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mercredi 25 janvier 2012

Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles de Gyles Brandeth.

"Des jésuites tubistes ! Loué soit le seigneur !"

Imaginez donc que vous êtes plongé dans l'Angleterre victorienne, et que le narrateur, un peu Dr Watson, n'est autre qu'un très bon ami d'un certain Oscar. Oui, Oscar Wilde. Et quand le fameux Oscar trouve un corps sans vie, disposé en une mise en scène macabre, il entraine son ami Robert, (le narrateur donc), dans une quête de la vérité. Qui a assassiné le jeune Billy Wood? Qui a fait disparaître son corps?

Si je m'attendais à aimer ce roman, bien que j'avais légèrement peur d'être déçue, le résultat était bien à la hauteur, et même plus. Dans un style remarquablement vivant, fleuri, et parfois presque pictural, l'auteur fait vivre pour nous le grand écrivain et personnage que fut Oscar Wilde. Nous côtoyons avec plaisir d'autres personnalités, tel qu'Arthur Conan Doyle, ou encore, bien que brièvement, Millais.
Ici Wilde apparaît comme un fin observateur, un hédoniste brillant, qui ,s'il avoue volontiers procrastiner, a le don de subjuguer quiconque le rencontre. Il y a une scène du livre où le narrateur décrit le comportement des gens face à Wilde, tous pendus à ses lèvres, tous conscients de croiser un génie, même le plus petit chien...
Quant au narrateur, il est délicieusement naïf, juvénile, et me ferait un peu penser à un joyeux mélange entre le capitaine Hastings et le Dr Watson, saupoudré d'un peu de poète maudit.

Bref, une découverte superbe, avec un dénouement auquel je ne m'attendais pas mais alors pas du tout!!! Je suis restée comme Robert, sans doute, la mâchoire béante et j'ai même laissé échapper un "non" sonore.

C'était une lecture commune du trio de choc, et j'ai hâte de savoir ce que Syl et Aymeline en auront pensé !

lundi 7 novembre 2011

Intrigue à l'anglaise d'Adrien Goetz


Il y a des livres qui vous surprennent, vous déroutent, et vous emprisonnent, comme ça, sans que vous sachiez le pourquoi du comment. Je n'aurais jamais je pense, pris ce livre à la bibliothèque. Mais mon fidèle chevalier, garde malade exemplaire, ayant accepté la lourde mission de me ravitailler en livres, m'a ramené cette drôle d'histoire. En lisant la quatrième de couverture, j'ai eu une moue dubitative, et puis, j'ai fini par me lancer. Et finalement, il a bien choisi !

Concrètement, qu'est ce que ça raconte? L'histoire de Pénélope, jeune diplômée qui est nommée adjointe conservatrice à Bayeux. Pénélope est surtout férue d’Égyptologie, et voit cette nomination comme une punition terrible. Néanmoins, elle est bien obligée, et même si la rencontre de Solange, la conservatrice du musée de la tapisserie de Bayeux, achève de la convaincre qu'elle va passer trois années atroces, elle accepte le sort comme elle peut. Elle est loin de se douter qu'elle met le pied dans une drôle d'histoire, à bases de fragments de tapisserie qui réapparaissent, d'agressions et même d'un meurtre macabre (des yeux conservés dans des verres durex ! Horreur !), avec l'apparition en filigrane de la princesse Diana, et de sa mort.

Vous haussez peut être un sourcil en lisant mon résumé, et je peux comprendre. Dit comme ça, ça paraît bizarre. Mais en réalité, on se laisse complètement happer par l'intrigue, et Pénélope, malgré son côté très parisienne bornée, finit par nous séduire. Et que dire de Wandrille, son "amoureux", qui n'hésite pas à tester le point de Bayeux et à broder... Il y aussi Pierre, journaliste local, qu'elle tient sous son charme. Et surtout, il y a la tapisserie. La tapisserie de la reine Mathilde. L'histoire de la conquête normande. Vaste programme, et oeuvre fascinante s'il en est. Et puis, l'histoire de cette œuvre aussi, de l'intérêt de Bonaparte pour elle, ou des Nazis pendant la seconde guerre mondiale.
En plus, cela m'a donné envie d'aller à Bayeux :)

samedi 8 octobre 2011

Jane Austen à Scargrave Manor de Stephanie Barron

J'aime Jane Austen. Et encore plus depuis que je connais le blog d'Alice, ma comparse de Correspondances d'autrefois, qui est la tentatrice par excellence à ce sujet, et qui est également une source d'informations inépuisable.
Alors forcément, imaginer Jane Austen "détective", ça ne pouvait que me donner envie.
Concrètement, nous suivons dans Jane, qui aux alentours de Noël, séjourne chez une bonne amie, Isobel, récemment mariée avec Lord Scargrave, plus âgée qu'elle. Notre chère romancière se remet d'une déconvenue, après avoir successivement accepté une demande en mariage, puis l'avoir repoussée, le tout en vingt quatre heures. Elle espère donc trouver un peu de distraction et de réconfort, loin des siens.
Oui mais voilà, le mari d'Isobel est assassiné, et bientôt l'amie de Jane se retrouve en bien fâcheuse posture. Et qui d'autre pour dénouer les fils de cette complexe affaire, que Miss Austen?

Si l'on peut dire que l'intérêt du roman n'est pas Jane Austen en elle même, qui finalement est crédible sans l'être, car un peu trop fade et légère dans certaines de ses réactions, l'intrigue est savamment menée.
Ce qui m'a finalement le plus plu, c'est l'atmosphère, la fresque de l'époque, la peinture de moeurs qui étaient bien différentes des nôtres. L'auteur sait s'y prendre pour nous faire plonger dans un autre temps, évoquer subtilement la condition des femmes, les problèmes d'héritage et d'honneur, et de politique.
J'ai beaucoup apprécié de retrouver quelques petites allusions (je ne sais pas si je les ai imaginées ou non?) à certains personnages de Jane Austen, que ce soit l'héritier de Scargrave, très Darcy pour son côté fier et ombrageux, ou Fanny, la cousine d'Isobel, et une scène très Sense and Sensibility dans une serre, bref, de petites touches subtiles, mais qui m'ont bien amusée.
Je lirais la suite (surtout que j'ai quelques tomes !) avec grand plaisir !

Vous pouvez lire l'avis d'Alice, ici, elle est plus mitigée.

vendredi 23 septembre 2011

Rituel de Mo Hayder.

Port de Bristol. Une main tranchée est retrouvée, et l'on s'aperçoit vite qu'elle n'appartient pas à un noyé. Flea Marley, chef plongeuse de la police, ne parvient pas à retrouver le reste du corps. Pourquoi a t-on retrouvé là cette main, et surtout, à qui appartient-elle? Doit-on chercher un cadavre ou un vivant? Jack Caffery, récemment muté, et Fléa, vont devoir s'associer pour découvrir la sombre vérité.

Âmes sensibles s'abstenir, Rituel, comme tous les livres de Mo Hayder, est sombre. Les personnages sont tous plus paumés les uns que les autres, même et surtout chez les enquêteurs, de Fléa qui a perdu ses parents dans un accident et qui ne fait pas le deuil, à Jack, toujours hanté par son petit frère. Ils partagent tous les deux une attirance pour la mort presque inquiétante. Deux écorchés vifs, deux âmes en peine.
Et ce n'est pas pendant leur enquête qu'ils vont trouver un peu de lumière, ils plongent dans un monde inconnu de magie, et de superstitions africaines, dans un traffic de sang, de parties de corps humain, et dans une affaire qui les dépasse. Comment comprendre ce qui n'est pas notre culture? Comment arriver à dénuer la superstition de la réalité, le fantasme du vrai?
C'est une enquête dure, un livre qui glace le sang, mais qui se lit paradoxalement très bien, et plutôt vite. A réserver aux amateurs du genre :)

mardi 13 septembre 2011

Le Chuchoteur de Donato Carrisi.

Mila est experte en disparition. A sa façon, elle parvient à résoudre des situations inextricables. Et quand elle est envoyée rejoindre le temps d'une enquête l'équipe de spécialistes de tueurs en séries de Goran Gavilla, elle se retrouve bientôt dans une affaire qui les dépasse tous. Et l'horreur commence...

Si j'ai globalement aimé ce polar dont l'intrigue est intéressante, pas convenue ni galvaudée, et surtout originale (et je ne vous parle même pas du cliffangher, du twist de fin qui m'a fait dresser les cheveux sur la tête). Oui mais...

Le gros gros problème de ce livre c'est qu'à force de trop vouloir entrecroiser les intrigues, on y perd un peu en lisibilité et en légèreté. Enfin légèreté, entendons nous bien, dans un livre de ce genre on est pas dans la petite maison dans la prairie, mais ça n'empêche pas le récit d'être fluide. Un savant mélange entre complexité et simplicité. Ce qui n'est pas le cas ici.
Outre ce problème de liant qui n'est pas fatal à l'histoire mais qui l'alourdit, il y aussi un problème de personnages. Je ne me suis absolument pas attachée à Milla. Et pourtant, elle a une histoire, un passé, de lourds bagages, et du coup, le pathos aurait du fonctionner. Mais la façon dont c'est amené fait qu'on reste un peu sur le bord de la route. J'ai vraiment eu l'impression d'être une spectatrice distante, de regarder les choses de très loin. Ce qui est bien dommage et enlève à l'horreur de l'intrigue. J'aurais voulu frissonner, être écoeurée, blêmir, bref tout ce que ce genre de littérature me fait habituellement.

C'est très dommage, et du coup ce qui aurait pu être un très bon livre se perdra pour moi dans la masse des autres que j'ai déjà lu, et je le regrette, parce qu'il avait le potentiel d'être excellent. Là, il est juste... Moyen on va dire. C'est bien, mais c'est pas transcendant.

Évidemment, ceci est un avis personnel, je sais qu'énormément de gens ont adoré.

lundi 29 août 2011

L'enfant allemand de Camilla Lackberg



Je l'avais souhaité, c'est arrivé, nous voilà sur les traces du passé de la mère d'Erika et d'Anna, à chercher à comprendre le pourquoi des fameuses découvertes du grenier.
Un insigne nazi, un vêtement de bébé taché de sang. Mais avec cela Erika a également retrouvé des journaux intimes ayant appartenu à sa mère, et  alors qu'elle doit écrire un de ces récits inspirés de faits divers, elle se retrouve emportée par le tourbillon du passé. L'homme à qui elle avait confié l'insigne nazi, pour recherches, est retrouvé assassiné.
Le congé parental de Patrik et la dead line à laquelle elle doit rendre son livre ne les empêcheront pas de vouloir savoir à tout prix la vérité.
Et c'est une autre personne qu'Erika découvre. Sa mère, changée, humaine, adolescente, capable de sentiments. Elle a l'impression de lire les journaux d'une toute autre personne. Mais que lui est-il arrivé pour que plus tard elle devienne si froide?

Une belle enquête sur les secrets de la guerre, sur les secrets de famille, avec toujours en toile de fond les histoires quotidiennes de ce couple qui s'aime et qui réalise jour après jour que c'est dur d'être parents, et que l'amour s'entretient avec concessions et réflexion. Les personnages secondaires sont toujours aussi intéressants, et suivre leur évolution au fil des tomes devient de plus en plus agréable.

Bref, toujours aussi fan !

jeudi 25 août 2011

L'oiseau de mauvaise augure de Camilla Lackberg

A chaque fois que je lis un nouvel opus de cet auteur, j'ai un peu peur d'être déçue. Comme quand on retrouve de vieux amis, et qu'on appréhende qu'ils aient changé, que l'alchimie ne prenne plus.

Mais encore une fois, je me suis laissée emporter.

La ville de Tanumshede est en ébullition. Elle doit accueillir une télé-réalité, ce qui devrait booster le tourisme. Du coup, notre cher policier Patrik, qui doit prochainement se marier avec Erika, a du pain sur la planche. Surtout qu'une femme vient d'être retrouvée morte, et que ce qui avait l'air d'un accident prend une tournure suspecte.

Comme d'ordinaire, nous retrouvons l'entrecroisement entre passé et présent qui fait la marque de Camilla Läckberg, et la galerie de personnages qu'il fait bon voir évoluer. D'Anna, la soeur d'Erika, qui essaye de se reconstruire, aux collègues de Patrik (il y a une nouvelle d'ailleurs !), et à son fabuleux chef, qui décidément est le ressort comique de l'histoire et à qui il arrive toujours des choses inattendues. (J'oserais presque, et je dis bien presque, m'attacher à lui)
J'aime tout particulièrement cette façon de gérer le quotidien d'Erika en l'entremêlant à l'enquête que poursuit son mari, tout en nous tenant en haleine, en nous distillant peu à peu des informations, et en continuant à nous surprendre à chaque dénouement. Les mystères planent, sont doucement résolus, jusqu'à la fin, qui nous fait nous dire, vivement le prochain tome, on veut savoir !

Terriblement addictifs donc ces romans, et j'ai hâte d'en lire un peu plus sur la mère d'Erika, et sur la découverte que notre héroïne a fait dans le grenier. Qu'est ce qui se cache derrière cet insigne allemand? Et ce vêtement de bébé? Mystère...

mardi 23 août 2011

L'homme aux cercles bleus de Fred Vargas



Il est étrange de voir à quel point on peut se faire des idées sur tout et n'importe quoi. Fred Vargas, je n'étais pas vraiment tentée. Voire pas du tout en réalité. Je m'imaginais quelque chose de très noir et moderne, aux phrases courtes, percutantes, bref, non, je n'avais pas envie.
Et puis quand même...

Tout bon roman policier a besoin d'un enquêteur non? Un  qui sera différent, unique en son genre, et que l'on aura envie de suivre. Ici, nous avons Adamsberg. Personnage lunaire s'il en est, silencieux, crayonnant imperturbablement, beau à sa manière, bluffant, intuitif, bref, un homme qui mérite déjà à lui tout seul la lecture du livre. Et puis il y a cette enquête, autour d'une personne qui trace des cercles bleus faisant prisonniers des objets divers. Ils se mettent à fleurir dans Paris. Alors que sont-ils? Des installations artistiques, l'oeuvre d'un maniaque, d'un déséquilibré? Puis un jour, dans un des cercles, un cadavre...
La galerie de personnages que nous offre Vargas est variée, foisonnante, même si l'on se cantonne à un nombre limités de personnages importants. De l'océanologue, Mathilde, qui est liée avec Adamsberg d'une façon que l'on aurait pas cru, et qui est d'une bizarrerie terriblement attachante, à Danglard, un policier déboussolé par les drôles de méthode d'Adamsberg.
Une découverte qui est à l'image du roman, inattendue et surprenante.




"Voilà pourquoi elle suit les autres dans la rue. Pour faire le plein de battements et de torsions, battements de cils, torsions de coudes, avant d’aller lancer sa solitude en défi à l’immensité."

vendredi 19 août 2011

La justice de l'inconscient de Frank Tallis.

Quand il s'agit de lire un policier, j'aime autant qu'il soit historique, ou qu'il y ait au moins un petit lien avec le passé... J'apprécie les plus modernes, mais une évasion dans le temps procure toujours un je ne sais quoi en plus.
Ici, nous avons affaire à deux héros viennois, au début du XXème siècle, Max Liebermann, un psychiatre adepte de Freud et qui lutte avec une hiérarchie peut compréhensive et adepte de théories obsolètes, et Oskar Rheinhardt, inspecteur, chanteur lyrique à ses heures perdues.
Tout commence un jour de pluie, où Oskar "vole" le cab que son ami allait prendre. Il se rend sur une scène de crime peu commune. La victime, une spirite, semble s'être suicidée par balle à première vue, mais l'arme est introuvable. Le problème, c'est que si c'est bien un meurtre, la porte était close, et les volets également. Mystère...
L'assassin se trouve sans doute parmi le cercle des adeptes de Charlotte Lowenstein, mais qui? Le serrurier timide? Le duc ténébreux? L'artiste désargenté? Ou les autres?

Max vient à la rescousse de son ami, et on suit leurs deux parcours, tandis que l'un enquête, l'autre exerce son métier, et contre l'avis de son supérieur, décide de ne pas traiter avec l'électrothérapie sa patiente miss Amelia Lydgate, anglaise, qui souffre de paralysie d'un bras. Non, il lui parle, et cherche à démêler ce qui peut bien amener sa patiente à souffrir de ce mal, et surtout, pourquoi elle souffre de dédoublement temporaire de la personnalité?

C'est une enquête passionnante que nous suivons dans cette Vienne à l'ambiance si particulière, si gourmande (l'évocation des patisseries me donne envie d'acheter un billet d'avion et d'aller boire un café à la crème en mangeant un morceau de Linzer Torte), et l'évocation de la psychanalyse et de Freud rajoute à l'intérêt du récit. L'enquête avance petit à petit, par déductions intelligentes qui sont un plaisir à lire, et les quelques références littéraires du médecin légiste sont une cerise sur le gâteau...  (Voilà, j'ai faim!)
Frank Tallis vous embarque, ne vous lâche plus, et vous vous attachez très vite à la galerie de personnage évoqués, de Max à Oskar, en passant par Amelia. On a très envie de savoir la suite des aventures de nos héros, de lire si les affres sentimentales de Max vont être terminées, ou s'il va basculer...
Une lecture très distrayantes, instructive, et intelligente. Que demander de plus?!

mercredi 27 avril 2011

La librairie des ombres de Mikkel Birkegaard


La librairie des ombres, malgré une couverture sans grand intérêt, avait tout pour me plaire.

La quatrième de couverture était alléchante, jugez en par vous-même :  « Nichée au cœur de Copenhague se trouve une vieille librairie au nom italien : Libri di Luca. Son propriétaire, Luca Campelli, vient de mourir de manière très abrupte et pour le moins… étrange. C'est Jon, son fils, avec qui il a rompu tout contact depuis 20 ans, qui hérite du magasin. Entraîné malgré lui dans l'histoire familiale, Jon découvre bientôt que cette librairie renferme un secret fabuleux. Son père était en fait à la tête d'une société de « lettore », des personnes dotées d'un pouvoir exceptionnel leur permettant d'influencer la lecture des autres, de créer des mondes merveilleux, de donner naissance à des histoires extraordinaires… mais aussi de manipuler jusqu'au meurtre. Plus Jon avance dans ses recherches, plus il se persuade que la mort de son père n'a rien de naturel. Dissimule-t-elle une lutte de pouvoirs au sein de cette société secrète ? Y a-t-il un traître parmi ses membres ? Quelqu'un cherche-t-il à s'emparer de leur don incroyable ? Afin de rassembler les morceaux épars de son passé et retrouver les assassins de son père, Jon se lance dans une quête acharnée qui va se révéler risquée… Et si Luca l'avait volontairement écarté de cette société aussi mystérieuse qu'inquiétante, où les livres ont le pouvoir de changer le cours de la vie ? »

Ça me donnait déjà des envies d’évasion, et je n’ai pas pu résister à en faire l’achat. Je m’attendais à du suspense, des voyages dans les livres, des références à la pelle, et surtout à un amour pour la littérature et la lecture.
Hé bien non.
Si le début est  tout à fait lisible, bien que les personnages soient assez peu mis en valeur, voire fades, le reste ne suit pas du tout.  Le personnage principal, Jon, n’a pas grand intérêt, et il semble se laisser porter par les événements, sans jamais en être vraiment acteur.  On a au final que peu de démonstrations des pouvoirs de ces fameux lettore, avant que Jon soit « activé » lui-même, et c’est fort dommage.  Les lecteurs peuvent influencer les décisions et l’avis des autres par la lecture, et les récepteurs eux, peuvent influencer la lecture que fait une personne d’un livre. Cela aurait pu donner des moments grandioses non ? Et bien non. L’histoire tourne vite en conspiration millénaire, avec d’un côté les grands méchants, et de l’autre les gentils. On comprend bien vite qui est qui, et il n’y a aucune surprise quand le fameux traitre est révélé, ni quand on apprend qui dirige l’organisation des méchants.  Pas de retournement de situation, non l’intrigue est plus que linéaire, et nous entraîne dans des actions de plus en plus rocambolesques et peu crédibles.  Que dire du final, où l’on atteint le grand n’importe quoi dans toute sa splendeur, et où le lecteur, assiste, sans pouvoir rien y faire, au naufrage de ce qui aurait pu être un bon livre.

Vous aurez compris que je ne vous conseille absolument pas cette lecture, et si vous voulez des héros qui voyagent dans les livres vous feriez mieux de lire L’affaire Jane Eyre de Jasper Fforde, ou Virus L.V.I 3 ou la mort des livres de Christian Grenier, qui,  s’il est un roman jeunesse est de bien meilleure qualité.

Il n’y a rien que je ne déteste plus qu’une rencontre ratée avec un livre.

mercredi 20 avril 2011

Mort à Devil's Acre d'Anne Perry

Oui, je sais, encore un policier ! C'est ma période, mais bon les prochains billets devraient plutôt être consacrés à d'autres choses.
Pour en revenir au sujet de l'article, et à cette charmante Charlotte et ce cher Thomas Pitt, je me suis régalée avec cette lecture.
Thomas se retrouve chargé d'enquêter sur une série de meurtres sordides, et les cadavres ont été retrouvés à Devil's Acre, dans les bas-fonds de Londres. A priori, les victimes n'ont pas grand chose à avoir entre eux, du moins c'est ce que l'on croit. L'enquête finit par nous amener à retrouver une série de personnages déjà rencontrés auparavant, je veux parler du Général Ballantyne, et de ses proches. Dont la fameuse Christina, sa fille, une femme énervante et arrogante, qui s'ennuie.
Et puisque je parle d'ennui, il en est question ici avec le délicat sujet de ces femmes fortunées ou aisées, de milieux sociaux élevés, qui ne savent pas vraiment quoi faire de leurs journées. Elles cherchent à tout prix à se distraire, quitte à s'adonner à des pratiques que leurs pairs désapprouveraient à coup sûr, s'ils en étaient informés. 

Ce n'est pas l'enquête la plus palpitante de cette série, et je crois que même en réfléchissant je n'aurais pas pu trouver qui était coupable, mais j'ai vraiment aimé retrouver des personnages déjà connus. Savoir ce qui leur était arrivé après la résolution d'une précédente enquête est une chose vraiment agréable, et j'ai vraiment beaucoup apprécié cela.

vendredi 15 avril 2011

Le tailleur de pierre de Camilla Läckberg






Je continue dans ma lecture de cet auteur, (enfin, après celui ci je fais une petite pause...), avec le Tailleur de Pierre.

On retrouve avec joie Erika et son mari, Patrik. Erika vit une sorte de baby blues suite à la naissance de leur fille Maja, tandis que Patrik, impuissant, continue de vivre son quotidien de policier. Oui mais voilà, un pêcheur retrouve le corps d'une gamine pris dans ses nasses à homard. Une petite fille rousse. Quand Patrik la voit, son cœur se serre. Il la connait bien, c'est la fille d'une amie de sa femme, Charlotte, auprès de qui Erika trouve un peu de réconfort et d'aide pour gérer son nouveau statut de mère. Charlotte est retournée vivre chez sa mère, qui veille son second mari, Stieg, malade. La chose est à priori arrangeante pour tout le monde. Le mari de Charlotte est médecin et peut s'occuper de Stieg, tandis que Lillian, la mère de Charlotte pouvait s'occuper de sa petite fille et de son petit fils nouveau né.
Sous ces apparences de famille parfaite, il se révèle que Lillian est une éternelle insatisfaite et qu'elle donne l'impression de tout faire, et s'en plaint allègrement, sans parler de sa querelle éternelle avec son voisin, Kaj. Le mari de Charlotte, Niclas, n'était pas à son travail lorsqu'on l'a appelé pour le prévenir de la mort de sa fille, et elle se demande où il pouvait bien être.
Du côté des policiers, c'est un fleurilège d'incompétents, mis à part comme d'habitude Patrik, Martin, et Annika, la préposé au téléphone et aux recherches diverses. Le grand patron relit sans cesse une lettre mystérieuse,  Ernst, d'une incompétence crasse, pire qu'à son habitude, sans parler du fan de golf,  et Gostä, qui oscille entre pics de conscience qui lui donnent envie de travailler, et moment de relâche où il joue au golf sur son ordinateur.

En parallèle on retrouve cette particularité que j'aime tant chez Camilla Läckberg, le récit d'une autre époque, qui est forcément liée à l'enquête mais sans qu'on sache comment jusqu'à la fin. On y suit le destin d'une fille trop gâtée, dans les 1920, qui subit une déchéance sociale quand son père richissime l'oblige à se marier avec un tailleur de pierre dont elle est enceinte.
Et puis il a le destin de la soeur d'Erika, Anna, qui est repartie chez son ex mari, qui la bat... Il n'y a que très peu de moments où elle est évoquée, à l'instar des pensées pour elle d'Erika, qui se débat tellement contre son baby blues qu'elle en oublie sa soeur. La toute fin du roman qui la concerne m'a laissée sans voix.

Encore une enquête passionnante que j'ai lu d'une traite, en me demandant qui pouvait être le meurtrier, pourquoi on avait retrouvé de la cendre dans les poumons de Sarah, et quel était le lien entre le passé et l'histoire présente.
Néanmoins, j'ai déploré qu'encore une fois Erika ne soit là que dans les moments de relâche de Patrik, et qu'elle n'enquête plus du tout. Autant dans le tome deux elle était d'une aide certaine en cherchant des documents pour son mari, mais là rien. J'espère que dans les prochains tomes la donne changera. J'aimerais retrouver une Erika un peu plus en forme !

mercredi 13 avril 2011

Le cadavre de Bluegates fields

Les policiers historiques sont peut être ceux que j'aime le plus, et surtout ceux d'Anne Perry. Que ce soit avec Monk, ou avec Charlotte et Thomas Pitt, je passe toujours un excellent moment. Seulement, la dame est prolifique, et comme ces livres font partie de ceux que je veux posséder et non pas emprunter, j'avais jusqu'à présent un peu du mal à agrandir ma collection.

Ici l'on retrouve bien sûr cette chère Charlotte et son mari Thomas, mais les choses sont un peu différentes. Ce roman aborde en effet le thème de la pédophilie, puisque le cadavre du jeune homme de bonne société qui est retrouvé bien loin de chez lui, par un égoutier, présente des traces de viol. Commence alors une enquête très délicate pour Thomas, qui se révèle encore plus difficile à cause du policier qu'on lui adjoint, Gillivray, un individu onctueux et mielleux qui fait tout pour résoudre l'affaire sans faire de vagues, et tant pis si l'on attrape le mauvais coupable. Là encore, Charlotte ne peut que s'en mêler, avec l'aide de Dominic, son ancien beau-frère, manipulé assez aisément par notre héroïne, ou encore celle d'Emily. Elle poussera cette fois là, l'irrévérence assez loin pour aller assister au procès de l'accusé, le précepteur du jeune homme retrouvé, que Pitt sait innocent sans pouvoir le prouver.
J'ai trouvé cette aventure encore plus agréable à lire que les précédentes, plus poussée, plus maîtrisée, et les relations entre Charlotte et Thomas évoluent constamment, parfois en passant par des rapports de force, époque oblige. J'ai été assez énervée par le supérieur de Pitt et par Gillivray, et j'ai bien cru à un moment que Pitt allait finir détective privé, à l'instar de Monk (un des autres héros d'Anne Perry), mais dieu merci, ce n'est pas le cas. Ouf !
Encore une très bonne lecture avec Anne Perry donc !

vendredi 8 avril 2011

Le prédicateur de Camilla Läckberg

J'avais découvert le talent de cet auteur avec La Princesse des Glaces, et j'avais particulièrement aimé l'héroïne de ce roman policier, Erica Falk. Aussi, il me fallait forcément lire un jour la suite, et c'est chose faite avec le deuxième tome de ses aventures, le Prédicateur.


J'avais un peu peur, en retrouvant Erica Falk, enceinte jusqu'au yeux, et son compagnon le policier Patrik Hedström, d'être un peu moins emballée. Ici, ce n'est plus vraiment Erica l'héroïne, mais plutôt son compagnon.
On retrouve comme toile de fond, la ville de Fjällbacka, envahie par les touristes puisque l'action se déroule en plein été. Erica se débat avec les problèmes liés à sa fin de grossesse, et alors que son compagnon est censé être en vacances, il est rappelé parce qu'un petit garçon trouve un corps dans la Brèche du roi, un lieu dit des environs. Au final, ce n'est pas un meurtre qu'il va avoir à résoudre, mais bien trois, puisqu'en dessous de la jeune femme qu'on retrouve morte, sont enterrés deux autres cadavres de femmes vieux de plusieurs dizaines d'années. Débute alors un épais mystère.

Dans ce roman on passe du quotidien d'Erica qui se démène avec la famille et les amis qui se rappellent bizarrement à son bon souvenir parce qu'elle a une maison bien placée et agréable les mois d'été, à l'enquête de Patrik et de ses collègues, plus ou moins consciencieux dans leur travail, mais aussi par des retours en arrière en adoptant le point de vue des premières victimes et le calvaire qu'elles ont enduré, en passant par un aperçu de la famille Hult, et des descendants de Ephraïm Hult, le Prédicateur. Une famille séparée en deux,chacun rangé au côté des deux fils du Prédicateur. L'un est mort, se suicidant par pendaison, après avoir été accusé des disparitions des jeunes femmes qu'on a retrouvées enterrées, et sa famille vit depuis une déchéance sociale et financière, tandis que l'autre a continué à vivre son bonhomme de chemin, loge dans une belle maison, a un fils qui a réussi socialement et semble pouvoir sauver des jeunes en détresse, et une fille, qui elle, pose quelques problèmes.
L'intrigue est magistralement menée, et grâce à des ficelles que je ne vous révélerais pas, j'ai été complètement menée en bateau ! On se plonge sans problème dans ce roman noir, aux personnages complexes et tous pourvus de défauts, ni noirs, ni blancs, avec leurs failles et leurs rêves. La famille Hult est brillante de complexité, et j'ai beaucoup aimé voir l'écheveau se dénouer petit à petit, et comprendre enfin les querelles, les rancoeurs et les terribles secrets.

Bref, un très très bon moment, encore une fois, passé en compagnie de cet auteur à la prose si spéciale.

jeudi 31 mars 2011

Jeux de Glaces d'Agatha Christie.

                                         (Joan Hickson, qui restera à jamais la Miss Marple à mes yeux.)

Retrouver Miss Jane Marple, c'est un peu retrouver une grand mère ou une vieille tante qu'on aime tout particulièrement.

Dans ce livre, elle rend visite à une de ses très vieilles amies, Carrie-Louise. La demeure de cette dernière est particulièrement peuplée, et est en partie transformée en centre de redressement psychiatrique pour jeunes délinquants dirigé par le troisième mari de Louise, Lewis Serrocold. Vivent avec eux beaucoup de membres de la famille, plus ou moins liés avec Carrie Louise qui n'a qu'une fille, Mildred. (elle a une petite fille adoptive, deux beaux fils  qu'elle a élevé [issus de son second mariage ], et c'est sans compter sans Christian Gulbrandsen le fils de son premier mari, par qui l'intrigue débute réellement.
Alors qu'il montrait des signes d'inquiétudes quant à la santé de Carrie Louise, Christian est assassiné.
Avait-il des soupçons? Tentait-on de nuire à Carrie Louise? Et si oui, qui? Sa mort profiterait à tout le monde.


Évidement Miss Marple est là pour dénouer les fils, et pour comme d'habitude étonner les inspecteurs, dépassés, par son intelligence et sa vivacité. Que ferait-on sans elle?

Si ce n'est pas la meilleure enquête de notre vieille amie,  elle est très plaisante à lire et le dénouement m'a scotchée à mon fauteuil. Je ne m'y attendais absolument pas. (et pourtant je l'avais lu adolescente, mais j'ai la mémoire de Doris dans Finding Nemo pour les connaisseurs. Une mémoire de poisson rouge qui me permet de lire et relire sans me lasser, voire de revoir des films et de ne me rendre compte qu'au milieu du visionnage que je les ais déjà lus. ) Bref, la reine du crime m'a encore attrapée dans ses filets, et je me suis laissée berner de bout en bout.

dimanche 23 janvier 2011

Cinq petits cochons, d'Agatha Christie.




C'est toujours un grand plaisir pour moi de retrouver la dame du crime, celle que je côtoie depuis de nombreuses années déjà. Ma vision d'Agatha Christie n'est plus la même que jadis, quand je dévorais ses livres à la lueur d'une lampe à vélo (pour contrer le couvre feu parental.) Si je n'ai plus cette jouissance de passion adolescente pour les livres, j'ai néanmoins acquis une petite, toute petite expérience qui me fait apprécier les romans d'une autre manière.
Cinq petits cochons, qui tire son nom d'une comptine, est d'une modernité presque déconcertante, et malgré les années qui se sont écoulées, me semble indémodable. Ici, on est loin des serials killers. Hercule Poirot, notre sémillant détective belge à l'incroyable moustache, est chargé par Carla Lemarchant d'enquêter sur un crime vieux de seize ans. Le meurtre de son père, Amyas Crale, dont a été accusée sa mère (Caroline). (qui a été jugée coupable et a péri en prison.) Ayant reçu à sa majorité son héritage, et une lettre de sa mère, où elle lui exprimait son amour et son innocence, la jeune femme, sur le point de se marier, aimerait tirer au clair cette affaire familiale, pour pouvoir construire sa propre famille.
Alors voilà notre bon vieux Poirot plongé dans le passé.
Le roman est découpé intelligemment , et l'on commence par cinq chapitres concernant les récits des "administratifs" qui se sont chargés de l'affaire (policier, avocat, avoué...), tous avec leur point de vue, différent et subjectif sur la victime, mais aussi sur la présumée coupable, et sur le déclencheur de l'histoire.
Le déclencheur? Elsa Greer. Une des nombreuses maîtresses de la victime. Jeune, riche, et résolument déterminée à se faire épouser d'Amyas Crale.
Viennent ensuite cinq chapitres concernant les principaux personnages de l'intrigue. Philip Blake, le meilleur ami d'Amyas, qui détestait Caroline, le frère de Philip, Meredith, chevalier servant de Caroline, Elsa Greer bien sûr, devenue Lady, la demi soeur de Caroline, Angela, et sa gouvernante Miss Williams.
Là encore, les points de vue divergent, mais pourtant, mis à part Angela, tout le monde semble convaincu que Caroline a bel et bien tué son mari, seize ans plus tôt.
Cinq autres chapitres suivent, sous le biais de dépositions des personnages principaux, qui racontent à leur manière les événements. Puis vient la révélation. Le dénouement de l'intrigue.
Bien sûr, je ne vous révélerais pas quid de l'innocence ou non de Caroline. Mais j'ai trouvé le raisonnement de Poirot finement pensé et mené, comme d'habitude avec ce cher Belge.

Quelques petits extraits, parce qu'Agatha Christie écrivait très bien, et qu'il ne faudrait pas l'oublier :
"— Une Juliette prédatrice. Jeune, féroce, mais affreusement vulnérable ! Misant tout sur un seul coup d’audace. Elle semblait avoir gagné… jusqu’à ce que – au dernier moment – la mort ne fasse son entrée. Alors la vivante, l’ardente, la joyeuse Elsa est morte aussi pour ne laisser qu’une femme avide de vengeance, froide, dure, haïssant de toutes ses forces celle dont la main avait commis l’acte.
Sa voix changea de ton :
— Mon Dieu, excusez-moi, je me laisse aller au mélodrame. C’était une femme fruste, qui avait une vision fruste de la vie. Un personnage peu intéressant, à mon avis. Jeunesse au teint délicat, ardente et langoureuse… Si vous ôtez cela, que reste-t-il ? Une jeune fille médiocre qui cherche un nouveau héros en chair et en os pour garnir un piédestal vide."


« Qu’est-ce que la plupart des gens entendent par ces mots ? songea Poirot en hochant la tête. Si jeune. Ça veut dire quoi ? Innocent, attirant, sans défense ? Mais ça n’a rien à voir avec ça, la jeunesse ! La jeunesse est brutale, elle possède une force redoutable, elle est toute-puissante. Et elle est… oui, elle est cruelle ! Oui, mais elle est aussi cela, la jeunesse : elle est vulnérable."


dimanche 12 décembre 2010

La dernière énigme, d'Agatha Christie

Je ne sais pas si vous avez lu le dernier hors série de Lire, sur la reine du crime, mais personnellement il m'a donné envie de replonger dans mes chers policiers d'Agatha Christie. J'en lis depuis que, adolescente, une collègue de ma mère m'a fait le merveilleux cadeau de m'offrir une bonne dizaine de ces policiers dont elle n'aurait plus l'utilité. Aussi, ais-je plongé le nez dans les aventures d'Hercule Poirot, de Miss Marple, de Tupence et Tommy et les autres.
J'ai toujours eu une petite préférence pour Miss Marple. Cette vieille dame aux goûts victoriens, à la douceur cachant une profonde connaissance de la nature humaine, m'a toujours plu.Typiquement anglaise, souvent malicieuse alors parfois presque jusqu'à l'ironie, mais toujours en quête de vérité.

 

















Ici, dans le tout dernier livre d'Agatha Christie, on suit les malheurs de Gwenda, qui revenant mariée de Nouvelle Zélande, après avoir passé une partie de sa vie hors d'Angleterre, achète une maison qui lui semble parfaite. Elle imagine déjà certains papiers peints dans les chambres, une autre disposition des plantations pour le jardin, bref, le coup de foudre. Oui mais voilà des souvenirs troubles remontent à sa mémoire, et elle découvre en rénovant les pièces que les papiers peints qu'elle imaginait se trouvent sous ceux apparents. Effrayée, elle part à Londres chez un ami de son mari, Raymond West, le neveu de miss Marple.
Finalement la délicieuse vieille fille va aider Gwenda à tirer au clair le mystère qui flotte autour de sa maison.
Y a t-elle vécu en étant enfant? Pourquoi a t-elle la vision d'un meurtre qui s'y serait produit?

Une excellente énigme, très bien menée, dans cette atmosphère si particulière, si anglaise que sait toujours amener Agatha Christie.

mardi 22 juin 2010

La scribe de Antonio Garrido

Soyons honnêtes, c'est bien gentil de faire des lectures sérieuses, mais des fois on a besoin d'une pause un peu plus fun, et rafraichissante !
J'ai récemment pris le train et quand je le prends j'aime m'arrêter au relai presse et me dénicher un ou deux bouquins. (j'y ai fait des découvertes, notamment le cercle littéraire des amateurs d'épluchure de patates, ma révélation coup de coeur de l'été dernier) Cette fois ci j'ai choisi La scribe.
Pour le titre déjà. Scribe ça évoque énormément de choses, et une femme scribe, ça ne peut que me séduire. Pour la quatrième de couverture ensuite :

"Et si une jeune scribe tenait entre ses mains le destin de l'Occident ?
Franconie, an 799, à la veille du sacre de Charlemagne. Fille d'un célèbre scribe byzantin, Theresa est apprentie parcheminière. Contrairement aux jeunes femmes de son âge dont le rêve est de fonder une famille, elle n'aspire qu'à une chose : vivre parmi les livres. Mais un drame l'oblige à quitter sa ville et à se réfugier dans la cité abbatiale de Fulda. Là, elle devient la scribe du moine Alcuin d'York, véritable Sherlock Holmes en robe de bure. Alors que Theresa l'assiste dans ses enquêtes, elle découvre qu'à son insu elle a emporté dans sa fuite un précieux parchemin qui pourrait bien sceller l'avenir de la chrétienté... "

Et pour l'époque. Le moyen âge, époque qui m'a toujours fascinée et dont on ne parle pas assez à mon sens. (d'ailleurs, il y a des livres formidables qui s'y passent, je pense aux policiers de C.L Grace, ou encore Le nom de la rose)

Le livre mêle plusieurs intrigues, on suit surtout Thérésa, bien que le début commence par la plume de son père (et m'a totalement bluffée parce je me suis trompée du tout au tout en faisant des hypothèses qui se sont révélées fausses). C'est une jeune femme passionnée de lecture, très entière et ambitieuse. Elle se retrouve obligée de fuir son village par de malheureux événements, et rencontre un jeune homme auquel elle va finir par s'attacher. Elle le perdra de vue plusieurs fois au cours du récit, mais je n'en dis pas plus. Après quelques rencontres fortuites, elle finit par entrer au service d'un drôle de moine Alcuin (j'adore ce prénom), qui a un sens de l'observation très pointu et dont les déductions sont passionnantes.

Ajoutez à cela des aventures, des morts suspectes, une histoire de manuscrit mystérieux, un peu d'amour, et beaucoup de surprises (avec des personnages qui se révèlent ne pas être ce qu'ils sont vraiment) et vous avez un bon roman qui se lit très bien. Une bonne lecture distrayante en somme!