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jeudi 12 janvier 2012

La fontainière du Roy

Je continue à renouer avec Jean Diwo, et pour la première fois de l'année je respecte une de mes bonnes résolutions (vous savez, honorer mes challenges en cours...)

Dans cet opus, nous suivons pas à pas la construction de Versailles, qui de pavillon de chasse défraîchi, deviendra un palais splendide, bientôt demeure officielle du roi soleil.
Nous côtoyons d'abord les Le Nôtre, Le Vau, La Quintinie, et les Francine, qui ensemble, vont être au centre des travaux. Et Francine, le fontainier, est le père de plusieurs enfants, donc Clémence, sauvage, enjouée et intelligente, qui côtoie dès son plus jeune âge des brillants esprits, tel que Molière, La Fontaine, et d'autres, anciens protégés comme Le Nôtre et Le Vau, de Fouquet.
Clémence qui, remarquée par le roi, au détour d'une fontaine, va entrer à la cour.

C'est une fresque brillante, qui nous emmène dans les coulisses de la construction d'un château de légende, puis dans sa vie, des séjours de plus en plus nombreux du roi à son emménagement. L'héroïne est de celle qu'on aime aimer, tant sa vivacité et son intelligence sont séduisantes. Grâce à elle nous côtoyons pour quelques pages des gens qui sont restés dans l'histoire, nous entrons dans les arcanes des secrets de cour, des ragots, des histoires d'amour du roi, et nous partons même brièvement en Italie.
Bref, un très bon moment passé en la compagnie de Clémence, que j'ai hâte de retrouver (en espérant que ma bibliothèque ait le deuxième tome), dans les Ombrelles de Versailles.

Et ce billet participe au challenge la vie de château :

jeudi 8 septembre 2011

Au temps où la Joconde parlait de Jean Diwo

Quel amateur de peinture n'a pas nourri le doux rêve de se retrouver transporté à une autre époque, pour côtoyer les peintres qu'il affectionne?
Avec Jean Diwo, la chose est faite. En quelques mots, et dès le début du livre, nous voilà arrivés en Italie, en pleine renaissance.
Si l'auteur transforme parfois la vérité, l'aménage un peu, il la rend vibrante de couleurs à l'instar des palettes des maîtres qu'il nous fait rencontrer.
Nous partons au départ avec Antonello Da Messina, qui rêve de rencontrer Van Eyck depuis qu'il a admiré l'un de ses tableaux. Et puisqu'il veut percer le secret de la peinture à l'huile (à l'époque, les italiens utilisent encore beaucoup la peinture à tempera, avec des œufs comme liant pour les pigments), le voilà sur la route des Flandres.*
Le début de l'histoire est donc un véritable roman d'apprentissage, où le jeune peintre gagne peu à peu ses galons, et devient un artiste à part entière.

Si la forme du reste du livre peut dérouter, puisque nous passons d'un peintre à l'autre, rencontrons de Vinci, Raphaël, Michel-Ange, Boticelli, Fra Angelico, (et j'en passe), et que les récits se croisent et s'entre-croisent et nous demandent une certaine concentration, c'est ce qui au fond, montre toute la richesse de cette époque. De génie en génie, nous soupirons en imaginant Vinci peindre la Joconde, Botticelli parler du Printemps, Michel-Ange se débattre avec les différents Papes et le plafond de la chapelle Sixtine, admirons le côté jovial de Raphaël.
On s'y croit vraiment. En tournant les pages, nous y sommes complètement. Les histoires des tableaux célèbres font sourire, émeuvent, fascinent, et l'on a envie de partir en voyage, pour aller les admirer.

Jean Diwo est un formidable conteur, un peintre des mots, et la lecture de ses livres permet de se plonger dans le sujet qu'il décrit, amène curiosité, envie d'en savoir plus.

(* Il est à noter que Da Messina a en réalité rendu un peu plus populaire la peinture à l'huile et les effets de transparence, et n'a sans doute pas été à Bruges. Diwo a un peu joué avec les faits sur ce coup...)

Et parce que je ne pouvais pas  ne pas vous mettre quelques unes des oeuvres évoquées dans le livre, place à un peu de peinture !

La fornarina, de Raphaël (portrait de sa maîtresse...)
Da Vinci, St Jean Baptiste
                                           La sibylle Libyenne de Michel Ange (plafond de la chapelle Sixtine)

                                        Antonello Da Messina, Vierge de l'annonciation.

 Et mon préféré pour la fin, (je parle du peintre) un portrait de Simonetta Vespucci, de Sandro Botticelli.