Dès le premier chapitre, nous voilà dans le bain. Une jolie fille dont les parents ont eu un destin cruel et se sont vus privés de leur fortune, un cavalier aussitôt amoureux, une prédiction par une bohémienne, et un prêcheur au delà de tous soupçons. Nous sommes bel et bien dans le roman gothique.
Si j'avais cru au départ ne lire que l'histoire du fameux Moine, le récit est en fait divisé en plusieurs parties, avec notamment la bien triste histoire d'Agnès et de Raymond, amoureux séparés, mais aussi celle de la Nonne sanglante, ou encore de Mathilde, déguisée en moinillon par amour du fameux Ambrosio, le moine de l'histoire.
Tout du début à la fin nous montre que nous sommes dans le pur style de ces romans qui faisaient frissonner les jeunes filles et dont on parlait souvent discrètement, comme des oeuvres scandaleusement choquantes.
Il y a de quoi quand même, un moine qui veut séduire une jeune fille...
Le personnage du moine est terriblement bien dépeint, ses tortures, sa faiblesse, son désir face à la pureté de la jeune Antonia, si innocente et frêle.
J'avais peur de trouver le style un peu trop pompeux et fleuri, mais finalement j'ai vraiment bien accroché à l'histoire, même si parfois les nombreux rebondissements, que je devinais bien souvent, m'ont fait plus sourire qu'autre chose. Je n'ai jamais eu peur, nous connaissons maintenant bien trop les ficelles de ce genre de roman, mais il est intéressant de lire un tel classique du genre, qui à une certaine époque était très en vogue, et très sulfureux !
Evidement il y a de la magie là dessous, des pactes avec le diable, du surnaturel, des fantômes, des disparitions et des morts qui n'en sont pas, tous les ingrédients sont réunis !
J'ai passé donc un très bon moment, captivée par cette multitude d'événements, et j'ai trouvé la fin plutôt conforme à ce à quoi je m'attendais, même si j'ai eu une petite surprise quant au rôle de Mathilde.
J'ai hâte de savoir ce qu'en ont pensé mes co-lectrices Ellcrys et Belle de nuit, j'espère que le livre leur aura plu autant qu'à moi ^^
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samedi 19 novembre 2011
lundi 12 octobre 2009
Hamlet, de William Shakespeare
Publié en 1603, et écrit par l'un des plus grands auteurs anglais, William Shakespeare. Même s'il y a parfois quelques doutes quand à Shakespeare, d'aucuns disant qu'on doit ses oeuvres à Francis Bacon, il reste un auteur marquant dans le monde entier. Qui ne connait pas la célèbre phrase "to be or not to be, that is the question?".
Sans parler des nombreux tableaux inspirés de ses oeuvres.
En voici deux, l'un de Thomas Lawrence, représentant une personne jouant Hamlet, et l'autre de John Everett Millais, représentant Ophélie.


Pour ce qui est de la pièce en elle même, Hamlet prince de Danemark, est l'une de ces oeuvres qu'on ne referme pas une fois qu'on en a entamé la lecture. C'est surtout quand Hamlet parle que j'ai ressenti cette chose imperceptible qu'on ressent quand on lit quelque chose de supérieur. La fluidité des mots, la richesse du vocabulaire et des phrases, la poésie qui s'en dégage, et l'entêtement de ce fils, qui comme pris d'une folie vengeresse perd tout pour aller au bout de sa vengeance.
Le personnage que je préfère est Ophélie, elle a quelque chose d'infiniment romantique et poétique. Elle est discrète, apparaît très peu, et elle paraît être la seule à être sensée dans ce royaume de Danemark. Les autres personnages paraîssent engoncés dans leurs rôles et dans leur vie. Le roi assassin est pris au piège, la reine paraît plus subir que vivre les événements, et la cour est suspendue au bon vouloir du roi.
Que dire du final, où tout le monde meurt ! Comme si dans la vengeance il n'y avait d'autre possibilité que la fin de tous !
Je termine en vous recommandant, évidemment, chaudement la lecture de cette oeuvre, si ce n'est pas déjà fait :)
Sans parler des nombreux tableaux inspirés de ses oeuvres.
En voici deux, l'un de Thomas Lawrence, représentant une personne jouant Hamlet, et l'autre de John Everett Millais, représentant Ophélie.


Pour ce qui est de la pièce en elle même, Hamlet prince de Danemark, est l'une de ces oeuvres qu'on ne referme pas une fois qu'on en a entamé la lecture. C'est surtout quand Hamlet parle que j'ai ressenti cette chose imperceptible qu'on ressent quand on lit quelque chose de supérieur. La fluidité des mots, la richesse du vocabulaire et des phrases, la poésie qui s'en dégage, et l'entêtement de ce fils, qui comme pris d'une folie vengeresse perd tout pour aller au bout de sa vengeance.
Le personnage que je préfère est Ophélie, elle a quelque chose d'infiniment romantique et poétique. Elle est discrète, apparaît très peu, et elle paraît être la seule à être sensée dans ce royaume de Danemark. Les autres personnages paraîssent engoncés dans leurs rôles et dans leur vie. Le roi assassin est pris au piège, la reine paraît plus subir que vivre les événements, et la cour est suspendue au bon vouloir du roi.
Que dire du final, où tout le monde meurt ! Comme si dans la vengeance il n'y avait d'autre possibilité que la fin de tous !
Je termine en vous recommandant, évidemment, chaudement la lecture de cette oeuvre, si ce n'est pas déjà fait :)
vendredi 2 octobre 2009
Possession d'A.S Byatt (roman 3 sur 207)
Possession est un roman publié en 1990 par Antonia Susan Byatt, auteur anglais. Ce roman a reçu Le booker Prize en 1990 et a été adapté au cinéma en 2002 par Neil Labute.
J'attendais beaucoup de ce livre qui m'apparaissait être pleins de trésors. Mais, parce qu'il y a un mais, c'est à mon sens indigeste. Attention, ceci est un avis personnel qui ne fait qu'engager ma modeste personne.
Le problème de possession est déjà les multiples voix qui prennent part au récit. Trop de point de vue pour que ce soit clair et agréable. On saute souvent d'un personnage à un autre. Deuxièmement il y a beaucoup d'extraits de poésie assez ... Riche et foisonnante dirais-je pour être apprécié quand il y en a trop.
Dommage pourtant le résumé m'avait interpellée et me plaisait beaucoup.
La découverte de lettres mystérieuses d'un poète (inventé) Randolph Henry Ash à une mystérieuse inconnue, et la recherche de la vérité par des passionnés.
Mais trop d'opulents détails, trop de poésie donc, trop de lettres de ci et de là, et quelque chose qui me fait avoir une nausée littéraire d'adjectifs et de descriptions.
Non, vraiment, ce roman n'a pas su éveiller en moi un quelconque intérêt.
Dommage.
J'attendais beaucoup de ce livre qui m'apparaissait être pleins de trésors. Mais, parce qu'il y a un mais, c'est à mon sens indigeste. Attention, ceci est un avis personnel qui ne fait qu'engager ma modeste personne.
Le problème de possession est déjà les multiples voix qui prennent part au récit. Trop de point de vue pour que ce soit clair et agréable. On saute souvent d'un personnage à un autre. Deuxièmement il y a beaucoup d'extraits de poésie assez ... Riche et foisonnante dirais-je pour être apprécié quand il y en a trop.
Dommage pourtant le résumé m'avait interpellée et me plaisait beaucoup.
La découverte de lettres mystérieuses d'un poète (inventé) Randolph Henry Ash à une mystérieuse inconnue, et la recherche de la vérité par des passionnés.
Mais trop d'opulents détails, trop de poésie donc, trop de lettres de ci et de là, et quelque chose qui me fait avoir une nausée littéraire d'adjectifs et de descriptions.
Non, vraiment, ce roman n'a pas su éveiller en moi un quelconque intérêt.
Dommage.
mardi 29 septembre 2009
La dame en blanc (2 ème livre sur 207)

Roman écrit par Wilkie Collins et publié en 1860. L'auteur est un contemporain de Charles Dickens qui paraît-il jalousait ses talents d'écrivain.
Ses romans étaient généralement des romans dits à sensation, précurseurs en quelque sorte de notre bon vieux thriller d'aujourd'hui.
La Dame en blanc est donc un roman à sensation. Ce qui frappe au premier abord est la structure même du roman. Il n'y a pas un narrateur, mais plusieurs ! En effet, le livre se présente comme un témoignage qui se veut le plus fidèle d'événements extraordinaires qui se sont produits, et donc dans ce soucis de coller à la réalité, ce sont les acteurs les plus proches des événements qui les racontent.
Au début de l'histoire le héros est le jeune Walter Hartright, professeur de dessin, qui se voit proposer une place à la campagne par le biais d'un ami fantasque à lui, un italien (aux traits très exagérés et presques clichés, mais peut être est-ce l'époque qui veut ça). La veille de son départ, après avoir fait ses adieux à sa mère et à sa soeur, il s'apprête à passer une dernière nuit à son domicile londonien quand il fait une étrange rencontre. Une dame vêtue tout de blanc, surgie de nulle part lui demande le chemin pour Londres. C'est là donc le début d'un mystère. (j'aime le côté dame blanche de cette apparition, même si je ne sais si les anglais ont cette légende commune avec nous?) Après l'avoir secourue, il fait le voyage jusqu'à son nouveau lieu de travail, chez Monsieur Fairlie, et à pour tâche de s'occuper d'enseigner le dessin à deux demoiselles, Mlle Laura Fairlie, la pupille de Monsieur Fairlie, et sa demi-soeur Marian Halcombe. Laura est étrangement le sosie de la dame en blanc, si ce n'est un air un peu différent.
Après avoir conté son aventure de la nuit précédent à Marian, au tempérament vif et hors du commun, le jeune professeur s'installe peu à peu dans une routine agréable, et finit par s'éprendre de la jolie Laura. Mais Laura est fiancée (évidemment), et ayant promis à son père (sur son lit de mort, bien sûr, nous sommes au 19ème siècle) d'épouser Sir Percival Gyde, notre héros doit la mort dans l'âme tenter de lutter contre son amour.
Laura reçoit une lettre d'une inconnue la suppliant de ne pas se marier avec Sir Gyde, car elle court un grand malheur.
Je ne raconterais toujours pas la suite du roman, ni les grands détails, et vous laisse vous faire une opinion.
Mais je recommande chaudement la lecture de ce livre. On croit vraiment assister à un procès avec les témoins qui racontent tout à tour leur version de l'histoire. Les méchants sont diaboliques et retords, les gentils admirables mais parfois faibles, à part Marian (qui a un physique ingrat, mais un tempérament de feu), et on lit d'une traite le gros pavé qu'est ce bouquin.
lundi 28 septembre 2009
Persuasion de Jane Austen (lecture 1 des 207)
J'ai dévoré ce livre (j'ai lu en cuisinant, en mangeant, bref je n'ai pas quitté le livre une fois commencé).
J'aime chez Jane Austen cette capacité à créer une atmosphère et à nous faire nous identifier à ses héroïnes. Anne est une femme en tout point admirable, un peu orgueilleuse parfois, mais juste ce qu'il faut, chaleureuse, aimante, peu regardante sur les défauts d'un entourage peuplé de gens plus égoïstes les uns que les autres. Son père est un archétype du noble imbu de sa personne, satisfait des restes d'une beauté qu'il croit intemporelle et qui ne vit que pour son titre et son rang. Sa soeur aînée Elisabeth est en tout point égale à son père qui n'a d'yeux que pour elle. Quand à Mary, sa cadette, la seule à être mariée, elle est hypocondriaque et centrée sur sa personne.
La seule personne favorable à Anne est Lady Russel, une veuve qui était autrefois l'amie proche de la mère défunte des trois sœurs. Elle même est régie par les convenances de la société et a parfois des jugements dictés seulement par les apparences.
Ajoutez à ce tableau premier des dettes importantes pour la famille qui les contraignent à louer leur château.
Et comme chez Jane Austen, l'amour est toujours dans les parages, l'amiral Croft, locataire du château a pour femme la soeur du Capitaine Wenworth, ancien fiancé d'Anne qui a du abandonner ses projets de mariage avec lui à cause du refus de son père et de ses proches.
Je n'en dirais pas plus sur l'intrigue, j'aimerais mieux que mon article donne envie de la découvrir.
On a encore une fois dans ce livre une galerie de personnages très bien dépeints, aux caractères bien souvent exécrables, chez Austen il y a toujours quelques uns de ces personnages qu'on aimerait avoir un destin tragique tant ils sont horribles.
Un très bon moment donc, comme à chaque fois avec cet auteur.
J'aime chez Jane Austen cette capacité à créer une atmosphère et à nous faire nous identifier à ses héroïnes. Anne est une femme en tout point admirable, un peu orgueilleuse parfois, mais juste ce qu'il faut, chaleureuse, aimante, peu regardante sur les défauts d'un entourage peuplé de gens plus égoïstes les uns que les autres. Son père est un archétype du noble imbu de sa personne, satisfait des restes d'une beauté qu'il croit intemporelle et qui ne vit que pour son titre et son rang. Sa soeur aînée Elisabeth est en tout point égale à son père qui n'a d'yeux que pour elle. Quand à Mary, sa cadette, la seule à être mariée, elle est hypocondriaque et centrée sur sa personne.
La seule personne favorable à Anne est Lady Russel, une veuve qui était autrefois l'amie proche de la mère défunte des trois sœurs. Elle même est régie par les convenances de la société et a parfois des jugements dictés seulement par les apparences.
Ajoutez à ce tableau premier des dettes importantes pour la famille qui les contraignent à louer leur château.
Et comme chez Jane Austen, l'amour est toujours dans les parages, l'amiral Croft, locataire du château a pour femme la soeur du Capitaine Wenworth, ancien fiancé d'Anne qui a du abandonner ses projets de mariage avec lui à cause du refus de son père et de ses proches.
Je n'en dirais pas plus sur l'intrigue, j'aimerais mieux que mon article donne envie de la découvrir.
On a encore une fois dans ce livre une galerie de personnages très bien dépeints, aux caractères bien souvent exécrables, chez Austen il y a toujours quelques uns de ces personnages qu'on aimerait avoir un destin tragique tant ils sont horribles.
Un très bon moment donc, comme à chaque fois avec cet auteur.
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