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lundi 30 janvier 2012

Dernier musée à Paris, Musée Nissim de Camondo

 
Ce qu'il y a de remarquable dans ce musée, c'est qu'il s'agit de la collection d'un père et de son fils qui ont passé leur vie à rassembler des objets du XVIIIème siècle. Les Camondo étaient une famille de banquiers juifs, et leur destin fut tragique. Le père Moïse, perdra son fils pendant la première guerre mondiale, ce qui le poussera à léguer sa collection et son hôtel aux Arts Décoratifs. Il mourra en 1935, tandis que sa fille Béatrice et le reste de la famille disparaîtront dans les camps.
Le destin parfois, est bien cruel...

Néanmoins, l’œuvre de ces deux hommes perdure, et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il s'agit là d'une collection superbe.

Place à la visite :



Ce qui m'a assez étonnée, c'est que pour une fois, nous puissions voir les cuisines, ainsi que l'office, et que la salle à manger des domestiques. Ça ça change !




  
Passons aux choses sérieuses, et préparez vous à être éblouis, car tout est superbe... Objets, tapisseries, boiseries, peintures, parquets, tapis, meubles... Raffinement et certes, un peu de surcharge, mais c'est si beau...

                  (charmantes les petites scènes de bergers et bergères non?)
                                        Reconstitution d'une table.  (le menu était GARGANTUESQUE !)
                    Couleur La Durée ? J'adore ce vert !
                               Un peu étrange la fontaine. Carpe chinoise?
                               (Les couleurs sont audacieuses non? Ce pistache et ce framboise...)

                                            Ah les bibliothèques ça envoie du rêve...


La salle de bain avait un ingénieux système de chauffe-serviette. La grande classe...
L'arrière de la maison vue par le parc Monceau.

J'espère que ces petites visites de Musées vous auront plu.  En tout cas ce fut le cas pour moi :)

lundi 23 janvier 2012

Beauté, Morale, et Volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde.

Si je suis allée à Paris, c'était avant tout pour cette fameuse exposition. Millais, Edward Burne-Jones, Dante Gabriel Rossetti, Leighton, sont des peintres que j'aime tout particulièrement, et l'occasion de voir leurs œuvres en vrai, était trop belle pour la manquer.

L'exposition était donc consacrée à l'Aesthetic Movement, vaste réunion d'artistes divers, aussi bien sculpteurs que peintres, décorateurs, poètes, tous dérangeants et ne trouvant pas leur place dans une société victorienne étouffante.
La recherche de la beauté prime, et il ne s'agit plus forcément de faire passer un message ou de raconter une histoire, mais plutôt d'être dans "l'art pour l'art".
Je n'ai pas le bagage nécessaire pour vous expliquer plus en profondeur ce mouvement, et il faudra qu'à l'avenir je tente d'en apprendre un peu plus à ce sujet, je me contenterais donc de vous montrer les œuvres que j'ai préféré, et que j'ai pu retrouver ça et là sur internet, et grâce au catalogue de l'exposition dont j'ai fait l'acquisition. (les photos étaient interdites à Orsay. [ce que je trouve regrettable.] )

                                        Edward Burne-Jones, le chant d'amour. 
                         Sainte Cécile, de John William Waterhouse. La volupté qui se dégage de cette figure endormie, et les détails délicats qui parsèment la peinture en font une œuvre époustouflante. (je n'en reviens toujours pas de l'avoir vue !)

                                       Une théière (ou son prototype?) s'amusant des genres... (par James Hadley)
                                            Un éventail exceptionnel  (Photo by Peter Macdiarmid/Getty Images Europe) 
                                         Tissot, Jeunes femmes regardant des objets japonais.
                                         Albert Moore, Solstice d'été (petite pensée à Syl, qui si je me souviens bien, a fort apprécié ce tableau)

                                            John Everett Millais, Esther. (peut être un de mes tableaux favoris de l'expo. La robe était tout simplement magnifique.)
                                                               Frederick Sandys, Délicat Printemps.
 
                                             Joseph Middleton Jopling, Portrait de femme vêtue à l'orientale. (Ah les couleurs de celui ci !)
                                                     William Blake Richmond, Mme Luke Ionides. (la boucle de la ceinture était plus que réaliste)
                                               Frederic Leighton, Mère et enfant, (Cerises). 
 
Je m'arrêterais là, de peur de finir par vous ennuyer, et vous engage à feuilleter le catalogue de l'exposition, si vous le croisez en librairie. (moi c'est devenu mon livre de chevet)                                              

 

dimanche 22 janvier 2012

Jour 2 : Versailles.

C'est par un jour ensoleillé que nous sommes allées, ma belle mère et moi, visiter Versailles. Cela faisait des années que je n'y avais pas mis les pieds, mis à part dans les jardins, et encore ça datait de cinq ou six ans, au moins. Je ne sais pas vraiment pourquoi, ce lieu a une importance toute particulière pour moi, et le redécouvrir un jour d'hiver fut une chose particulièrement agréable.
Il n'y avait pas trop de monde, sans doute parce qu'en plein hiver, le tourisme n'est pas forcément de mise. Alors nous avons plongé dans les dorures, les peintures, les meubles luxueux, et dans une autre époque, que l'on arrivait presque à imaginer, au détour d'une pièce, ou dans la contemplation d'un meuble.
Le problème à Versailles c'est de ne pas se cogner dans les murs, perdu dans la contemplation des plafonds... (j'avoue ça a failli m'arriver.)
 Il y a des détails partout, des L entrelacés aux blasons, et la fleur de lys, omniprésente.
Le plafond de la galerie des glaces, j'aurais aimé la prendre entièrement en photo, mais elle était remplie à craquer. 

Un paravent, (qui comme nous l'a dit notre guide, ne servait pas à se déshabiller à l'abri des regards, mais bien à se garder des courants d'airs ^^)
La chambre de la reine. (ah, quelle classe...)


                                       Marie Antoinette et ses enfants. (l'époque de l'insouciance?)
                                            Une petite pause déjeuner, avant de repartir faire la visite de parties fermées et visibles seulement avec guide. (honnêtement, cela vaut le coup, rien qu'une fois, de se laisser tenter)

                                                  Une horloge qui non seulement indiquait l'heure, mais en plus la position de la lune, la date, et enfin la position des planètes. Merveilleux non?

                                     Secrétaire à cylindre, avec médaillon en porcelaine de Sèvres, et petit tiroir sur le côté, qui permettait aux serviteurs de recharger l'encrier sans ouvrir le meuble en lui même, qui contenait des secrets d'état ! (mes photos sont parfois sombres, mais le flash était interdit)

                                                         Le paradis sur terre, non?

Et je vous quitterais avec mon cher Louis, (XIV, le seul, l'unique!)