trois premiers tomes de la saga il y a déjà un certain temps, le temps que je les possède tous, j'avais tout oublié ou presque, et du coup, une flemme certaine de m'y remettre.
Ce qui est mal. C'est une très bonne histoire.
Mais d'abord, de quoi ça parle?
Tout commence par un acte désespéré réalisé par trois magiciens dont le pouvoir s'échappe, la création d'un grimoire. Lui seul pourra sauver leur monde, plus tard, même si cela veut dire qu'ils doivent se sacrifier.
Des centaines d'années plus tard, Elena, jeune paysanne, a ses premiers règles. Et avec ce passage obligé qui rend femme (enfin entendons nous, biologiquement parlant), sa main se teinte de rouge, et elle acquiert un étrange pouvoir. Si elle ne s'en rend pas compte sur le champ, c'est dans la fuite qui la mène sur d'étranges chemins, qu'elle prend conscience petit à petit de sa transformation. Dans la douleur et dans les flammes...
Ne vous fiez pas à mon résumé vague, l'histoire est carrément plus complexe, et dans ce premier tome, l'auteur distille savamment les enjeux, les tenants et les personnages qui formeront son histoire. Petit à petit, nous faisons connaissance avec eux, qu'ils soient du côté du bien, ou du moins, de ce qu'on pense être bons : Elena, E'rril, et les autres, qu'ils soient mauvais, tel le Golgotha, les skatums, et le mage noir, ou ambivalents, tel l'elphe Merryl.
La mythologie que nous dépeint James Clemens est poussée, amorcée par petites touches au fur et à mesure de l'avancée de l'histoire, et si elle empreinte à un terreau classique, sait pourtant nous surprendre et éveiller notre curiosité.
Et puis il y a évidemment les toutes toutes premières pages du livre, dont je ne dévoilerais pas le contenu, mais dont je trouve le procédé très captateur d'attention et original. Bref, je vous conseille vivement de faire la connaissance d'Elena, et des autres :)
(et puis cinq tomes, franchement, c'est rien :D)
Edit : Et donc, même si je suis une terrible mauvaise élève, et que j'y ai pas pensé toute seule, cette lecture compte pour le challenge d'Aymeline. (le logo ne veut pas passer ce soir, je le rajouterais demain.)
Et j'essaierais de faire une petite notice sur le monde d'Elena quand j'aurais fini la saga, parce que pour l'instant à part dire qu'il y a des montagnards, donc des montagnes, j'ai pas grand chose à raconter ^^
jeudi 7 juillet 2011
Je m'habillerai de nuit
Miyards* ! Tiphaine Patraque est de retour!
Je viens de dévorer, comme à mon habitude, le dernier Pratchett.
Ce roman a beau se passer sur le Disque Monde, il ne fait pas partie des annales, mais bien de la série qui ne concerne que Tiphaine.
Tiphaine est une sorcière. Très jeune, elle a été (dans les tomes précédents) amenée à vivre des choses que bien des filles de son âge n'ont pas eu à affronter. Mais Tiphaine tiens bon. C'est une sorcière têtue, arrogante, bref, une vraie sorcière, comme dirait Mémé Ciredutemps.
Oui mais voilà, tout ne tourne pas rond dans le pays du Causse, pays de calcaire, où elle a son territoire. Voila que les gens se mettent à la craindre, à l'accuser de tous les mots, et même Raymond, qu'elle a jadis sauvé de la reine des fées, lui tourne le dos. Il est fiancé avec une autre (LE GUEUX !) Et voilà qu'on lui met sur le dos la mort du baron, un vol d'argent, et tous les maux de la terre.
Mais qu'est ce qui se passe? Evidemment, Tiphaine ne va pas se laisser faire et aidée de ses amis les Nac Mac Feegle, elle compte bien découvrir ce qui se trame, quitte à aller à Ank Morpok, s'il le faut.
Encore un roman excellent, Tiphaine est vraiment ma petite préférée parmi les personnages de Pratchett, et l'apparition de nombreux guests : Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg, Eskarina Lefèbre, la fameuse boutique et la propriétaire de la ligne Pipo (qui vous vend tout pour avoir l'air d'une sorcière, des fausses verrues aux vieux chaudrons), Angua, agent du guet un peu hors norme, et j'en passe...
J'ai ressenti une grosse bouffée de tristesse en fermant le livre, et en me disant que peut être... Peut être est-ce le dernier avec Tiphaine. Ce qui me rend très triste. Combien de Pratchett encore à lire? Pas autant que j'aimerais je pense.
Mais j'aurais toujours le loisir de les relire, ce qui n'est déjà pas si mal...
*Juron préféré des ch'tis hommes libres, les Nac Mac Feegle qui sont aussi buveurs que teigneux, mais qui ont un grand cœur, quand ils arrêtent de se bagarrer !
Je viens de dévorer, comme à mon habitude, le dernier Pratchett.
Ce roman a beau se passer sur le Disque Monde, il ne fait pas partie des annales, mais bien de la série qui ne concerne que Tiphaine.
Tiphaine est une sorcière. Très jeune, elle a été (dans les tomes précédents) amenée à vivre des choses que bien des filles de son âge n'ont pas eu à affronter. Mais Tiphaine tiens bon. C'est une sorcière têtue, arrogante, bref, une vraie sorcière, comme dirait Mémé Ciredutemps.
Oui mais voilà, tout ne tourne pas rond dans le pays du Causse, pays de calcaire, où elle a son territoire. Voila que les gens se mettent à la craindre, à l'accuser de tous les mots, et même Raymond, qu'elle a jadis sauvé de la reine des fées, lui tourne le dos. Il est fiancé avec une autre (LE GUEUX !) Et voilà qu'on lui met sur le dos la mort du baron, un vol d'argent, et tous les maux de la terre.
Mais qu'est ce qui se passe? Evidemment, Tiphaine ne va pas se laisser faire et aidée de ses amis les Nac Mac Feegle, elle compte bien découvrir ce qui se trame, quitte à aller à Ank Morpok, s'il le faut.
Encore un roman excellent, Tiphaine est vraiment ma petite préférée parmi les personnages de Pratchett, et l'apparition de nombreux guests : Mémé Ciredutemps, Nounou Ogg, Eskarina Lefèbre, la fameuse boutique et la propriétaire de la ligne Pipo (qui vous vend tout pour avoir l'air d'une sorcière, des fausses verrues aux vieux chaudrons), Angua, agent du guet un peu hors norme, et j'en passe...
J'ai ressenti une grosse bouffée de tristesse en fermant le livre, et en me disant que peut être... Peut être est-ce le dernier avec Tiphaine. Ce qui me rend très triste. Combien de Pratchett encore à lire? Pas autant que j'aimerais je pense.
Mais j'aurais toujours le loisir de les relire, ce qui n'est déjà pas si mal...
*Juron préféré des ch'tis hommes libres, les Nac Mac Feegle qui sont aussi buveurs que teigneux, mais qui ont un grand cœur, quand ils arrêtent de se bagarrer !
mardi 5 juillet 2011
Un tango du diable d'Hervé Jubert (tome 2 de la trilogie Morgenstern)
Dans ce tome nous retrouvons notre amie Roberta, la dynamique sorcière, qui vit une idylle avec le professeur Rosemonde. Martineau quant à lui, prend des cours pour devenir un sorcier, et craque sur Suzy Bowens, professeur de droit satanique et avocate. Tout va bien dans le meilleur des monde, et Roberta en viendrait à souhaiter un peu plus d'action. Et son voeu est exaucé, puisque vient à frapper de nouveau un énigmatique meurtrier, le Baron des brumes.
Et la voilà lancée de nouveau dans une enquête complexe, au fur et à mesure qu'elle s'éloigne de Martineau, qu'elle comprend de moins en moins.
Ce tome est plus sombre et complexe que le premier, même s'il garde ce rythme très soutenu qui me semble propre à Hervé Jubert. Morts multiples, deuil, références mythologiques, racisme, machinations politiques, boucs émissaires, les éléments abordés sont nombreux, et le sont en toutes délicatesse. On sent bien qu'après avoir posé son univers dans le tome , l'auteur va plus loin, cisèle les choses. Néanmoins le tout n'est pas dénué d'humour, et Roberta et ses fameuses gaines (qui se révèlent très utiles !), m'ont bien fait rire.
Une lecture encore bien agréable, fait en commun avec Aymeline, Scor et Syl.
(et encore une participation au challenge steampunk )
Et la voilà lancée de nouveau dans une enquête complexe, au fur et à mesure qu'elle s'éloigne de Martineau, qu'elle comprend de moins en moins.
Ce tome est plus sombre et complexe que le premier, même s'il garde ce rythme très soutenu qui me semble propre à Hervé Jubert. Morts multiples, deuil, références mythologiques, racisme, machinations politiques, boucs émissaires, les éléments abordés sont nombreux, et le sont en toutes délicatesse. On sent bien qu'après avoir posé son univers dans le tome , l'auteur va plus loin, cisèle les choses. Néanmoins le tout n'est pas dénué d'humour, et Roberta et ses fameuses gaines (qui se révèlent très utiles !), m'ont bien fait rire.
Une lecture encore bien agréable, fait en commun avec Aymeline, Scor et Syl.
(et encore une participation au challenge steampunk )
lundi 27 juin 2011
Le quadrille des Assassins d'Hervé Jubert.
Pour ma toute première lecture commune, avec Aymeline Syl et Scor, je commence fort, avec un roman que j'avais lu il y a quelques années, et dont je gardais un vague souvenir.
J'ai donc totalement redécouvert l'histoire. Dans un monde qui ressemble au nôtre mais pas tout à fait, nous découvrons Roberta, une pétulante sorcière qui travaille à la criminelle. Roberta n'est pas vraiment ce que l'on appeler l'héroïne "parfaite". Elle est ronde, ni jeune, ni vieille, aime tricoter, a un chat, un mainate, et porte des gaines "body perfect". Elle mène une vie plutôt calme depuis l'apparition des traqueurs, petits puces électroniques qui traquent les criminels. Jusqu'au jour où, alors qu'elle est en congé, elle est appelée d'urgence.
Et là, mes amis, ça démarre en fanfare ! Nous partons avec Roberta, et son nouvel équipier Martineau, un jeune huluberlu assez moderne comparé à notre héroïne, dans une ville historique.
Oui, imaginez, revivre dans le Londres Victorien, ou dans le Paris de Louis XIV, la Venise de Carpaccio, et j'en passe...
Et justement c'est à Londres que commence l'histoire. Avec un meurtre sanglant qui rappelle vite les crimes de Jack l'Eventreur... Et comme dans les villes historiques, les fameux traqueurs n'ont pas le droit d'exercer, il y a fort à faire !
Comme je m'en doutais un peu, j'ai de nouveau beaucoup aimé ce premier tome. Roberta est férocement drôle, on s'attache à Martineau, et l'auteur séduit par ses idées rafraîchissantes, une intrigue haletante et bien ficelée, sous fond de pacte avec le diable, et l'on a envie, nous aussi, de partir dans ces villes historiques, qui si elles sont de carton pâte, font tout de même bien envie.
L'avis de Syl, celui de Scor et enfin celui d'Aymeline.
Cette lecture participe au challenge Steampunk. La suite avec le tome 2, le 5 juillet !
J'ai donc totalement redécouvert l'histoire. Dans un monde qui ressemble au nôtre mais pas tout à fait, nous découvrons Roberta, une pétulante sorcière qui travaille à la criminelle. Roberta n'est pas vraiment ce que l'on appeler l'héroïne "parfaite". Elle est ronde, ni jeune, ni vieille, aime tricoter, a un chat, un mainate, et porte des gaines "body perfect". Elle mène une vie plutôt calme depuis l'apparition des traqueurs, petits puces électroniques qui traquent les criminels. Jusqu'au jour où, alors qu'elle est en congé, elle est appelée d'urgence.
Et là, mes amis, ça démarre en fanfare ! Nous partons avec Roberta, et son nouvel équipier Martineau, un jeune huluberlu assez moderne comparé à notre héroïne, dans une ville historique.
Oui, imaginez, revivre dans le Londres Victorien, ou dans le Paris de Louis XIV, la Venise de Carpaccio, et j'en passe...
Et justement c'est à Londres que commence l'histoire. Avec un meurtre sanglant qui rappelle vite les crimes de Jack l'Eventreur... Et comme dans les villes historiques, les fameux traqueurs n'ont pas le droit d'exercer, il y a fort à faire !
Comme je m'en doutais un peu, j'ai de nouveau beaucoup aimé ce premier tome. Roberta est férocement drôle, on s'attache à Martineau, et l'auteur séduit par ses idées rafraîchissantes, une intrigue haletante et bien ficelée, sous fond de pacte avec le diable, et l'on a envie, nous aussi, de partir dans ces villes historiques, qui si elles sont de carton pâte, font tout de même bien envie.
L'avis de Syl, celui de Scor et enfin celui d'Aymeline.
Cette lecture participe au challenge Steampunk. La suite avec le tome 2, le 5 juillet !
jeudi 16 juin 2011
Sans parler du chien de Connie Willis.
Encore une bonne surprise que cet ouvrage de Connie Willis, qui lui valut de remporter le prix Hugo du meilleur roman, et le prix Locus du meilleur roman de science-fiction entre autres.
Sans parler du chien (et pourtant on en parle !) parle avant tout de la fameuse potiche de l'évêque. Alors, quand on parle de potiche ce n'est pas sa jolie femme un peu stupide (comme l'action se passe au Royaume-Uni, cela aurait pu être possible), mais d'un bien affreux vase que notre héros est chargé de retrouver.
Et quel est donc son métier pour qu'il soit chargé d'une telle mission? Voyageur dans le temps, bien sûr.
Oui mais voilà, à force de faire des sauts répétés en 1940, notre voyageur en vient à souffrir de décalage temporel, et se retrouve exilé en 1888, en repos forcé. Il a tout de même comme mission délicate de ramener avec lui une chatte répondant au nom de Princesse Arjumand qui avait été ramené malencontreusement dans le futur, ce qui risquerait de créer un paradoxe temporel.
Oui mais voilà, notre malheureux héros, Ned Henry, va se retrouver au sein d'un imbroglio de malheureuses circonstances, et va devoir tout faire pour que la maîtresse de Princesse Arjumand épouse un homme dont le nom de famille commence par C, dont il ignore tout, afin d'empêcher toute faille dans le continuum espace temps.
Et là vous vous dites : Non mais elle nous raconte quoi ? C'est d'un compliqué son histoire !
Point du tout ! Férocement drôle, le roman de Connie Willis se savoure avec rapidité, et les quelques références et clin d’œil de l'auteur à des sujets aussi divers que Pierre de Lune de Wilkie Collins (on y dévoile la fin d'ailleurs, mais heureusement pour moi, mémoire de poisson rouge, j'ai déjà oublié !), à Agatha Christie, à Trois hommes dans un bateau, et j'en passe. De plus, l'atmosphère très victorienne m'a totalement séduite, ainsi que les personnages très variés. De la mère de la future madame C qui ne jure que par le spiritisme, à une autre voyageuse dans le temps qui séduit tout à fait notre héros, en passant par Baine, un très charmant domestique (lettré et au bon goût indéniable), en passant par Cyril, le fameux chien du titre, il y a largement de quoi ne pas s'ennuyer et passer un excellent moment de divertissement.
Et encore un roman découvert grâce au challenge steampunk !
Sans parler du chien (et pourtant on en parle !) parle avant tout de la fameuse potiche de l'évêque. Alors, quand on parle de potiche ce n'est pas sa jolie femme un peu stupide (comme l'action se passe au Royaume-Uni, cela aurait pu être possible), mais d'un bien affreux vase que notre héros est chargé de retrouver.
Et quel est donc son métier pour qu'il soit chargé d'une telle mission? Voyageur dans le temps, bien sûr.
Oui mais voilà, à force de faire des sauts répétés en 1940, notre voyageur en vient à souffrir de décalage temporel, et se retrouve exilé en 1888, en repos forcé. Il a tout de même comme mission délicate de ramener avec lui une chatte répondant au nom de Princesse Arjumand qui avait été ramené malencontreusement dans le futur, ce qui risquerait de créer un paradoxe temporel.
Oui mais voilà, notre malheureux héros, Ned Henry, va se retrouver au sein d'un imbroglio de malheureuses circonstances, et va devoir tout faire pour que la maîtresse de Princesse Arjumand épouse un homme dont le nom de famille commence par C, dont il ignore tout, afin d'empêcher toute faille dans le continuum espace temps.
Et là vous vous dites : Non mais elle nous raconte quoi ? C'est d'un compliqué son histoire !
Point du tout ! Férocement drôle, le roman de Connie Willis se savoure avec rapidité, et les quelques références et clin d’œil de l'auteur à des sujets aussi divers que Pierre de Lune de Wilkie Collins (on y dévoile la fin d'ailleurs, mais heureusement pour moi, mémoire de poisson rouge, j'ai déjà oublié !), à Agatha Christie, à Trois hommes dans un bateau, et j'en passe. De plus, l'atmosphère très victorienne m'a totalement séduite, ainsi que les personnages très variés. De la mère de la future madame C qui ne jure que par le spiritisme, à une autre voyageuse dans le temps qui séduit tout à fait notre héros, en passant par Baine, un très charmant domestique (lettré et au bon goût indéniable), en passant par Cyril, le fameux chien du titre, il y a largement de quoi ne pas s'ennuyer et passer un excellent moment de divertissement.
Et encore un roman découvert grâce au challenge steampunk !
mardi 14 juin 2011
Leviathan de Scott Westerfeld
Je n'avais aucune attente en prenant ce livre à la médiathèque, je l'avais juste noté parce qu'il était sur la liste fournie pour le challenge steampunk.
Je suis par ailleurs en train de lire le livre de l'intranquillité de Pessoa, et j'avais besoin de quelque chose à lire en même temps, donc je me suis dit, allons y!
Quelle découverte !
J'ai tout de suite été happée par ce livre. L'action se déroule à l'aube de la première guerre mondiale, mais dans un ailleurs qui n'est pas tout à fait ce que fut notre monde à cet époque là. On est dans le registre de l'uchronie.
On suit deux héros. Tout d'abord, Alek, autrichien, le fils de l'archiduc François Joseph et de Sophie, qui ne peut avoir aucune prétention future en tant qu'héritier puisque son père a fait un mariage qui n'est pas reconnu par ses pairs. Une mésalliance.
Alek se retrouve par une belle nuit arraché de son lit, et commence alors une fuite jusqu'en Suisse, tout en apprenant que ses parents sont morts.
Et l'on suit une jeune anglaise, Deryn, qui se fait passer pour un garçon pour pouvoir courir après son rêve : être dans l'aéronautique.
Plus qu'une opposition entre deux héros, qui a priori n'ont rien à avoir l'un avec l'autre, Leviathan raconte l'opposition entre des pays tournés vers les méchas (Autriche, Allemagne), et d'autres (le Royaume Uni), qui suivent l'enseignement de Darwin, qui a découvert comment "mêler le fil de vie" des espèces, et comment créer des animaux hybrides, servant de vaisseaux, d'armes, de trains... Ainsi, Deryn se retrouve à bord du fameux Leviathan, qui n'est autre qu'une sorte de baleine servant d'aéronef, qui est pourvue d'oxygène par les multiples créatures hybrides qui la constituent et la peuplent.
Comme ça, ça peut paraitre un peu compliqué, mais Scott Westerfeld explique très simplement les choses et nous embarque complètement dans son aventure. J'ai été happée de bout en bout. Je me suis beaucoup attachée à Deryn, qui fait tout pour passer pour un garçon, fait sembler de se raser, jure et parle mal, et à Alek, un peu perdu, qui se voit obligé de sortir brutalement du cocon dans lequel il a grandi, et qui passe d'adolescent très privilégié à fugitif hautement recherché.
Par contre, quand je suis arrivée à la fin, et que j'ai découvert (mais bon là c'est de ma faute hein!) que c'était le premier tome d'une saga, j'étais dégoûtée !!!!! Je vais devoir attendre jusque septembre pour savoir la suite de leurs aventures, ça va être dur dur !
Ah et en plus cherry on the cake, le livre est pourvu de très jolies illustrations. Ce qui ne gâche rien n'est ce pas? :)
Et ce livre participe au défi steampunk:
Je suis par ailleurs en train de lire le livre de l'intranquillité de Pessoa, et j'avais besoin de quelque chose à lire en même temps, donc je me suis dit, allons y!
Quelle découverte !
J'ai tout de suite été happée par ce livre. L'action se déroule à l'aube de la première guerre mondiale, mais dans un ailleurs qui n'est pas tout à fait ce que fut notre monde à cet époque là. On est dans le registre de l'uchronie.
On suit deux héros. Tout d'abord, Alek, autrichien, le fils de l'archiduc François Joseph et de Sophie, qui ne peut avoir aucune prétention future en tant qu'héritier puisque son père a fait un mariage qui n'est pas reconnu par ses pairs. Une mésalliance.
Alek se retrouve par une belle nuit arraché de son lit, et commence alors une fuite jusqu'en Suisse, tout en apprenant que ses parents sont morts.
Et l'on suit une jeune anglaise, Deryn, qui se fait passer pour un garçon pour pouvoir courir après son rêve : être dans l'aéronautique.
Plus qu'une opposition entre deux héros, qui a priori n'ont rien à avoir l'un avec l'autre, Leviathan raconte l'opposition entre des pays tournés vers les méchas (Autriche, Allemagne), et d'autres (le Royaume Uni), qui suivent l'enseignement de Darwin, qui a découvert comment "mêler le fil de vie" des espèces, et comment créer des animaux hybrides, servant de vaisseaux, d'armes, de trains... Ainsi, Deryn se retrouve à bord du fameux Leviathan, qui n'est autre qu'une sorte de baleine servant d'aéronef, qui est pourvue d'oxygène par les multiples créatures hybrides qui la constituent et la peuplent.
Comme ça, ça peut paraitre un peu compliqué, mais Scott Westerfeld explique très simplement les choses et nous embarque complètement dans son aventure. J'ai été happée de bout en bout. Je me suis beaucoup attachée à Deryn, qui fait tout pour passer pour un garçon, fait sembler de se raser, jure et parle mal, et à Alek, un peu perdu, qui se voit obligé de sortir brutalement du cocon dans lequel il a grandi, et qui passe d'adolescent très privilégié à fugitif hautement recherché.
Par contre, quand je suis arrivée à la fin, et que j'ai découvert (mais bon là c'est de ma faute hein!) que c'était le premier tome d'une saga, j'étais dégoûtée !!!!! Je vais devoir attendre jusque septembre pour savoir la suite de leurs aventures, ça va être dur dur !
Ah et en plus cherry on the cake, le livre est pourvu de très jolies illustrations. Ce qui ne gâche rien n'est ce pas? :)
Et ce livre participe au défi steampunk:
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mercredi 8 juin 2011
L'âge de diamant de Neal Stephenson.
L'âge de diamant ou le manuel illustré d'éducations pour jeunes filles (ça c'est du titre ! )
Je suis très très très très mitigée quant à ce livre. En gros, j'ai pas aimé. Enfin... Non, c'est plus complexe.
Je serais incapable de vraiment vous synthétiser l'histoire, aussi vous livrerais-je ce qui est inscrit sur la quatrième de couverture :
" Un monde de l'avenir bardé de nanotechnologies, d'univers virtuels, de réseaux neuronaux et d'intelligences qui s'efforcent d'être le plus artificiel possible.
Je suis très très très très mitigée quant à ce livre. En gros, j'ai pas aimé. Enfin... Non, c'est plus complexe.
Je serais incapable de vraiment vous synthétiser l'histoire, aussi vous livrerais-je ce qui est inscrit sur la quatrième de couverture :
" Un monde de l'avenir bardé de nanotechnologies, d'univers virtuels, de réseaux neuronaux et d'intelligences qui s'efforcent d'être le plus artificiel possible.
Une petite fille qui reçoit une éducation singulière grâce à un Livre Mentor qui raconte des histoires.
Et tout cela dans une Chine de l'avenir partagée entre les territoires des sectes, les enclaves des multinationales et les espaces électroniques."
Venons-en à mon avis. Pour moi le livre s'est scindé en deux. Les parties avec l'une des héroïnes, Nell, une des petites filles à recevoir le fameux manuel, et les autres. Les parties avec Nell sont très intéressantes, la gamine est attachante, les histoires que conte le livre sont formidables, contes derrière lesquels se cachent des enseignements, des leçons de vie. Tout ça, j'ai aimé.
Oui mais voilà, il y a le reste. De nombreuses explications sur la technologie du monde où vit Nell. Des disgressions à ce sujet, des passages entiers qui sont restés pour moi aussi énigmatiques que si j'avais lu une autre langue. Je m'accrochais, j'essayais de batailler pour comprendre, mais rien à faire. Trop c'est trop. J'apprécie l'effort de créer un univers cohérent, et je pense que sur d'autres personnes, l'histoire peut très bien fonctionner, mais moi, j'ai eu l'impression de me noyer. Je décrochais à chaque fois, je m'énervais, laissais le livre de côté, le reprenait. J'ai mis trois jours à livre un livre de poche qui ne fait que 630 pages, alors que la semaine dernière, je mettais deux jours, en me freinant, à lire plus de mille pages... C'est symptomatique. J'ai pourtant voulu persévérer et aller jusqu'au bout, et la fin m'a en plus laissée un peu sur ma faim justement.
C'est dommage, je pense que pour les amateurs du genre, ça doit être un très bon livre, et l'auteur a vraiment pris la peine de développer son monde, mais je n'ai pas été embarquée du tout.
vendredi 3 juin 2011
Game of Thrones la série, et intégrale tome 4 du livre.
Jeunes padawans, aujourd'hui, je vais vous parler de deux choses ! Parce que je ne peux pas dissocier la série du livre, je vais donc d'abord vous parler très brièvement de mon avis (ben oui sans faire de spoilers, c'est pas évident... ) sur le tome quatre intégral, puis de ma déception quant à la série.
Ce tome quatre est un peu bizarre. Enfin, disons, que l'on comprend tout quand on arrive à la fin, et qu'on lit le petit mot de l'auteur, qui nous explique que ce tome 4 devait être bien bien plus épais, mais que du coup, il serait quand même sorti en deux tomes, ce qui l'a obligé à le couper, et à réserver certains points de vue pour le tome 5. On est donc privés de certains personnages, et comme de par hasard, y'a forcément mes p'tits chouchoux dans l'histoire. Flûte.
Enfin, je vous rassure, ça reste ouah ! Déjà, parce que l'auteur nous entraîne où on ne pensait pas aller. Encore une fois, il a déjoué mes attentes, m'a roulé dans la farine vis à vis de certains personnages qui ne sont pas ce qu'ils paraissent être, et m'a encore laissée sur le séant, pour parler poliment. Les personnages que l'on suit depuis le début deviennent de plus en plus complexes, s'étoffent, leur passé se révèle, les rend plus attachants pour certains, plus détestables pour d'autres...
A chaque fois, je suis subjuguée.
Du coup, là je suis un peu en deuil, parce que le tome 5 n'est même pas encore sorti aux States, puisque l'auteur vient juste de le finir (d'ailleurs il donne des petits surnoms à ces ouvrages, je trouve ça absolument adorable. Le tome cinq s'appelait donc Kong, et "Kong is Dead" veut dire qu'il a fini de l'écrire... J'adore ce genre de petites anecdotes.) Alors certes, me direz vous, je pourrais le lire en anglais. Hé ben non, parce que je n'ai clairement pas le niveau là ! Il faudrait que je m'améliore énormément avant de pouvoir lire ce genre d'ouvrages et vu l'épaisseur, la tache est titanesque. De plus, il faudra attendre que l'intégrale tome 5 paraisse puisque les intégrales paraissent après les poches... Hé ben j'ai envie de dire, on est pas dans la merde mes amis ! (non parce que pour le maniaque des livres qui partage ma vie, une saga s'achète intégralement dans la même édition ! Sinon c'est pas joli dans la bibliothèque... Hé oui !)
Passons donc à la série.
Et là je vais commencer en disant : ô rage, ô désespoir...
Je suis très très embêtée avec cette série. Je vais commencer par les bonnes choses pour finir par les mauvaises.
Daenerys. J'aime vraiment ce qu'ils ont fait d'elle. Casting parfait, elle fait jeune, frêle, mais en même temps elle évolue comme elle doit le faire. Impeccable.
Jaime Lanister, le régicide. Bon moi, j'aime de plus en plus ce personnage, et là également le casting est très bon. L'acteur est charismatique, un brin provocateur, tout ce qu'il faut quoi ! (par contre faut qu'on m'explique où est son armure d'or? Mince quoi !)
Le face à face entre les deux frères, le Limier et la Montagne, est très bien fait. La haine est palpable, et les deux personnages très bien interprétés.
Ce tome quatre est un peu bizarre. Enfin, disons, que l'on comprend tout quand on arrive à la fin, et qu'on lit le petit mot de l'auteur, qui nous explique que ce tome 4 devait être bien bien plus épais, mais que du coup, il serait quand même sorti en deux tomes, ce qui l'a obligé à le couper, et à réserver certains points de vue pour le tome 5. On est donc privés de certains personnages, et comme de par hasard, y'a forcément mes p'tits chouchoux dans l'histoire. Flûte.
Enfin, je vous rassure, ça reste ouah ! Déjà, parce que l'auteur nous entraîne où on ne pensait pas aller. Encore une fois, il a déjoué mes attentes, m'a roulé dans la farine vis à vis de certains personnages qui ne sont pas ce qu'ils paraissent être, et m'a encore laissée sur le séant, pour parler poliment. Les personnages que l'on suit depuis le début deviennent de plus en plus complexes, s'étoffent, leur passé se révèle, les rend plus attachants pour certains, plus détestables pour d'autres...
A chaque fois, je suis subjuguée.
Du coup, là je suis un peu en deuil, parce que le tome 5 n'est même pas encore sorti aux States, puisque l'auteur vient juste de le finir (d'ailleurs il donne des petits surnoms à ces ouvrages, je trouve ça absolument adorable. Le tome cinq s'appelait donc Kong, et "Kong is Dead" veut dire qu'il a fini de l'écrire... J'adore ce genre de petites anecdotes.) Alors certes, me direz vous, je pourrais le lire en anglais. Hé ben non, parce que je n'ai clairement pas le niveau là ! Il faudrait que je m'améliore énormément avant de pouvoir lire ce genre d'ouvrages et vu l'épaisseur, la tache est titanesque. De plus, il faudra attendre que l'intégrale tome 5 paraisse puisque les intégrales paraissent après les poches... Hé ben j'ai envie de dire, on est pas dans la merde mes amis ! (non parce que pour le maniaque des livres qui partage ma vie, une saga s'achète intégralement dans la même édition ! Sinon c'est pas joli dans la bibliothèque... Hé oui !)
Passons donc à la série.
Et là je vais commencer en disant : ô rage, ô désespoir...
Je suis très très embêtée avec cette série. Je vais commencer par les bonnes choses pour finir par les mauvaises.
Daenerys. J'aime vraiment ce qu'ils ont fait d'elle. Casting parfait, elle fait jeune, frêle, mais en même temps elle évolue comme elle doit le faire. Impeccable.
Jaime Lanister, le régicide. Bon moi, j'aime de plus en plus ce personnage, et là également le casting est très bon. L'acteur est charismatique, un brin provocateur, tout ce qu'il faut quoi ! (par contre faut qu'on m'explique où est son armure d'or? Mince quoi !)
Le face à face entre les deux frères, le Limier et la Montagne, est très bien fait. La haine est palpable, et les deux personnages très bien interprétés.
Certains lieux, et surtout le Mur, sont très bien imaginés et retranscrits. J'aime beaucoup le lieu de culte que l'on aperçoit dans l'épisode 7. Très mystérieux, poétique et impressionnant à la fois. Toute la scène qui s'y déroule m'a beaucoup plu.
Alors oui, dans l'ensemble la série est plutôt fidèle aux livres, et il y a un réel travail de casting, de décor, d'effets spéciaux, derrière tout ça. Parfois, on est vraiment au summum de ce que doit être une adaptation. Mais parfois seulement parce qu'il y a quand même des petites choses qui ne vont pas du tout !
Passons donc à ce qui ne va pas !
Les scènes inventées sont parfois d'un ridicule incroyable ! Entre la scène au bordel avec Littlefinger, qui est vulgaire et inepte, les liens entre Cersei et Robert sont parfois décrits à l'inverse de ce qu'ils sont dans le livre et ça ça me dérange profondément, sans parler de certains spoilers de faits qui apparaissent très très tardivement dans les livres (je parle notament des relations Renly- Le chevalier aux fleurs, qui sont très très finement suggérées dans le livre, et jamais mise en avant de la sorte, et aussi tôt... )
D'autre scènes inventées ne servent à rien, celle avec Theon Greyjoy et de la sauvageonne par exemple.
J'ai eu parfois envie d'éteindre la télé, (magie du wifi, je regarde mes épisodes sur le grand écran :p), et de retourner à mon livre, tranquillement.
En bref, j'ai un sentiment de demi teinte et d'un peu d'amertume vis à vis de tout ça. On aurait pu faire une série grandiose des livres et on y est presque. Mais presque seulement. Dommage, avec un casting parfait à quelques exceptions près, (Joffrey, Ned [J'en arrive à trouver Sean Bean un peu mou du bulbe là !], Lysa la soeur de Catelyn)
Voilà, je pense que si vous n'avez pas lu les livres, c'est une série à voir à tout prix, mais par contre si vous êtes comme moi un peu difficile quant aux adaptations, il faut la voir avec énormément de recul. Et ce n'est pas évident !
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mercredi 1 juin 2011
Le trône de fer intégrale tome 3
Me revoilà à vous parler du trône de fer. Encore et encore ! Qui sait, peut être vous donnerais-je envie?
Je viens de lire 1149 pages quasiment d'une traite. Comme une personne n'ayant pas lus depuis des jours et des jours. Comme si le livre allait disparaître si je ne le lisais pas assez vite.
G.R.R Martin est de ces auteurs qui vous rendent accro. Mais complètement.
Dans cette lecture, j'ai enchaîné les pages, les mots, les phrases, en étant captivée de bout en bout. J'ai complètement changé d'avis à propos de certains personnages, j'ai détesté, eut pitié, eut peur, été effrayée. J'ai jubilé. Certaines choses que j'avais prévues se sont produites, d'autres au contraire m'ont laissé sans voix. Bluffée. Et j'en redemande.
Je ne vous parlerais pas de l'intrigue, si ce n'est pour vous dire qu'encore là, nous sommes dans le "jeu de trônes", et que la course au trône de fer est encore et toujours ouverte. Qui sera roi?
Morts, trahisons, retournement de situation, l'auteur nous embobine, nous dupe, nous accroche à l'intrigue et ne nous lâche jamais. Plus que jamais, j'ai l'impression de lire une oeuvre majeure de la fantasy. De celles qu'il faut lire. Parce que c'est brillant, bien écrit, terriblement adulte, que les personnages ne sont ni bons ni mauvais, qu'ils sont humains, dirigés par des choix qui leurs sont propres de la cupidité à l'instinct de survie, de l'honneur à la vengeance. Il n'y a pas de mal absolu, et les vrais ennemis, ceux qu'il faut craindre (ce que personne ou presque ne fait d'ailleurs tout occupé qu'ils sont à se tirer dans les pattes) n'apparaissent quasiment jamais.
Je pourrais vous parler des heures et des heures de ce tome, mais il faudrait vous en révéler l'intrigue, aussi ne le ferais-je pas.
Je retourne donc à mon tome quatre, que je viens de commencer avec grand plaisir et grande crainte, puisqu'après je vais me retrouver sans ma dose d'intrigues et que je me demande bien ce que je vais pouvoir lire après !
Je viens de lire 1149 pages quasiment d'une traite. Comme une personne n'ayant pas lus depuis des jours et des jours. Comme si le livre allait disparaître si je ne le lisais pas assez vite.
G.R.R Martin est de ces auteurs qui vous rendent accro. Mais complètement.
Dans cette lecture, j'ai enchaîné les pages, les mots, les phrases, en étant captivée de bout en bout. J'ai complètement changé d'avis à propos de certains personnages, j'ai détesté, eut pitié, eut peur, été effrayée. J'ai jubilé. Certaines choses que j'avais prévues se sont produites, d'autres au contraire m'ont laissé sans voix. Bluffée. Et j'en redemande.
Je ne vous parlerais pas de l'intrigue, si ce n'est pour vous dire qu'encore là, nous sommes dans le "jeu de trônes", et que la course au trône de fer est encore et toujours ouverte. Qui sera roi?
Morts, trahisons, retournement de situation, l'auteur nous embobine, nous dupe, nous accroche à l'intrigue et ne nous lâche jamais. Plus que jamais, j'ai l'impression de lire une oeuvre majeure de la fantasy. De celles qu'il faut lire. Parce que c'est brillant, bien écrit, terriblement adulte, que les personnages ne sont ni bons ni mauvais, qu'ils sont humains, dirigés par des choix qui leurs sont propres de la cupidité à l'instinct de survie, de l'honneur à la vengeance. Il n'y a pas de mal absolu, et les vrais ennemis, ceux qu'il faut craindre (ce que personne ou presque ne fait d'ailleurs tout occupé qu'ils sont à se tirer dans les pattes) n'apparaissent quasiment jamais.
Je pourrais vous parler des heures et des heures de ce tome, mais il faudrait vous en révéler l'intrigue, aussi ne le ferais-je pas.
Je retourne donc à mon tome quatre, que je viens de commencer avec grand plaisir et grande crainte, puisqu'après je vais me retrouver sans ma dose d'intrigues et que je me demande bien ce que je vais pouvoir lire après !
mercredi 25 mai 2011
Le retour du roi de J.R.R Tolkien
Attention cette chronique contient des spoilers.
Et voila... J'ai achevé de lire la trilogie, et me voilà un peu dépitée d'avoir quitté le monde de Tolkien.Mais je lui dit à bientôt, quand dans quelques temps ma mémoire de poisson rouge aura oublié des détails et que je serais o-bli-gée, ô rage, ô désespoir, de tout relire.
Dans ce tome, nous reprenons l'histoire avec la chevauchée de Gandalf et de Pippin (boulet de l'histoire, source de problèmes en tout genre et pourtant ô combien attachant) vers Minas Tirith. Avec Pippin, nous découvrons un nouveau peuple, brièvement entraperçu auparavant, et une cité magnifique, que dirige un intendant, depuis que les rois du Gondor ont sombré dans l'oubli. Denethor, intendant en titre, père de Faramir et du défunt Boromir est un homme dépassé par les événements, se raccrochant à un orgueil démesuré quant à sa tache, et dédaignant de reconnaître au fils qu'il lui reste, les qualités qui sont les siennes. Détestable donc.
La bataille va commencer, et au seuil de cela, c'est une mort assurée qu'attendent Pippin et Gandalf. Les feux d'alerte ont pourtant été allumés avant leur arrivée, mais nul signe des hommes du Rohan...
En parallèle nous suivons les rohirrims qui se préparent à l'ultime bataille, et Aragorn et ses amis qui semblent prendre un drôle de chemin, qui mène vers un ancien serment bafoué.
Frodon et Sam eux, continuent leur mission capitale.
Ce dernier tome est le point culminant de l'aventure et il fourmille de détails que j'adore. L'histoire d'amour entre Eowyn et Faramir, les moments de bravoure de Pippin ou de Merry, le doute qui plane jusqu'au bout, le courage de ses hommes dont la quête semble pourtant vouée à l'échec, et l'écriture de Tolkien, encore et toujours, si foisonnante, qui nous emmène en terre du Milieu et nous fait visiter tous les lieux décrits. Que j'eusse aimé voir fleurir l'arbre blanc et assister au couronnement d'Aragorn ! Replanter des arbres avec Sam, dans une Comté dévastée. Assister à la rencontre d'Eowyn et de Faramir, au départ de Bilbo et Frodon pour les havres gris...
Mais c'est la fin, alors je vous laisse avec une petite vidéo, qui contient un passage qui n'est certes pas présent dans le livre (a moins que mes yeux ne soient abusés par quelque sortilège copyright Legolas, dans un des films -Je suis une fan des adaptations, j'avoue), mais qui me donne envie d'aller combattre avec eux à chaque fois que je le voie.
Et voila... J'ai achevé de lire la trilogie, et me voilà un peu dépitée d'avoir quitté le monde de Tolkien.Mais je lui dit à bientôt, quand dans quelques temps ma mémoire de poisson rouge aura oublié des détails et que je serais o-bli-gée, ô rage, ô désespoir, de tout relire.
Dans ce tome, nous reprenons l'histoire avec la chevauchée de Gandalf et de Pippin (boulet de l'histoire, source de problèmes en tout genre et pourtant ô combien attachant) vers Minas Tirith. Avec Pippin, nous découvrons un nouveau peuple, brièvement entraperçu auparavant, et une cité magnifique, que dirige un intendant, depuis que les rois du Gondor ont sombré dans l'oubli. Denethor, intendant en titre, père de Faramir et du défunt Boromir est un homme dépassé par les événements, se raccrochant à un orgueil démesuré quant à sa tache, et dédaignant de reconnaître au fils qu'il lui reste, les qualités qui sont les siennes. Détestable donc.
La bataille va commencer, et au seuil de cela, c'est une mort assurée qu'attendent Pippin et Gandalf. Les feux d'alerte ont pourtant été allumés avant leur arrivée, mais nul signe des hommes du Rohan...
En parallèle nous suivons les rohirrims qui se préparent à l'ultime bataille, et Aragorn et ses amis qui semblent prendre un drôle de chemin, qui mène vers un ancien serment bafoué.
Frodon et Sam eux, continuent leur mission capitale.
Ce dernier tome est le point culminant de l'aventure et il fourmille de détails que j'adore. L'histoire d'amour entre Eowyn et Faramir, les moments de bravoure de Pippin ou de Merry, le doute qui plane jusqu'au bout, le courage de ses hommes dont la quête semble pourtant vouée à l'échec, et l'écriture de Tolkien, encore et toujours, si foisonnante, qui nous emmène en terre du Milieu et nous fait visiter tous les lieux décrits. Que j'eusse aimé voir fleurir l'arbre blanc et assister au couronnement d'Aragorn ! Replanter des arbres avec Sam, dans une Comté dévastée. Assister à la rencontre d'Eowyn et de Faramir, au départ de Bilbo et Frodon pour les havres gris...
Mais c'est la fin, alors je vous laisse avec une petite vidéo, qui contient un passage qui n'est certes pas présent dans le livre (a moins que mes yeux ne soient abusés par quelque sortilège copyright Legolas, dans un des films -Je suis une fan des adaptations, j'avoue), mais qui me donne envie d'aller combattre avec eux à chaque fois que je le voie.
jeudi 19 mai 2011
Les deux tours de J.R.R Tolkien
Dans ce deuxième tome, nous ne retrouvons pas tout de suite Frodon et Sam, mais nous commençons par suivre Aragorn, Legolas et Gimli, qui après la mort de Boromir, se lancent à la recherche de Merry et Pippin, prisonniers des Orques.
Les choses se mettent en place petit à petit , avec l’apparition de nouvelles intrigues, de nouveaux personnages et de nouveaux lieux. Les rohirrims font leur apparition, et à travers eux, on sent l’amour que devait porter Tolkien aux chevaux. On découvre également dans la mystérieuse forêt de Fangorn, le peuple oublié des Ents, les bergers des arbres, et Sylvebarbe, maître de Fangorn. Merry et Pippin trouve à ses côtés un peu de repos alors que la guerre commence et tandis qu’Aragorn, Legolas et Gimli retrouvent un vieil ami et combattent.
Apparaît aussi, discrètement, l’un de mes personnages préférés de cette saga. Eowyn, sœur d’Eomer et nièce de Théoden, roi du Rohan et des rohirrims. La pâle Eowyn, vierge guerrière qui aura son rôle à jouer avant la fin de l’histoire.
C’est cette partie là du livre que je préfère, sans que je sache vraiment pourquoi , les errances de Frodon et de Sam ont toujours eu moins d’intérêt pour moi. Peut être parce que je préfère toujours les seconds rôles aux héros ? Ou parce qu’ils semblent aller vers une perte certaine, et que l’espoir est moins présent dans leurs aventures ? Néanmoins, on rencontre tout de même Faramir, capitaine du Gondor, et bien différent et plus sage que son frère, Boromir. Faramir à l’air aussi sage qu’un Gandalf, comme le dira Sam.
Il y a quelque chose d’indéfiniment mélancolique dans ce deuxième tome. Comme si, quand l’espoir n’est plus qu’une infime lueur dans les ténèbres, l’on devait se retourner sur le passé, et réfléchir à ce que l’on a perdu. Le temps des elfes qui s’achève doucement, les hommes qui pensent à leurs gloires passées, et l’ombre du Mordor qui grandit. Que restera t-il de la terre du Milieu quand les grandes batailles auront été menées ?
Ce tome est un chant sombre et pourtant beau, avec ces personnages entêtés qui devant une fin presque inévitable, font face et combattent.
Et un petit extrait tout de même, avant de vous quitter et de commencer la lecture du troisième tome :
« Où sont maintenant le cheval et le cavalier ? Où est le cor qui sonnait ?
Où sont le heaume et le haubert, et les brillants cheveux flottants ?
Où sont la main sur la corde de la harpe et le grand feu rougeoyant ?
Où sont le printemps et la moisson et le blé haut croissant ?
Ils ont passé comme la pluie sur les montagnes, comme un vent dans les prairies ;
Les jours sont descendus à l’ouest dans l’ombre derrière les collines.
Qui recueillera la fumée du bois mort brûlant,
Ou verra les années fugitives de la Mer revenant ?
dimanche 15 mai 2011
La communauté de l'anneau de J.R.R Tolkien.
Si l'on veut entrer dans le monde de Tolkien, il faut entrer par la petite porte, et commencer par Bilbo. Déjà, parce que ce livre est le prélude à ce qu'est la saga du seigneur des anneaux, mais aussi, parce qu'il est le plus simple à comprendre.
Ici, on entre dans quelque chose de plus difficile. Que l'on ne se trompe pas sur mes propos, j'ai adoré ce livre, comme je l'avais adoré il y a quelques années. Néanmoins, la lecture est difficile. Il y a des livres que l'on se doit de prendre, puis de poser, d'oublier un peu quelques heures, et de reprendre. Pour comparer ça à de la cuisine, ce livre doit lever, se reposer, être pris et repris. Un peu comme quand on confectionne des croissants. Un travail en plusieurs étapes.
Aussi, me suis-je souvent arrêtée dans ma lecture de ce tome. Pour respirer, pour prendre le temps d'assimiler un peu. Le style de Tolkien est dense, foisonnant, les descriptions sont précises et abondantes, les personnages nombreux, et parfois ils ne font leur apparition qu'une fraction de seconde, et repartent aussi vite qu'ils sont venus. Ce premier tome, est la base de l'histoire. Là où les fondations sont posées. On y retrouve les hobbits, et une explication de leurs coutumes, et ce cher Bilbo, qui va fêter son anniversaire, et prend un repos mérité, en disparaissant de sa chère Comté. Il laisse à Frodon, son héritier et neveu, un bien lourd fardeau. L'anneau unique, recherché par Sauron, le seigneur maléfique, qui a envoyé neuf spectres à sa poursuite. Mais dans cette folle aventure qui commence, Frodon n'est pas seul, et si l'espoir de réussite est infime, il est néanmoins présent.
Si l'aventure est bien plus sombre que celle de Bilbo, il y a quelques petites notes lumineuses dans ce premier volume. Les poèmes et les chants, nombreux, les descriptions de splendeurs elfiques, l'apparition de Tom Bombadil, et la sensation d'être au début d'une grande aventure.
Certains vous diront que Tolkien n'a fait que reprendre certaines légendes nordiques, d'autres que son style est lourd et ennuyeux. Ce n'est pas ce que j'en retiens. S'il reprend des thèmes déjà existants, Tolkien les transcende, leur donne leurs armes de noblesse, les fait vibrer et resplendir, tout autour de ses langues qu'il a créé pendant toute une vie. Il est peintre, conteur et magicien des mots. Alors, certes, la lecture n'est pas facile, mais parfois, pour lire, il faut s'armer d'une patience qui sera récompensée à sa juste valeur, quand on posera le tome fini, les yeux pleins d'étoiles, et que l'on ne rêvera que d'une chose, de partir là bas, dans la terre du milieu, et de participer à une grande aventure.
Et je vous laisse avec la légende de Tinuviel, contée par Aragorn. ( Grand Pas, le rôdeur, l'héritier d'Isildur, mon petit préféré !)
Ici, on entre dans quelque chose de plus difficile. Que l'on ne se trompe pas sur mes propos, j'ai adoré ce livre, comme je l'avais adoré il y a quelques années. Néanmoins, la lecture est difficile. Il y a des livres que l'on se doit de prendre, puis de poser, d'oublier un peu quelques heures, et de reprendre. Pour comparer ça à de la cuisine, ce livre doit lever, se reposer, être pris et repris. Un peu comme quand on confectionne des croissants. Un travail en plusieurs étapes.
Aussi, me suis-je souvent arrêtée dans ma lecture de ce tome. Pour respirer, pour prendre le temps d'assimiler un peu. Le style de Tolkien est dense, foisonnant, les descriptions sont précises et abondantes, les personnages nombreux, et parfois ils ne font leur apparition qu'une fraction de seconde, et repartent aussi vite qu'ils sont venus. Ce premier tome, est la base de l'histoire. Là où les fondations sont posées. On y retrouve les hobbits, et une explication de leurs coutumes, et ce cher Bilbo, qui va fêter son anniversaire, et prend un repos mérité, en disparaissant de sa chère Comté. Il laisse à Frodon, son héritier et neveu, un bien lourd fardeau. L'anneau unique, recherché par Sauron, le seigneur maléfique, qui a envoyé neuf spectres à sa poursuite. Mais dans cette folle aventure qui commence, Frodon n'est pas seul, et si l'espoir de réussite est infime, il est néanmoins présent.
Si l'aventure est bien plus sombre que celle de Bilbo, il y a quelques petites notes lumineuses dans ce premier volume. Les poèmes et les chants, nombreux, les descriptions de splendeurs elfiques, l'apparition de Tom Bombadil, et la sensation d'être au début d'une grande aventure.
Certains vous diront que Tolkien n'a fait que reprendre certaines légendes nordiques, d'autres que son style est lourd et ennuyeux. Ce n'est pas ce que j'en retiens. S'il reprend des thèmes déjà existants, Tolkien les transcende, leur donne leurs armes de noblesse, les fait vibrer et resplendir, tout autour de ses langues qu'il a créé pendant toute une vie. Il est peintre, conteur et magicien des mots. Alors, certes, la lecture n'est pas facile, mais parfois, pour lire, il faut s'armer d'une patience qui sera récompensée à sa juste valeur, quand on posera le tome fini, les yeux pleins d'étoiles, et que l'on ne rêvera que d'une chose, de partir là bas, dans la terre du milieu, et de participer à une grande aventure.
Et je vous laisse avec la légende de Tinuviel, contée par Aragorn. ( Grand Pas, le rôdeur, l'héritier d'Isildur, mon petit préféré !)
Les feuilles étaient longues, l'herbe était verte,
Les ombelles de ciguë hautes et belles.
Et dans la clairière se voyait une lumière
D'étoiles dans l'ombre scintillant.
Là, dansait Tinuviel
Sur la musique d'un pipeau invisible,
Et la lumière des étoiles était dans ses cheveux,
Et dans ses vêtements miroitants.
Là, vint Beren des montagnes froides
Et, perdu, il erra sous les feuilles,
Et où roulait la Rivière des Elfes
Il marchait seul et affligé.
Il regarda au travers des feuilles de ciguë
Et vit, étonné, des fleurs d'or
Sur la mante et les manches de la vierge,
Et ses cheveux comme une ombre suivant.
L'enchantement ranima ses pieds las,
Sur les collines condamnés à errer ;
Il poussa en avant, fort et leste,
Voulant atteindre les rayons de lune étincelants.
Par le lacis des bois du Pays des Elfes
Elle s'enfuit, légère, sur ses pieds dansants
Et le laissa, solitaire, errer encore,
Dans la forêt silencieuse écoutant.
Il entendit là souvent le son flottant
De pieds aussi légers que la feuille de tilleul,
Ou la musique sourdre sous terre,
Dans les creux cachés trillant.
A présent flétries gisaient les feuilles de ciguë,
Et une à une avec un soupir
Tombaient, susurrantes, les feuilles de hêtre
Dans le bois hivernal agitées.
Il la cherchait toujours, errant au loin
Où les feuilles des années formaient un tapis épais,
A la lumière de la lune et au rayonnement des étoiles
Dans les cieux glacés frissonnant.
La mante de la vierge miroitait sous la lune
Comme sur un sommet élevé et lointain
Elle dansait, et à ses pieds était étendue
Une brume d'argent frémissant.
Quand l'hiver fut passé, elle revint,
Et son chant libéra le soudain printemps,
Comme l'alouette qui s'élève et la pluie qui tombe
Et l'eau fondante qui murmure.
Il vit les fleurs elfiques jaillir
A ses pieds, et de nouveau réconforté
Il brûla de danser et de chanter auprès d'elle
Sur l'herbe paisible.
De nouveau, elle s'enfuit, mais vivement il vint.
Tinuviel ! Tinuviel !
Il l'appela par son nom elfique,
Et alors elle s'arrêta, écoutant.
Un moment elle se tint là,
Et sa voix exerça un charme sur elle :
Beren vint, et le destin tomba sur Tinuviel
Qui dans ses bras s'abandonna, scintillante.
Comme Beren regardait dans les yeux de la vierge
Parmi les ombres de ses cheveux,
Il vit là scintiller comme en un miroir
La lumière tremblante des étoiles aux cieux.
La belle Tinuviel,
L'immortelle vierge à la sagesse elfique,
Sur lui répandit ses cheveux ombreux
Et l'enserra de ses bras semblables à l'argent miroitant
Longue fut la route que le destin leur traça,
Par-dessus les montagnes rocheuses, froides et grises,
Par des salles de fer et des portes obscures,
Et des forêts de nuit sans lendemain.
Les mers séparatrices entre eux s'étendirent,
Et pourtant enfin ils se retrouvèrent une fois de plus
Et, il y a longtemps, ils disparurent
Dans la forêt, chantant sans tristesse.
mercredi 11 mai 2011
Allez les mages de Terry Pratchett
Généralement, quand un nouveau tome du disque monde sort je me jette dessus avec hâte et fracas.
Ce n'était pas le cas ici, et j'ai même rechigné à lire ce tome.
Pourquoi? A cause d'un vilain préjugé. Je me suis dit qu'un tome parlant de football, même s'il s'agissait des annales du disque monde, n'allait pas me plaire.
Tss... Je mériterais des baffes parfois.
Hé bien, finalement j'avais tort, comme souvent quand je juge sans savoir.
L'idée de base est simple, Cogite Stitbon, mage devenu multitâche à l'université de l'Invisible, à force d'avoir pris tous les postes dont personne ne voulait, se rend compte que l'université va bientôt perdre sa subvention majeure si elle ne fait rien.
Et pour garder les sous qui permettent aux mages de s'empiffrer et d'avoir des plateaux de fromages indécents, il faut qu'ils se remettent à jouer au fouteballe. Et c'est le début d'une grande aventure, comme seul Pratchett sait les écrire.
On retrouve avec plaisir les mages habituels, de Mustrum Ridculle l'Archichancelier, au bibliothécaire simiesque (n'allez surtout pas parler de singe devant lui !) en passant par Cogite, et par le doyen devenu Archichancelier de l'université d'une autre ville, au grand dam de Mustrum qui trouve la chose fort peu plaisante. Vétérini n'est pas très loin, comme à chaque fois que l'action se passe à Ank Morpok, et est toujours au courant de tout, en parfait tyran débonnaire qu'il est.De nouveaux personnages font leur apparition, de Juliette ravissante et stupide en passe de devenir le premier mannequin de la ville, à Monsieur Daingue, un mystérieux homme au savoir encyclopédique, qui occupe un poste obscur à l'université de l'Invisible, où il s'occupe des coulures de bougies. Qui est-il vraiment? Il ne le sait pas lui même. Heureusement, Trevor Probable est là pour devenir son amie, et Glenda, cuisinière de nuit et imbattable pour les tourtes va le prendre sous son aile.
C'est un tome très agréable à lire comme à chaque fois, et le fouteballe n'est qu'un prétexte pour évoquer les thèmes chers à Pratchett. Changement d'une ville qui se modernise, différences raciales qui ne doivent pas être importante, et toujours sous couvert d'un humour bien particulier, on peut retrouver de petites réflexions intelligentes sur les tréfonds de l'âme humaine. Pratchett sait très bien dépeindre ses personnages, et ils sont toujours pleins de défauts, de bizarreries, qui font qu'on s'identifie à eux, qu'on les adopte immédiatement, et qu'on tombe sous le charme, comme à chaque fois.
Cet homme est un magicien. Pour réussir à me faire lire avec entrain quelque chose qui parle de sport (certes pas que !), il faut vraiment l'être !
jeudi 5 mai 2011
Bilbo le Hobbit de J.R.R Tolkien
Vous savez sans doute, si vous lisez de temps à autre mes élucubrations, que j'aime à relire des livres. Retrouver des bribes de souvenirs, se réapproprier une histoire.
Ici, je redécouvre un livre cher à mon coeur, offert par mon grand père paternel quand j'avais une dizaine d'années, peut être un peu moins. Mes grands parents ont contribué à faire de moi la lectrice que je suis aujourd'hui. A chaque vacances que j'allais y passer, je prenais le bus avec ma grand mère pour aller en ville, et nous nous arrêtions dans la même librairie. Je repartais toujours avec au moins un livre, et les yeux brillants.
Celui-ci fait donc exception, puisque c'est mon grand père qui fut à l'origine de l'achat, et il n'en est que plus précieux.
Je n'avais pas lu Bilbo depuis fort longtemps, l'avais-je relu au moment où je lus la trilogie du seigneur des anneaux? Je n'en suis même pas sûre. Aussi, avais-je beaucoup oublié de l'histoire, si ce n'est la rencontre Bilbo/ Gollum.
La traduction est plaisante, on ne parle pas de Bilbo Sacquet, mais bien de Bilbo Baggins, selon le nom originel. Il n'y a rien qui m'agace plus que la traduction des noms. Je préfère beaucoup un traducteur qui va faire une note de texte en expliquant le jeu de mots ou la référence, si elle existe, qui se rattache au nom du personnage, plutôt que la liberté prise de changer carrément les noms. Bref, parenthèse close !
On découvre donc Bilbo, un "hobbit". L'auteur explique qui sont les hobbits, et campe le caractère de Bilbo, qui est un hobbit des plus respectables, si ce n'est qu'il a hérité de sa mère, une fâcheuse tendance à pouvoir se révéler aventureux.
Entre en scène Gandalf, un magicien qui va entraîner contre son gré, le pauvre Bilbo, à s'engager comme voleur pour le compte d'une troupe de nains. Ils partent à l'aventure pour récupérer un trésor, gardé par un dragon ! Rien que ça !
Il y a quelque chose de très classique dans ce livre. Quand je dis classique, je pense à quelque chose qui renvoie aux légendes, aux archétypes fondamentaux qui les constituent. Les petites choses intangibles qui ajoutées les unes aux autres font d'une histoire un mythe. (Je citerais Galadriel dans le prologue de la communauté de l'anneau History became Legend. Legend became myth.)
Aussi l'on trouve un sentier qu'il faut à tout prix suivre, dans une forêt sombre et inquiétante, de l'eau qu'il ne faut surtout pas boire, des épées mystérieuses, des trolls qui se changent en pierre, des gobelins et des loups, des araignées à taille humaine, des elfes , parfois pas très coopératifs, des tonneaux qui servent de navire, et bien d'autres choses merveilleuses.
Si notre pauvre Bilbo passe par des moments bien sombres, le ton est souvent léger, humoristique, et l'auteur ne ménage pas son héros. Il le fait paraître parfois un peu ridicule, et en un sens, c'est un peu une quête initiatique que réalise Bilbo en partant à l'aventure avec les nains. Il en ressort plus grand, plus sage, et plus à même d'apprécier ce qui fait son quotidien.
Tolkien est un merveilleux conteur. En entrecoupant son récit de chansons, en mêlant à la trame principale mille petites anecdotes, aventures secondaires, personnages hauts en couleur et toujours un peu mystérieux, il arrive à capter notre attention et nous tenir dans ses filets jusqu'à la dernière page.
Et du coup, je pense que je vais direct continuer avec la trilogie du seigneur des anneaux, parce que j'ai envie de rester en terre du milieu !
lundi 21 mars 2011
Les incontournables fantasy
Rendons à César ce qui lui appartient, c'est grâce à George que je fais ce billet. Elle a fait il y a peu un billet sur un roman qui me tente par ailleurs et elle y confiait ses petits apriori en manière de littérature fantasy.Quelques échanges plus tard, me voilà à écrire ce billet.
(je fais un apparté pour dire que je suis ravie que Correspondances d'autrefois me fasse découvrir des blogs et des personnes, et que c'est déjà une grande réussite pour moi)
La fantasy, et le fantastique, ont toujours été des registres qui m'ont plu. Depuis enfant, et grâce à mon grand père qui m'a offert Bilbo le Hobbit, j'aime ces genres.
Comme dans toutes littérature il y a du bon et du mauvais. (Du moins de mon point de vue, certains ont adoré des romans qui me font pâlir d'effroi, et tant mieux pour eux aurais-je envie de dire dans mes phases de bonne humeur).
Pour aimer la fantasy, il faut aimer les trilogies et les cycles, et ne pas avoir peur de devoir lire plusieurs volumes. C'est là un fait qui peut m'énerver parfois, et qui me fait généralement attendre que tout soit écrit pour enfin commencer une série, pour ne pas risquer de finir énervée et frustrée à me demander quel sort atroce attend le héros.
Il faut aimer la magie. Oui parce que si vous n'aimez pas la magie, passez votre chemin, de la fantasy sans magie c'est assez rare (mais ça existe, néanmoins). On peut aller d'un brin de magie à un seau entier, mais il y a toujours un peu de magie quelque part.
Il faut être doté d'un peu d'imagination. Si on aime lire des choses rationnelles, on évitera la fantasy. La fantasy est un saut hors du temps, un voyage dans l'imaginaire. J'aime à lire des aventures que je n'aimerais pas vivre. Qu'on me donne une épée ou une baguette magique, et je serais particulièrement ennuyée, mais qu'on me mette un livre qui en parle dans les mains, je suis positivement ravie.
Mais laissons place aux classiques :
Je vais commencer par du connu, que dis-je, de l'incontournable. Tolkien est à la littérature fantastique ce que Balzac est à la littérature classique.
Le seigneur des anneaux est une trilogie incontournable. J'ai une grand admiration pour cet homme qui a passé sa vie à créer un monde cohérent, avec ses langages, sa cartographie, ses us et coutumes. Je ne me suis jamais lassée de lire les aventures d'Aragorn, Legolas, Merry, Pippin, et des autres. Certains diront que c'est trop compliqué, mais je ne trouve pas. C'est un univers vaste, et Tolkien est pointilleux. Je ne l'en trouve plus que remarquable. Chaque peuple qu'il évoque, même s'il reprend généralement des archétypes ( à part pour les hobbits) est admirablement retranscrit et amélioré.
-Les Annales du disque Monde. J'en ai déjà parlé ici, et même si cela n'a rien à avoir avec Tolkien, c'est également , pour moi, à ne pas manquer. La variété des personnages, les changements de registres, le ton parodique et irrévérencieux de cet écrivain cultivé qu'est Terry Pratchett, les nombreux clins d'oeil et références... On retrouve de temps à autre des personnages plus ou moins aimés, ma préférence allant à Vétérini, un tyran comme on en fait plus, à Vimaire, chef du guet ( police d'Ank Morpok, ville du disque monde), mais aussi au bibliothécaire de l'Université de l'invisible (où l'on forme des mages) qui est un orang outan suite à un accident magique, sans oublier Mémé Ciredutemps, sorcière des pieds au chapeau. Je pourrais aussi parler de la mort qui à l'occasion remplace le père porcher (le père noël) ou s'offre des vacances à faucher les blés et de sa petite fille Susanne, préceptrice qui a pour passe temps d'arranger les bêtises de son grand père.
- L'assassin Royal de Robin Hobb. Une saga très accessible, qui se lit et se dévore très vite. Le héros Fitz est bâtard d'un prince, et remarqué par son grand père (le roi donc), il est destiné à être assassin royal. Sa vie ne tient qu'à un fil, celui de son utilité. Machinations, complots, traitres et intrigues, on suit le destin de ce héros ballotté par l'infortune de sa naissance. Un classique !
-La trilogie du magicien noir de Trudi Canavan. Sonea, l'héroïne principale de ce roman, est une jeune fille qui a grandi dans les Taudis, quartier pauvres de la ville où elle est née. Dans son monde, la magie est contrôlée et est généralement réservée aux classes sociales les plus hautes. Les autres, ont leur enlève leurs pouvoirs la plupart du temps. Sonea ignore tout de ses pouvoirs jusqu'au jour où, lors de la rafle habituelle qui a pour but de chasser les pauvres hors de la ville, elle pratique sans s'en rendre compte un acte magique envers justement, un des magiciens présents. Commence alors une fuite pour la jeune fille qui n'a jamais voulu de ce pouvoir. Et puis bon, Akkharin, quel personnage ! (le sombre chef de la guilde des magiciens, qui cache de lourds secrets...)
-La belgariade de David Eddings. Malgré une propension évidente à vouloir que ses principaux personnages soient en couple, David Eddings est un auteur inévitable en fantasy. La belgariade, saga initiatique tourne autour du destin de Garion, jeune fermier apparemment tout à fait ordinaire. Oui mais voilà, rien n'est si simple. Le voila embarqué dans une quête qui relève presque du suicide avec des gens qui, s'ils les prenaient auparavant pour tante et pour grand père, se révèlent être bien autres. Un ennemi puissant, des adjuvants hauts en couleur, bref, encore un classique !
Le cycle d'Elric par Mickaël Moorcock. Là c'est du lourd, de l'incontournable. Elric est un anti héros. Il est albinos, n'a pas une santé des plus brillantes et est même carrément maladif (il ne tient que grâce à des drogues), est roi dès le début de la saga, a contrario de la majorité des récits initiatiques, et son épée Stormbringer, boit des âmes... Sombres, désenchantées mais diaboliquement bien écrites, les aventures d'Elric sont de celles qu'on n'oublie pas.
Le trône de fer de George R.R Martin. J'ai dérogé à ma règle en commençant cette saga non finie, et je ne l'ai jamais regretté. Loin des clichés (que j'aime pourtant), de la fantasy traditionnelle, on est ici dans des jeux de pouvoirs. (le titre en anglais, Game of Thrones, est lourd de sens.) Découpé en chapitres qui adoptent tous un point de vue différent, allant de Jon Snow bâtard de Lord Eddard Stark (seigneur de Winterfell, Main du Roi), à Daenerys Targaryen qui a treize ans se voit mariée par son frère à un seigneur de guerre dans le seul but de retrouver la légitimité de son trône en se voyant confier une armée, ou à Tyrion Lannister, nain à l'esprit vif et acide, qui lutte contre son dégoût de lui même. C'est une oeuvre pointilleuse, intelligente, qui vous embarque pour ne plus vous lâcher.
Il y a également les chroniques de Krondor et son héros Pug, Le lion de Macédoine de David Gemmel (de la fantasy oui, mais dans une Grèce antique et fictive), les dames du lac de Marion Zimmer Bradley (une réécriture du mythe Arthurien avec en personnage central Morgane), et tant d'autres. Il y a des livres majeurs, et d'autres qui font juste passer un bon moment.
C'est déjà beaucoup de livres, et de bons moments à passer.
Un autre jour je vous parlerais de choses un peu moins conventionnelles comme American Gods, ou De bons présages, ou encore de la trilogie Morgenstern. De la fantasy, mais plus urbaine, plus décalée, plus uchronique.
(je fais un apparté pour dire que je suis ravie que Correspondances d'autrefois me fasse découvrir des blogs et des personnes, et que c'est déjà une grande réussite pour moi)
(qui mieux que Gandalf illustré par John Howe pour mettre un peu de couleur dans cet article?)
La fantasy, et le fantastique, ont toujours été des registres qui m'ont plu. Depuis enfant, et grâce à mon grand père qui m'a offert Bilbo le Hobbit, j'aime ces genres.
Comme dans toutes littérature il y a du bon et du mauvais. (Du moins de mon point de vue, certains ont adoré des romans qui me font pâlir d'effroi, et tant mieux pour eux aurais-je envie de dire dans mes phases de bonne humeur).
Pour aimer la fantasy, il faut aimer les trilogies et les cycles, et ne pas avoir peur de devoir lire plusieurs volumes. C'est là un fait qui peut m'énerver parfois, et qui me fait généralement attendre que tout soit écrit pour enfin commencer une série, pour ne pas risquer de finir énervée et frustrée à me demander quel sort atroce attend le héros.
Il faut aimer la magie. Oui parce que si vous n'aimez pas la magie, passez votre chemin, de la fantasy sans magie c'est assez rare (mais ça existe, néanmoins). On peut aller d'un brin de magie à un seau entier, mais il y a toujours un peu de magie quelque part.
Il faut être doté d'un peu d'imagination. Si on aime lire des choses rationnelles, on évitera la fantasy. La fantasy est un saut hors du temps, un voyage dans l'imaginaire. J'aime à lire des aventures que je n'aimerais pas vivre. Qu'on me donne une épée ou une baguette magique, et je serais particulièrement ennuyée, mais qu'on me mette un livre qui en parle dans les mains, je suis positivement ravie.
Mais laissons place aux classiques :
Je vais commencer par du connu, que dis-je, de l'incontournable. Tolkien est à la littérature fantastique ce que Balzac est à la littérature classique.
Le seigneur des anneaux est une trilogie incontournable. J'ai une grand admiration pour cet homme qui a passé sa vie à créer un monde cohérent, avec ses langages, sa cartographie, ses us et coutumes. Je ne me suis jamais lassée de lire les aventures d'Aragorn, Legolas, Merry, Pippin, et des autres. Certains diront que c'est trop compliqué, mais je ne trouve pas. C'est un univers vaste, et Tolkien est pointilleux. Je ne l'en trouve plus que remarquable. Chaque peuple qu'il évoque, même s'il reprend généralement des archétypes ( à part pour les hobbits) est admirablement retranscrit et amélioré.
-Les Annales du disque Monde. J'en ai déjà parlé ici, et même si cela n'a rien à avoir avec Tolkien, c'est également , pour moi, à ne pas manquer. La variété des personnages, les changements de registres, le ton parodique et irrévérencieux de cet écrivain cultivé qu'est Terry Pratchett, les nombreux clins d'oeil et références... On retrouve de temps à autre des personnages plus ou moins aimés, ma préférence allant à Vétérini, un tyran comme on en fait plus, à Vimaire, chef du guet ( police d'Ank Morpok, ville du disque monde), mais aussi au bibliothécaire de l'Université de l'invisible (où l'on forme des mages) qui est un orang outan suite à un accident magique, sans oublier Mémé Ciredutemps, sorcière des pieds au chapeau. Je pourrais aussi parler de la mort qui à l'occasion remplace le père porcher (le père noël) ou s'offre des vacances à faucher les blés et de sa petite fille Susanne, préceptrice qui a pour passe temps d'arranger les bêtises de son grand père.
- L'assassin Royal de Robin Hobb. Une saga très accessible, qui se lit et se dévore très vite. Le héros Fitz est bâtard d'un prince, et remarqué par son grand père (le roi donc), il est destiné à être assassin royal. Sa vie ne tient qu'à un fil, celui de son utilité. Machinations, complots, traitres et intrigues, on suit le destin de ce héros ballotté par l'infortune de sa naissance. Un classique !
-La trilogie du magicien noir de Trudi Canavan. Sonea, l'héroïne principale de ce roman, est une jeune fille qui a grandi dans les Taudis, quartier pauvres de la ville où elle est née. Dans son monde, la magie est contrôlée et est généralement réservée aux classes sociales les plus hautes. Les autres, ont leur enlève leurs pouvoirs la plupart du temps. Sonea ignore tout de ses pouvoirs jusqu'au jour où, lors de la rafle habituelle qui a pour but de chasser les pauvres hors de la ville, elle pratique sans s'en rendre compte un acte magique envers justement, un des magiciens présents. Commence alors une fuite pour la jeune fille qui n'a jamais voulu de ce pouvoir. Et puis bon, Akkharin, quel personnage ! (le sombre chef de la guilde des magiciens, qui cache de lourds secrets...)
-La belgariade de David Eddings. Malgré une propension évidente à vouloir que ses principaux personnages soient en couple, David Eddings est un auteur inévitable en fantasy. La belgariade, saga initiatique tourne autour du destin de Garion, jeune fermier apparemment tout à fait ordinaire. Oui mais voilà, rien n'est si simple. Le voila embarqué dans une quête qui relève presque du suicide avec des gens qui, s'ils les prenaient auparavant pour tante et pour grand père, se révèlent être bien autres. Un ennemi puissant, des adjuvants hauts en couleur, bref, encore un classique !
Le cycle d'Elric par Mickaël Moorcock. Là c'est du lourd, de l'incontournable. Elric est un anti héros. Il est albinos, n'a pas une santé des plus brillantes et est même carrément maladif (il ne tient que grâce à des drogues), est roi dès le début de la saga, a contrario de la majorité des récits initiatiques, et son épée Stormbringer, boit des âmes... Sombres, désenchantées mais diaboliquement bien écrites, les aventures d'Elric sont de celles qu'on n'oublie pas.
Le trône de fer de George R.R Martin. J'ai dérogé à ma règle en commençant cette saga non finie, et je ne l'ai jamais regretté. Loin des clichés (que j'aime pourtant), de la fantasy traditionnelle, on est ici dans des jeux de pouvoirs. (le titre en anglais, Game of Thrones, est lourd de sens.) Découpé en chapitres qui adoptent tous un point de vue différent, allant de Jon Snow bâtard de Lord Eddard Stark (seigneur de Winterfell, Main du Roi), à Daenerys Targaryen qui a treize ans se voit mariée par son frère à un seigneur de guerre dans le seul but de retrouver la légitimité de son trône en se voyant confier une armée, ou à Tyrion Lannister, nain à l'esprit vif et acide, qui lutte contre son dégoût de lui même. C'est une oeuvre pointilleuse, intelligente, qui vous embarque pour ne plus vous lâcher.
Il y a également les chroniques de Krondor et son héros Pug, Le lion de Macédoine de David Gemmel (de la fantasy oui, mais dans une Grèce antique et fictive), les dames du lac de Marion Zimmer Bradley (une réécriture du mythe Arthurien avec en personnage central Morgane), et tant d'autres. Il y a des livres majeurs, et d'autres qui font juste passer un bon moment.
C'est déjà beaucoup de livres, et de bons moments à passer.
Un autre jour je vous parlerais de choses un peu moins conventionnelles comme American Gods, ou De bons présages, ou encore de la trilogie Morgenstern. De la fantasy, mais plus urbaine, plus décalée, plus uchronique.
vendredi 4 mars 2011
Mécomptes de fées de Terry Pratchett.
Quand je suis un peu stressée, j'ai besoin d'un bon thé, et de me replonger dans un livre déjà aimé. C'est ma façon à moi de me rassurer.
Du coup en ce moment, je renoue avec délices avec Terry Pratchett. Terry Pratchett est l'un de mes auteurs favoris depuis quelques années déjà, et comme c'est un auteur que j'ai en commun avec mon cher et tendre, c'est un petit plus non négligeable. Parce que quoi de plus agréable que de parler littérature avec quelqu'un d'autre?
(l'image est de l'illustrateur qui refait les couvertures de pocket, et ce talentueux monsieur a un blog ici )
Mécomptes de fées est le douzième livre des annales du Disque monde.
Si vous êtes étranger à ces fameuses annales, je vous fais un bref topo. Le disque monde est un monde plat, porté par quatre éléphants, eux mêmes juchés sur le dos d'une tortue, l'A-Tuin, qui parcourt l'immensité sans qu'on sache vraiment où elle va. Le disque monde, c'est une panoplie de personnages, qu'on retrouve de temps à autre, qui parfois se rencontrent, se croisent, s'affrontent, mais dont les aventures peuvent généralement se lire indépendament. On y croise généralement des mages, des agents du guet (police d'Ank Morpok, la ville majeure du livre qui est un personnage à elle toute seule), des vampires, des loups garous, des sorcières, des guildes de voleurs, mendiants, assassins, des dieux parfois... Tout un programme !
Donc ici, on suit les aventures de mes petites préférées, les sorcières (c'est leur deuxième aventure, même si l'une d'entre elle apparaît déjà en solitaire dans d'autres aventures). Ah, ne vous attendez pas à des sorcières sexys. Esméralda Ciredutemps, aka Mémé Ciredutemps est la cheftaine de ce trio peu commun. Elle a un regard d'acier, et est adepte de la tétologie. (en gros elle vous retourne le cerveau en un rien de temps et ferait manger un steak à un végétarien.) Nounou Ogg, est une sorcière mariée, fait rarissime, et dirige d'une main de fer une maisonnée remplie de belles filles corvéables à souhait (elle aime aussi faire des allusions osées). Et la dernière Magrat Goussedail, un peu excentrique, paumée en tant que jeune sorcière, adepte des accessoires inutiles et qui cherche sa place à l'ombre de ces deux vieilles au tempérament de feu.
Dans ce roman, Magrat vient à hériter d'une baguette de bonne fée, et se voit assigner la tâche d'aller aider sa "protégée" à l'autre bout du monde, quelque part dans une ville appelée Genua. Et comme la sorcière dont elle hérite était finaude, elle a bien précisé qu'elle ne voulait pas que Mémé et Nounou s'en mêlent. Forcément, les deux vieilles entrent dans la danse. Les voilà parties, à dos de balais, prête à conquérir le monde !
Au programme, parodie de contes de fées, avec une baguette qui transforme tout en citrouille, on y croise le méchant loup et le petit chaperon rouge, une cendrillon (braisillon !), un prince qui n'est qu'un crapaud transformé en humain et qui a gardé quelques petites choses de son ancienne apparence, une sorcière vaudou qui lit l'avenir dans le gombo, des références partout (aux avions, "sorci-air service", à Tolkien, avec un petit passage en hommage à Gollum, ou encore un zombie qui s'appelle Saturday et qui était baron...), un affrontement entre sœurs ennemies, de la magie, des situations désespérées...
C'est férocement drôle, les personnages sont géniaux tant ils sont têtus, bourrés de défauts et diablement attachants.
Je crois que je pourrais vous faire une liste de trois kilomètres sur pourquoi il faut lire ce roman, mais je vais m'arrêter là !
Ce que j'aime chez Pratchett, en général, c'est qu'il y a par moment, des petites choses que seuls les happy fews peuvent comprendre. Des petits détails qui vous font tilt, font appel à votre culture générale ou livresque, et vous font vous sentir particulièrement doués d'avoir trouvé la référence! (ça fait toujours plaisir non de se sentir cultivé?)
Du coup en ce moment, je renoue avec délices avec Terry Pratchett. Terry Pratchett est l'un de mes auteurs favoris depuis quelques années déjà, et comme c'est un auteur que j'ai en commun avec mon cher et tendre, c'est un petit plus non négligeable. Parce que quoi de plus agréable que de parler littérature avec quelqu'un d'autre?
(l'image est de l'illustrateur qui refait les couvertures de pocket, et ce talentueux monsieur a un blog ici )
Mécomptes de fées est le douzième livre des annales du Disque monde.
Si vous êtes étranger à ces fameuses annales, je vous fais un bref topo. Le disque monde est un monde plat, porté par quatre éléphants, eux mêmes juchés sur le dos d'une tortue, l'A-Tuin, qui parcourt l'immensité sans qu'on sache vraiment où elle va. Le disque monde, c'est une panoplie de personnages, qu'on retrouve de temps à autre, qui parfois se rencontrent, se croisent, s'affrontent, mais dont les aventures peuvent généralement se lire indépendament. On y croise généralement des mages, des agents du guet (police d'Ank Morpok, la ville majeure du livre qui est un personnage à elle toute seule), des vampires, des loups garous, des sorcières, des guildes de voleurs, mendiants, assassins, des dieux parfois... Tout un programme !
Donc ici, on suit les aventures de mes petites préférées, les sorcières (c'est leur deuxième aventure, même si l'une d'entre elle apparaît déjà en solitaire dans d'autres aventures). Ah, ne vous attendez pas à des sorcières sexys. Esméralda Ciredutemps, aka Mémé Ciredutemps est la cheftaine de ce trio peu commun. Elle a un regard d'acier, et est adepte de la tétologie. (en gros elle vous retourne le cerveau en un rien de temps et ferait manger un steak à un végétarien.) Nounou Ogg, est une sorcière mariée, fait rarissime, et dirige d'une main de fer une maisonnée remplie de belles filles corvéables à souhait (elle aime aussi faire des allusions osées). Et la dernière Magrat Goussedail, un peu excentrique, paumée en tant que jeune sorcière, adepte des accessoires inutiles et qui cherche sa place à l'ombre de ces deux vieilles au tempérament de feu.
Dans ce roman, Magrat vient à hériter d'une baguette de bonne fée, et se voit assigner la tâche d'aller aider sa "protégée" à l'autre bout du monde, quelque part dans une ville appelée Genua. Et comme la sorcière dont elle hérite était finaude, elle a bien précisé qu'elle ne voulait pas que Mémé et Nounou s'en mêlent. Forcément, les deux vieilles entrent dans la danse. Les voilà parties, à dos de balais, prête à conquérir le monde !
Au programme, parodie de contes de fées, avec une baguette qui transforme tout en citrouille, on y croise le méchant loup et le petit chaperon rouge, une cendrillon (braisillon !), un prince qui n'est qu'un crapaud transformé en humain et qui a gardé quelques petites choses de son ancienne apparence, une sorcière vaudou qui lit l'avenir dans le gombo, des références partout (aux avions, "sorci-air service", à Tolkien, avec un petit passage en hommage à Gollum, ou encore un zombie qui s'appelle Saturday et qui était baron...), un affrontement entre sœurs ennemies, de la magie, des situations désespérées...
C'est férocement drôle, les personnages sont géniaux tant ils sont têtus, bourrés de défauts et diablement attachants.
Je crois que je pourrais vous faire une liste de trois kilomètres sur pourquoi il faut lire ce roman, mais je vais m'arrêter là !
Ce que j'aime chez Pratchett, en général, c'est qu'il y a par moment, des petites choses que seuls les happy fews peuvent comprendre. Des petits détails qui vous font tilt, font appel à votre culture générale ou livresque, et vous font vous sentir particulièrement doués d'avoir trouvé la référence! (ça fait toujours plaisir non de se sentir cultivé?)
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