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vendredi 27 janvier 2012

L'enjomineur 1792 de Pierre Bordage.

Récit à deux héros, 1792, l'enjomineur nous embarque en pleine révolution, par le biais d'Emile, enfant trouvé, qu'on surnomme le fils de la fée, et qui élevé par un prêtre à l'esprit ouvert, a appris les lettres et s'est éprit de la pensée des lumières et par le biais de Cornuaud, aussi appelé Belzébuth, ancien marin sur un négrier, qui ensorcelé par une sorcière vaudou, lutte contre son envie de sang et de mort, en tentant de survivre.
Dans ce tome les destins de ces deux hommes ne se croisent pas, et Emile reste surtout dans la région du bocage vendéen, et se confronte à des choses qui le dépassent, entre farfadets et rencontre de la fée Mélusine, tout en tombant amoureux d'une fille simple, nommée Perette.
Quant à Cornuaud, d'abord engagé dans la révolution en vendée, c'est à Paris qu'il échouera, bon gré mal gré.

Mêlant habilement le fantastique et l'historique, Pierre Bordage sème dans ce tome les jalons de sa saga, nous embarquant dans le souffle de la révolution, dans ses tumultes, ses conspirations.
Parfois violentes, les scènes décrites sont d'un réalisme à couper le souffle, et l'on se croirait vraiment transporté à cette époque. Pour ce qui est des scènes fantastiques, elles s'intègrent parfaitement dans le récit, et n'étant pas particulièrement nombreuses, ne dénotent pas du tout.
Du patois vendéen au parlé de la rue mâtiné de vocabulaire révolutionnaire (Citoyen, citoyenne!) le langage utilisé renforce ce côté réaliste apporté au récit.
Les nombreux personnages croisés reviennent régulièrement au fil des pages, d'Armande la comédienne, au vieux vendéen et ses loups chez qui Émile trouve refuge à plusieurs reprises.

Un très bon début de saga donc, et j'ai d'ors et déjà entamé le second tome. J'ai hâte de savoir ce qui se passera ensuite.

mardi 13 décembre 2011

Psy Changeling tome 1 de Nalini Sing

Elle paraissait aussi implacable, insensible et froide que tous ceux de son espèce.
 Bon je vous préviens d'avance mon avis est mitigé. J'ai beaucoup aimé certains aspects du roman, mais d'autres m'ont fait presque dresser les cheveux sur la tête. Je suis donc... Perplexe.

Mais qu'est ce que ça raconte? Dans le monde où se déroule l'histoire, il y a trois peuples. Les humains, les changelings (qui se changent donc en animaux), et les psy. Les psys sont des êtres froids, dénués de tout sentiments, relié par un réseau qui leur est propre, le psynet, où ils peuvent communiquer, échanger des informations, et ce psychiquement. Ils ont tous des aptitudes plus ou moins développées. Les psys sont le peuple dominant, de part leur intelligence et leur efficacité suprême, et leur don pour les affaires. Ils ne se trompent jamais.
L'héroïne, se nomme Sascha, et elle n'est pas vraiment une psy comme les autres. Elle a des émotions, qu'elle cache derrière ses boucliers mentaux. Sa mère, Nikita, est un membre du conseil, qui est la plus haute autorité chez les psys. Pourtant, Sascha sait qu'au moindre faux pas, elle sera envoyé en réhabilitation, et qu'elle sera pour ainsi dire lobotomisée.
C'est dans ce contexte très délicat qu'elle va devoir mener un projet immobilier en haute collaboration avec un changeling félin, Lucas, qui va bouleverser sa petite vie rangée.

Voilà pour le résumé. J'ai absolument adoré le monde mis en place par l'auteur, je l'ai trouvé très original, poussé et pertinent, tout se tient, on en apprend un peu plus au fur et à mesure par le biais des personnages. Quand Sascha découvre les changelings, nous le faisons en même temps qu'elle, et quand Lucas lui tire les vers du nez sur les psys, nous renforçons notre savoir à leur sujet. A ce niveau là c'est impeccable. L'héroïne est attachante au possible, têtue certes, bornée, mais terriblement paumée, si bien qu'on se prend forcément d'affection pour elle. Quant à Lucas, ma foi, il fait bien mâle alpha, si l'on puis dire. Leur romance est crédible, et même si on la devine dès le départ, elle est agréable à suivre.
Par contre, ce que j'ai beaucoup moins aimé, c'est les scènes répétées de sexe. S'il y en avait eu une ou deux, ça ne m'aurait pas dérangé outre mesure, je ne suis pas non plus une mijaurée, mais là, pour moi ça ne se justifie pas.Les héros partagent des rêves érotiques, et je trouve que ça fait mauvais roman de gare. Pour moi, ce n'était pas du tout obligatoire pour l'avancement de l'histoire, ni de leur histoire à eux. Du coup, j'ai sauté les passages, mais qui revenaient un poil trop fréquemment, et comme je n'arrive pas à trouver ce genre de choses bien écrit, et que ça frôle souvent le ridicule, ça m'a gâché une bonne partie de la chose.
Je lirais le tome deux, en espérant franchement qu'on va avoir un peu moins le droit à du olé olé.
(c'est marrant dans certains romans les scènes "osées"  ne me dérangent pas pourtant, genre dans la saga du protectorat de l'ombrelle...) (comme quoi la subtilité chers écrivains, la SUBTILITE c'est la clé.)

dimanche 27 novembre 2011

L'heure de l'ange d'Anne Rice

Qui ne connaît pas Anne Rice? Que ce soit avec ses chroniques des vampires, ou sa saga des sorcières Mayfair (que je préfère aux vampires par ailleurs...).

Mais aujourd'hui, ni vampires, ni sorcières, mais un humain, tout ce qu'il y a de plus normal. Enfin, normal...
Le héros de ce livre est un tueur à gages, un homme sans visage, sans histoire, sans but, n'obéissant qu'à son patron "l'homme Juste". Il doit effectuer une mission de plus, qui lui est difficile, puisqu'il doit pour cela souiller ce qu'il considère comme le seul endroit où il a le droit d'être lui même.
Et c'est dans ce même endroit que lui apparaît Malchiah. Un ange. Qui lui propose une rédemption.
C'est ainsi que nous plongeons dans le passé de notre tueur, Toby, que nous finissons par prendre en pitié, et que nous suivons bientôt en plein Moyen-Âge, en Angleterre, où il tentera de sauver un couple juif de la vindicte locale.

Que dire de ce roman si ce n'est qu'il m'a agréablement surprise? Si j'aime beaucoup Anne Rice en général, ces derniers opus ne m'avaient guère convaincue, et il m'avait semblé qu'elle ne se renouvelait plus vraiment.
Le roman se décompose en deux parties, la première focalisée sur Tony, où nous faisons connaissance avec lui à travers sa façon de vivre, puis son passé (j'ai particulièrement apprécié toute cette partie où nous le voyons enfant et adolescent, même si elle est particulièrement triste...), puis, nous voilà parti dans une autre époque, à tenter de sauver un couple, dont l'enfant est mort. Pour cela, il prend la robe d'un moine, et tentant de s'adapter aux mœurs de l'époque, se donne à corps perdu dans sa tâche. Un beau moyen de rédemption pour ce personnage brisé. Comme s'il pouvait uniquement se sauver en aidant les autres.
Le tout forme un récit étrange, que je n'aurais jamais cru pouvoir aimé, mais la magie a agit, peut être grâce à l'écriture fluide d'Anne Rice, ou parce que j'ai ressenti une alchimie se créer entre moi et son héros? Allez savoir. Une belle découverte en tout cas, pourtant, ce n'était pas gagné !

jeudi 24 novembre 2011

Le combat de l'épouvanteur de Joseph Delaney

— Monsieur Gregory, risquons-nous d’être attaqués par… ?
Il laissa sa phrase en suspens, remua une main en l’air et marmonna enfin :
— … des balais ?

 Le temps est au brouillard au moment où je commence ce livre, et ma foi, cela lui va tout à fait. Certains ouvrages ne se portent pas plus mal d'une ambiance particulière, propice à leur lecture.
Dans ce tome, nous retrouvons Alice, Tom, et bien sûr L'épouvanteur, qui se préparent à partir affronter les sorcières de Pendle, divisées en trois famille. Mais auparavant, le maître attend une visite, et pendant ce temps Tom est chargé d'aller récupérer les malles qu'il a hérité de sa mère, aidé d'Alice. Oui mais voilà, quand il arrive chez son frère, la ferme est saccagée, et son héritage a disparu. Un coup des sorcières, sans doute.

L'intrigue avance, et au fur et à mesure de l'apprentissage de Tom, nous en apprenons de plus en plus sur le monde de l'obscur, et cette fois ci, sur les sorcières, qui ma foi, font froid dans le dos ! Notamment Mme Wurmalde, qui vous ferait faire des cauchemars la nuit.Tom continue de faire des ravages, et sans le vouloir, fait succomber à son charme une sorcière des plus puissantes, Mab, qui fera à la fois tout pour l'aider, et tout pour le faire succomber. Mais Tom "appartient" à Alice, et est en cela, protégé.
S'il commence déjà fort, au fur et à mesure de l'avancé de l'histoire, le tome devient de plus en plus sombre et inquiétant. Comment cette histoire finira t-elle? Des prophéties de Tibb, dont on se demande s'il faut y croire ou non, puisqu'il appartient à l'obscur, aux mystérieuses tantes de Tom, tout se complexifie, se mêle et s'entremêle pour former une intrigue riche. Nous avons des pistes pour réfléchir à ce qui se passera plus tard, et j'ai pour ma part vraiment hâte de le savoir !
Un récit intelligent donc, qui n'est pas à réserver qu'au public visé, et qui pourra plaire aussi bien à des adultes friands de fantastique et de fantasy :)


C'était une lecture commune avec Syl.

mardi 8 novembre 2011

Blanche et l'oeil du grand khan d'Hervé Jubert.


Tout commence par le meurtre d'une jolie fleuriste rousse qui travaillait pour Gaston Loiseau. Notre commissaire, ayant si fort à faire qu'il en oublie le retour de sa soeur et de sa famille, et surtout de Blanche, sa nièce.
Notre héroïne a bien des choses à raconter à Émilienne, sa grande amie, et imagine déjà leurs retrouvailles. Elle pourra enfin lui parler d'un certain élève ingénieur qui est entré dans son cœur.
Oui mais voilà, Paris, en son absence, a été le théâtre d'émeutes sanglantes, et rien ne sera plus jamais comme avant. Emilienne est en prison, et fera partie du prochain voyage vers la Nouvelle-Calédonie. Quant à ce cher Victorin... Il est mort.
Comment dès lors participer avec joie aux préparatifs du mariage de sa sœur aînée? Blanche ne trouvera refuge que dans une enquête, sur les pas d'un mystérieux scaphandrier, entrecoupant comme à son habitude, les recherches de son oncle, qui cherche à démanteler une organisation de grande envergure, sorte d'hydre institutionnelle, dont les têtes représentent tant de branches criminelles.

Retrouver Blanche et sa vivacité est toujours un plaisir, même si au départ de l'histoire, l'ambiance n'est pas des plus gaies. On côtoyait bien peu sa famille pendant le premier tome, le deuxième nous apprend et nous montre à quel point Blanche est à part. Sa sœur aînée a la tête dans son trousseau de mariage, sa mère est des plus conventionnelles, il n'y a guère que sa petite sœur qui soit un peu plus aimable que le reste de la famille. Heureusement qu'il y a son oncle !
Si Blanche apparaît un peu amoureuse, de son étudiant boursier, qui déplaît tant à ses parents (pas un bon parti, forcément), plus que jamais, sa passion va aux enquêtes. Elle a le virus, et l'intelligence ! Vive, un brin trop aventurière, dégourdie, et têtue, on suit ses aventures en tournant rapidement les pages, tant on est happés par l'histoire.
Et puis il y a l'oncle, plus sage, plus mature, forcément, mais pas moins intéressant, et qu'on imagine charmant, dans son genre.
Un duo de choc donc, bien que ce ne soit pas toujours avec bonne grâce que notre commissaire laisse sa nièce se mêler de ce qui ne la regarde, après tout, pas du tout !
Encore une très bonne lecture donc, et j'ai hâte de lire la suite même si cela signifiera la fin des aventures de notre héroïne, que je quitterais avec grand regret. Et puis, en plus, quel plongeon dans l'histoire !

C'était une lecture commune avec Aymeline et Syl, qui je l'espère, auront autant apprécié.

lundi 31 octobre 2011

La malédiction de l'épouvanteur de Joseph Delaney

Je continue de rattraper mon retard sur la saga de l'épouvanteur, pour pouvoir faire la lecture commune du tome 3.

Si dans le premier tome, il était surtout question d'apprentissage,  de la demeure de l'épouvanteur, (et du gobelin à l'apparence de chat, quand il daigne se montrer), dans celui-ci, nous voyageons un peu plus ! Géographiquement déjà, mais aussi dans le passé des personnages, de l'épouvanteur aux parents de notre apprenti. La situation n'est pas facile d'ailleurs pour Thomas, son maître est malade, et il doit aller maîtriser son premier gobelin, pour venir en aide à l'un des frères de l'épouvanteur. Et ce n'est que le début. Inquisiteur, ancien dieu, trahisons et possessions, l'aventure ne va pas être de tout repos pour le maître et l'apprenti.

Si j'avais déjà beaucoup aimé le premier tome, le deuxième a carrément achevé de me convaincre. C'est vraiment une saga très prometteuse ! Même si notre héros fait des progrès, il a aussi affaire à des dangers différents, plus inquiétants, et il ne peut parfois compter que sur lui même. On retrouve tous les personnages du premier tome, de ses parents, et sa mère si mystérieuse, à Alice, la fille aux souliers pointus. Alice qui continue à un être un personnage complexe et ambivalent, dont on ne sait pas trop quoi penser.
L'épouvanteur nous réserve aussi son lot de surprises, et j'espère qu'au fil des autres tomes on en apprendra encore plus sur ce mystérieux personnage, qui a l'air de cacher beaucoup de secrets.

Bref, essai réussi !
(et allez lire le billet de Syl)

jeudi 20 octobre 2011

L'apprenti épouvanteur de Joseph Delaney

Rendons à César ce qui lui appartient, c'est Syl qui m'a définitivement convaincue de commencer cette saga, qui si elle m'attirait, ne m'avait jamais fait succomber.
Et je la remercie ! (Syl, pas la saga !)

Nous suivons les traces de Tom, jeune adolescent, qui en tant que septième fils d'un septième fils (ça me fait penser à Pratchett cette histoire de sept), doit bien trouver à se placer quelque part. Alors, parce que sa mère l'a décidé, il sera apprenti épouvanteur. Ca ne lui dit qu'à moitié à Tom. Il resterait bien chez lui, tranquillement, à la ferme.
Mais c'est un bon garçon, et il fait ce qu'on lui dit. Et c'est un autre monde qu'il découvre !

Comment vous dire... J'ai été complètement conquise. D'emblée, on est avec Tom. On s'interroge, on se questionne, on frémit (si si, moi les maisons sinistres et hantées brrr), on découvre les gobelins, les sorcières, les façons de les maîtriser.
Tom est un gamin courageux. Pas forcément téméraire, parce qu'il a bien envie de fuir parfois, ce qui rend son personnage d'autant plus attachant et crédible, mais par contre il a une bonne dose de vaillance. Et puis il est gentil. Vraiment gentil quoi, pas niais ou neuneu. Non, on sent qu'il est bon. Qu'il a envie de voir le monde d'une manière douce. (ce qui ne va pas forcément durer vu le boulot qu'il l'attend mais bon !) Sa façon de traiter Alice, aux souliers pointus, résolument liée à des sorcières, m'a plu. Il se laisse un peu embobiner, mais résiste, et il lui laisse le bénéfice du doute. Il croit en elle. Peut être à tort, mais les tomes suivants nous le dirons !

La magie de ce livre, c'est qu'avec peu d'éléments, on est transporté. Pourtant, il n'y a pas des dizaines de royaumes, des complots à la pelle, ou autre. Non c'est juste l'apprentissage d'un gamin. Et c'est peut être dans cette apparente simplicité, qui pourtant est pleine de richesse, que réside ce qui fait de ce roman une réussite.


Vous pouvez aller lire le très bon avis de Syl.

jeudi 13 octobre 2011

Blanche ou la triple contrainte de l'enfer


1870, Paris. Nous sommes en pleine guerre franco-prusse, et Blanche, jeune fille volontaire de dix sept ans, se retrouve prise au piège à Paris, ayant raté à cause de la foule, le dernier train pour la province, pris par ses parents et ses sœurs. Heureusement, son oncle, le commissaire Gaston Loiseau, est là pour veiller sur elle, entre deux enquêtes. Oui mais voilà, c'est sans compter sans la curiosité de Blanche, sur son goût pour les mystères, et son envie d'être enquêtrice. Le commissaire et sa nièce vont se retrouvés mêlés, l'une se cachant de l'autre, dans une histoire qui fleure bon la magie, les mythes, et l'étrange.

Je me demande encore pourquoi je n'ai pas lu ce roman avant? Peut être la classification jeunesse? Heureusement, suite à la lecture commune de la Trilogie Morgenstern, Syl, Aymeline et moi avons décidé de lire l'autre trilogie d' Hervé Jubert (enfin, c'est Syl qui l'a proposé, je crois), et heureusement !
L'auteur n'a pas son pareil pour nous plonger dans une époque chaotique, dans une ville assiégée, où les préoccupations changent du jour au lendemain. Une ville où d'ordinaire, une jeune fille aurait du se tenir à carreau, mais où elle peut, dans le capharnaüm ambiant, devenir infirmière auprès des blessés, et enquêter en parallèle. Blanche est le type même de l'héroïne que j'aime. Discrète, tenace, intelligente et dégourdie, son apparente innocence embobine tout le monde et surtout son oncle, qui se laisse mener, à son insu, par le bout du nez. Si l'histoire à des relents fantastiques, présence de ballons montgolfières qui servent à apporter les messages, magie, voyance, on reste dans un monde très fouillé et crédible et la subtilité des choses fait qu'on pourrait complètement se croire être en train de lire un policier historique. La plume d'Hervé Jubert est fine, délicieuse par ses tournures, et il nous campe une galerie de personnages tous plus intéressants les uns que les autres.
De Klosowski à Nadar, en passant par Léo, et surtout, surtout, avec Salmacis, qui après Blanche est mon personnage préféré (je ne sais trop comment y penser d'ailleurs. En le plaignant? En le trouvant horrible? Quelle ambivalence !).
Que dire de plus si ce n'est qu'encore une fois, un roman jeunesse prouve bien que la littérature pour enfants vaut parfois bien celle des adultes et qu'il serait dommage de s'y arrêter... Il est évident qu'il me tarde de lire la suite !

Vous pouvez déjà aller lire les avis d' Aymeline et de Syl.
(d'autres à rajouter plus tard)

mardi 4 octobre 2011

Hex Hall, tome 2, le maléfice.

Nous avions laissé Sophie en plein désordre existentiel, et se questionnant franchement sur ses pouvoirs de Prodigium. Nous la retrouvons sur le point de partir en vacances avec son père, pour apprendre à le connaître, flanquée de son amie vampire, et de celui à qui elle se trouve fiancée depuis la naissance ou presque. Le pire, c'est qu'elle le connait bien. (je ne citerais pas de nom pour pas spoiler.)
La voilà donc en Angleterre, dans un manoir grandiose, rempli de membres du conseil auquel appartient son père, et de deux autres adolescents, à l'attitude plutôt rebelle, et à qui on ne dit bizarrement pas grand chose. Mais qui sont-ils? Et quel ce secret sur ses origines?

Si le premier tome était déjà sympathique, ici, l'intérêt est complètement renforcé. Sophie évolue, se pose des questions, découvre son père (et tout n'est franchement pas rose), se trouve confrontée à un amour à la Roméo et Juliette version magique, et à de sombres complots. Les personnages ne sont pas ce qu'ils paraissent, et les retournements de situation pleuvent à la pelle. On s'interroge, on essaye de deviner par nous même, et l'auteur nous prend un peu au piège. Que dire de la fin... J'ai fait quelques déductions, on verra si j'ai bien deviné, (pour ceux qui ont lu le tome, je parle de la mère de Sophie), et j'ai carrément hâte de lire la suite ! Bref un très bon moment de divertissement !

mardi 20 septembre 2011

Rouge Rubis de Gier Kerstin


Ne vous laissez pas avoir par la couverture qui pourrait faire penser à une énième histoire d'amour avec de la noirceur et un sombre vampire pas si méchant... (Trop de vampire tue le vampire...)

Alors ça raconte quoi?  En gros, Gwendolyn est une ado comme les autres, même si sa famille est porteuse d'un gène de voyageur dans le temps, elle n'est pas celle qui a le gène actif. C'est sa cousine, du même âge, qui a été élevée dans la pure tradition des time travellers, et qui est une jeune femme accomplie (et terriblement pénible, entendons nous bien.) Mais, comme tout ne se passe pas comme c'était prévu, c'est finalement notre petite héroïne qui se voit être l'élue... Nous découvrons donc avec elle la société temporelle, si l'on puis dire, et tous les mystères qui planent autour de sa naissance. 


En plus d'aborder pour une fois un autre thème que celui des habituelles sorcières, vampires, loups-garous et autres joyeusetés du genre, ce roman est un mélange bien dosé entre mystère et humour.
L'héroïne Gwendolyn est débrouillarde, a globalement les pieds sur terre, et même si on a le droit à un jeune premier, il est plutôt sympathique. (et puis il joue du violon...)
Même si ce premier tome reprend des archétypes : héroïne "élue" alors qu'elle se croyait banale , secrets autour de sa naissance, ennemis, personnages mystérieux, jeune homme séduisant, on est jamais dans le cliché ou l'ennuyeux.
Ce n'est pas non plus la lecture du siècle, ni du mois, mais c'est distrayant, et j'ai franchement envie de lire la suite ! Ce qui ma foi, n'est déjà pas si mal.

samedi 7 novembre 2009

Orgueil et préjugés et zombies


Voilà bien longtemps que je n'avais fait d'article, (ayant pris la décision de n'en faire que quand j'ai vraiment quelque chose de significatif à dire sur le livre, pour ne pas faire du blablabla).
Hors donc, ayant appris il y a peu l'existence de "Orgueil et préjugés et zombies" et la curiosité ayant cédé le pas à l'indignation première, je me le suis fait offrir et l'ai lu en une après midi. Quoi de mieux que de lire, un chocolat chaud sur les genoux, un bon bouquin par une après midi pluvieuse...


Donc, ce livre est la reprise par Seth Grahame Smith (écrivain et scénariste américain) du chef d'œuvre de littérature anglaise qu'est Orgueil et préjugés de Jane Austen.
J'adore Jane Austen, et je ne pouvais qu'être mitigée en apprenant qu'on voulait mêler à l'histoire d'amour et l'étude des sentiments humains qu'est le roman du bon vieux zomblard à la cervelle dégoulinante.
Mais la curiosité prend toujours le pas sur le reste et me voilà m'attaquant à la lecture de cette oeuvre irrévérencieuse.
Première phrase : "C'est une vérité universellement reconnue qu'un zombie ayant dévoré un certain nombre de cerveaux est nécessairement à la recherche d'autres cerveaux."

Roman originel, première phrase: "C'est une vérité universellement reconnue qu'un célibataire pourvue d'une belle fortune doit avoir envie de se mareir, et , si peu que l'on sache de son sentiment à cet égard, lorsqu'il arrive dans une nouvelle résidence, cette idée est si bien fixée dans l'esprit de ses voisins... "

Le détournement de cette phrase est plaisant, et ammène bien le zombie dès l'entrée en lecture. Quels sont les différences qui adviennent ensuite? L'auteur n'a pas pris énormément de liberté avec la matière première, et si ce n'est une éducation en Chine "Vous oubliez que j'ai étudié avec Pei Liu de Shaolin, maman" dira Elisabeth a un moment du roman, les jeunes filles Bennett sont bien semblables ici en tout point avec leur modèle premier. (au passage le coup de Shaolin m'a fait mourir de rire, vraiment)
Malgré l'ardeur d'Elisabeth et de ses soeurs, véritables guerrières maitrisant des techniques orientales, et même une figure étoilée pour combattre ensemble, j'ai finalement trouvé que l'auteur n'allait pas assez loin ! Il aurait du faire un peu plus de sanglant, ajouter un peu plus de choses, oser aller jusqu'au bout de son irrévérence. Las, finalement il n'y a que quelques petites scènes sympathiques, d'autres allant tourner jusqu'au grotesque (le combat de Lady Catherine avec Elisabeth, inutile et navrant à mon sens). Bref, ce qui aurait pu être particulièrement drôle est bien fade, et je regrette d'être passée à côté de quelque chose de plus divertissant.

L'hommage est mignon, et résulte d'une envie de faire connaître l'oeuvre et d'une admiration pour son écrivain, mais il ne reste qu'une petite farce pas assez aboutie.

A lire tout de même, pour le fun. Et puis c'est quand même Elisabeth et Darcy, mon couple préféré de la littérature.