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vendredi 11 mars 2011
Les soeurs Grimm, détectives de contes de fées de Michael Buckley
Daphné et Sabrina n'ont pas une vie des plus agréables. Leurs parents ont disparu, et elles sont ballotées de famille d'accueil en famille d'accueil, les plus bizarres les unes que les autres. Oui mais voilà, au début du roman, les voilà envoyées chez leur grand mère. Relda Grimm. Leur grand mère? Pourtant, leurs parents leur ont toujours dit qu'elle était morte !
Drôle de grand mère d'ailleurs, un petit bout de femme aux joues roses, qui ne se sépare pas de son employé, Monsieur Canis, et dont la maison est emplie de livres. Et puis il y a cette pièce mystérieuse, qu'il ne faut pas ouvrir. Il s'en échappe des voix parfois. Et quand Daphné et Sabrina essayent de s'échapper de chez elle, voilà qu'elles sont attaquées par des lucioles ! Qu'est ce que c'est que cet endroit de fous?
Elles vont bientôt découvrir que la ville où elles vivent est pleine de surprises.
Premier tome d'une série, ce roman est un petit bijou. Les personnages sont plus mystérieux et attachants les uns que les autres, et on côtoie beaucoup de héros de contes de fées, qui pour une fois ne sont pas les héros. L'idée de base est excellente. Et si les contes de fées étaient en fait des récits historiques? Si le prince charmant était un homme avec un égo surdimensionné et qu'il était devenu maire? Et si les petits cochons étaient policiers? On croise aussi Puck, (Héros de Shakespeare), Ichabod Crâne (de la légende du cavalier sans tête), La belle et la Bête, un miroir magique. Les fées n'y sont pas si gentilles que ça, et le méchant loup est en fait pas si méchant. Un tapis volant, une baguette magique, des chaussures rouges qui emmènent où l'on veut, et une bonne dose de courage vont permettre aux héroïnes d'ajouter un chapitre à l'histoire des contes de fées.
Je lirais la suite des aventures de Daphné et Sabrina avec un grand plaisir !
vendredi 3 décembre 2010
Anne... La maison aux pignons verts de Lucy Maud Montgomery.
Je ne sais pas si c'est à cause du mois de décembre, ou si c'est parce que le temps me manque, mais j'ai envie de lectures simples et rassurantes en ce moment.
Je suis dans l'espèce d'état d'esprit que j'ai parfois qui me pousse à me replonger dans des œuvres déjà lues, déjà aimées, qui forcément, me réconforteront.
Et quoi de plus réconfortant que celui ci?
Ah ce livre, c'est tout un poème ! L'histoire de cette orpheline aux cheveux de feu et au tempérament fantasque, m'avait ravie quand j'étais plus jeune. Anne a l'imagination débordante, une proportion à se fourrer dans les ennuis les plus fous, mais est attendrissante, attachante, et entière.
L'histoire? Marilla et Matthew Cuthbert, soeur et frère vieillissant ensemble, ont décidé de faire venir un orphelin pour les aider à la ferme. Ils vivent dans un endroit reculé d'Avonlea, sur l'île du prince Edouard. Justement, une voisine doit aller chercher une petite fille dans un orphelinat. Ils la chargent de trouver un petit garçon pour eux. Oui mais voilà, quand le silencieux Matthew arrive à la gare pour récupérer le petit garçon, il se retrouve face à face avec une créature bavarde et virevoltante, au visage constellé de taches de rousseur. Anne.
Et finalement, Matthew, malgré ses mots rares, et son mutisme habituel, parvient à convaincre sa soeur de garder Anne.
Débute alors pour la jeune orpheline une adaptation dans ce monde qu'elle a tant rêvé. Elle a enfin un chez elle.
Plein de poésie, de rires, de descriptions oniriques et lyriques d'une nature si belle qu'elle ressemblerait à un eden, ce livre est un petit bijou. On suit sans détacher les yeux des lignes les aventures de cette âme rebelle, à la recherche "d'âmes soeurs", de rêve, qui embellit la réalité grâce à son imagination. Anne avec un e, parce qu'elle y tient, a un don pour se faire des amis, mais aussi pour se mettre à dos pas mal de gens à cause d'une maladresse certaine et d'un don pour les situations ubuesques. (Cheveux verts, gâteaux râtés, et j'en passe)
Mais elle n'est pas parfaite, et c'est ça qui la rend attachante. Elle déteste quiconque lui fait se souvenir qu'elle a des cheveux carottes, et c'est d'ailleurs ce qui provoque une certaine haine de sa part pour Gilbert, LE personnage masculin de l'histoire, âgé de deux ans de plus qu'Anne, qui pourtant, pourrait faire le plus merveilleux des amis pour elle. Oui mais voilà, Anne est fière. Trop !
Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce premier volume des aventures d'Anne (je les ais tous certains en français, datant de mon enfance, d'autres en anglais [et la lecture va être ardue, parce que les descriptions poussées de l'auteur en anglais, c'est pas de la tarte !], et j'ai hâte de lire ceux que je n'ai jamais lus.) (le roman a été publié en 1908, donc forcément, l'espèce d'idéal de jeunesse ne correspond pas du tout à ce qu'on a pu vivre enfant, mais c'est peut être ça qui rend la chose intéressante.)
Quelques citations, bien sûr (Je compléterais ultérieurement, j'ai pas le bouquin sous la main.)
" Au dessus de la tête des voyageurs, un long dais de fleurs exhalait de délicieux parfums. Sous les branchages le crépuscule pourpre faisait vibrer l'air, tandis qu'au loin, telle une grande rosace s'étoilant au fond de la nef d'une cathédrale, on discernait un pan de ciel illuminé par le soleil couchant."
"Du bout des doigts Anne expédia quelques baisers ailés au delà des fleurs de cerisier; puis la tête dans les mains, elle se laissa mollement glisser sur un océan de rêves éveillés."
"Et puis paf ! Anne assena un grand coup d'ardoise sur la tête de Gilbert, la brisant net -l'ardoise, non la tête- en deux morceaux."
"Les âmes soeurs ne sont pas aussi rares que je l'imaginais. C'est merveilleux de découvrir qu'il y en a autant dans le vaste monde."
Je suis dans l'espèce d'état d'esprit que j'ai parfois qui me pousse à me replonger dans des œuvres déjà lues, déjà aimées, qui forcément, me réconforteront.
Et quoi de plus réconfortant que celui ci?
Ah ce livre, c'est tout un poème ! L'histoire de cette orpheline aux cheveux de feu et au tempérament fantasque, m'avait ravie quand j'étais plus jeune. Anne a l'imagination débordante, une proportion à se fourrer dans les ennuis les plus fous, mais est attendrissante, attachante, et entière.
L'histoire? Marilla et Matthew Cuthbert, soeur et frère vieillissant ensemble, ont décidé de faire venir un orphelin pour les aider à la ferme. Ils vivent dans un endroit reculé d'Avonlea, sur l'île du prince Edouard. Justement, une voisine doit aller chercher une petite fille dans un orphelinat. Ils la chargent de trouver un petit garçon pour eux. Oui mais voilà, quand le silencieux Matthew arrive à la gare pour récupérer le petit garçon, il se retrouve face à face avec une créature bavarde et virevoltante, au visage constellé de taches de rousseur. Anne.
Et finalement, Matthew, malgré ses mots rares, et son mutisme habituel, parvient à convaincre sa soeur de garder Anne.
Débute alors pour la jeune orpheline une adaptation dans ce monde qu'elle a tant rêvé. Elle a enfin un chez elle.
Plein de poésie, de rires, de descriptions oniriques et lyriques d'une nature si belle qu'elle ressemblerait à un eden, ce livre est un petit bijou. On suit sans détacher les yeux des lignes les aventures de cette âme rebelle, à la recherche "d'âmes soeurs", de rêve, qui embellit la réalité grâce à son imagination. Anne avec un e, parce qu'elle y tient, a un don pour se faire des amis, mais aussi pour se mettre à dos pas mal de gens à cause d'une maladresse certaine et d'un don pour les situations ubuesques. (Cheveux verts, gâteaux râtés, et j'en passe)
Mais elle n'est pas parfaite, et c'est ça qui la rend attachante. Elle déteste quiconque lui fait se souvenir qu'elle a des cheveux carottes, et c'est d'ailleurs ce qui provoque une certaine haine de sa part pour Gilbert, LE personnage masculin de l'histoire, âgé de deux ans de plus qu'Anne, qui pourtant, pourrait faire le plus merveilleux des amis pour elle. Oui mais voilà, Anne est fière. Trop !
Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce premier volume des aventures d'Anne (je les ais tous certains en français, datant de mon enfance, d'autres en anglais [et la lecture va être ardue, parce que les descriptions poussées de l'auteur en anglais, c'est pas de la tarte !], et j'ai hâte de lire ceux que je n'ai jamais lus.) (le roman a été publié en 1908, donc forcément, l'espèce d'idéal de jeunesse ne correspond pas du tout à ce qu'on a pu vivre enfant, mais c'est peut être ça qui rend la chose intéressante.)
Quelques citations, bien sûr (Je compléterais ultérieurement, j'ai pas le bouquin sous la main.)
" Au dessus de la tête des voyageurs, un long dais de fleurs exhalait de délicieux parfums. Sous les branchages le crépuscule pourpre faisait vibrer l'air, tandis qu'au loin, telle une grande rosace s'étoilant au fond de la nef d'une cathédrale, on discernait un pan de ciel illuminé par le soleil couchant."
"Du bout des doigts Anne expédia quelques baisers ailés au delà des fleurs de cerisier; puis la tête dans les mains, elle se laissa mollement glisser sur un océan de rêves éveillés."
"Et puis paf ! Anne assena un grand coup d'ardoise sur la tête de Gilbert, la brisant net -l'ardoise, non la tête- en deux morceaux."
"Les âmes soeurs ne sont pas aussi rares que je l'imaginais. C'est merveilleux de découvrir qu'il y en a autant dans le vaste monde."
jeudi 18 novembre 2010
Harry Potter et moi... A long story. (Attention spoilers)
Ah Harry potter...
Je peux dire que j'ai grandi en même temps que lui, ou presque. J'ai du lire les premiers tomes à douze, treize ans, je me souviens en tout cas que j'attendais avec impatience la sortie du quatre, (voire même du trois, mais en poche.) Je les ai découverts au rayon jeunesse de la médiathèque où mes parents m'emmenaient à l'époque, et j'ai tout de suite adoré l'histoire. Depuis, je suis une fan inconditionnelle des livres. Ils ont des défauts, mais chaque livre a ses souvenirs. J'ai lié des amitiés grâce à eux, j'ai passé des nuits blanches, dont une mémorable, pour la sortie de l'ordre du Phénix, que j'ai lu chez une amie, alors que nous avions cours le lendemain. Je ne devais pas l'acheter de suite, et comme je voulais absolument le lire, je n'ai pas dormi.
Harry potter m'a fait pleurer, (Depuis le quatre ! La mort de Cedric, celle de Sirius, Celle de Dumbledore, et j'en passe.) Il m'a fait rêver (la magie, l'envie de recevoir une lettre pour aller à Hogwarts, d'avoir un hibou, de faire un tour en Nimbus 2000...), réfléchir aussi avec les mythes qu'il reprend, (la pierre philosophale et Nicolas Flamel, le concept d'immortalité, les sorts en latin...). J'ai même écrit d' honteuses fanfictions quand j'étais au lycée. J'ai dessiné les personnages pour mieux me les approprier, et j'ai fait lire à mes grands parents la saga, après leur avoir lu à voix haute un passage pour les convaincre. (fan absolue donc !)
Quand le premier film est sorti, je suis allée le voir en famille et avec une amie, et la journée m'a semblé magique. Je me souviens encore qu'il neigeait, (j'habitais à l'époque dans le Pas de Calais, alors en décembre, pensez vous...), et que j'étais ressortie avec des étoiles pleins les yeux. Voir sur petit écran un imaginaire que l'on garde au fond de soi, c'est magique.
J'ai lu le dernier livre en anglais, difficilement au départ, mais avec obstination, parce que je voulais savoir. Je n'aurais pas pu attendre plus. Longtemps au final, Harry potter a rythmé une partie de ma vie, au fil des attentes, des espoirs, des rires et des pleurs. Au fil de mon passage lent à l'âge adulte.
La première partie du dernier film va sortir, et même si je suis de moins en moins fan des adaptations cinématographiques, et qu'à bientôt vingt cinq ans, la gamine que j'étais est un peu calmée, cela va me faire bizarre. Une page va se tourner.
Mais je lirais Harry Potter à mes enfants quand j'en aurais.
Et je continuerais à mettre mon écharpe Serpentard l'hiver. (j'envisage même d'acheter celle de Serdaigle :p )
(sur l'image, vous aurez reconnu la lunaire Luna Lovegood, l'un de mes personnages préférés. Avec Rogue. Et McGonagall. Lupin aussi. Tonks également. Je crois que je vais replonger dans les livres sous peu)
Je peux dire que j'ai grandi en même temps que lui, ou presque. J'ai du lire les premiers tomes à douze, treize ans, je me souviens en tout cas que j'attendais avec impatience la sortie du quatre, (voire même du trois, mais en poche.) Je les ai découverts au rayon jeunesse de la médiathèque où mes parents m'emmenaient à l'époque, et j'ai tout de suite adoré l'histoire. Depuis, je suis une fan inconditionnelle des livres. Ils ont des défauts, mais chaque livre a ses souvenirs. J'ai lié des amitiés grâce à eux, j'ai passé des nuits blanches, dont une mémorable, pour la sortie de l'ordre du Phénix, que j'ai lu chez une amie, alors que nous avions cours le lendemain. Je ne devais pas l'acheter de suite, et comme je voulais absolument le lire, je n'ai pas dormi.
Harry potter m'a fait pleurer, (Depuis le quatre ! La mort de Cedric, celle de Sirius, Celle de Dumbledore, et j'en passe.) Il m'a fait rêver (la magie, l'envie de recevoir une lettre pour aller à Hogwarts, d'avoir un hibou, de faire un tour en Nimbus 2000...), réfléchir aussi avec les mythes qu'il reprend, (la pierre philosophale et Nicolas Flamel, le concept d'immortalité, les sorts en latin...). J'ai même écrit d' honteuses fanfictions quand j'étais au lycée. J'ai dessiné les personnages pour mieux me les approprier, et j'ai fait lire à mes grands parents la saga, après leur avoir lu à voix haute un passage pour les convaincre. (fan absolue donc !)
Quand le premier film est sorti, je suis allée le voir en famille et avec une amie, et la journée m'a semblé magique. Je me souviens encore qu'il neigeait, (j'habitais à l'époque dans le Pas de Calais, alors en décembre, pensez vous...), et que j'étais ressortie avec des étoiles pleins les yeux. Voir sur petit écran un imaginaire que l'on garde au fond de soi, c'est magique.
J'ai lu le dernier livre en anglais, difficilement au départ, mais avec obstination, parce que je voulais savoir. Je n'aurais pas pu attendre plus. Longtemps au final, Harry potter a rythmé une partie de ma vie, au fil des attentes, des espoirs, des rires et des pleurs. Au fil de mon passage lent à l'âge adulte.
La première partie du dernier film va sortir, et même si je suis de moins en moins fan des adaptations cinématographiques, et qu'à bientôt vingt cinq ans, la gamine que j'étais est un peu calmée, cela va me faire bizarre. Une page va se tourner.
Mais je lirais Harry Potter à mes enfants quand j'en aurais.
Et je continuerais à mettre mon écharpe Serpentard l'hiver. (j'envisage même d'acheter celle de Serdaigle :p )
(sur l'image, vous aurez reconnu la lunaire Luna Lovegood, l'un de mes personnages préférés. Avec Rogue. Et McGonagall. Lupin aussi. Tonks également. Je crois que je vais replonger dans les livres sous peu)
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