"J'ai rêvé l'autre nuit que je retournais à Manderley"
La narratrice de l'histoire, dont on ne sait pas le nom, est la demoiselle de compagnie d'une femme assez insupportable, qui aime à côtoyer des célébrités. C'est ainsi qu'elle aborde sans vergogne, Max de Winter, le maître de Manderley (j'allais écrire Pemberley, no comment :p), qui outre le fait d'être fortuné, est connu pour le deuil tragique qu'il a subi en perdant l'amour de sa vie, Rebecca.
Alors que la dame qu'elle accompagne tombe malade, notre narratrice passe de plus en plus de temps avec Maxim, qu'elle se met à aimer. Et voici que celui-ci lui demande de l'épouser. Elle sera maîtresse de Manderley, et surtout elle restera aux côtés de l'homme qu'elle aime. Pour notre jeune ingénue, c'est le début du bonheur, du moins, elle le croit.
Roman qui confine parfois à l'horreur, Rebecca nous fait vivre le poids d'une jeune femme écrasée par le fantôme de la première épouse de son mari. Rebecca est partout, dans le titre, mais surtout dans la maison de Manderley, et dans le souvenir des habitants des alentours, des domestiques, et surtout de Maxim. Nous voyons à travers le prisme des yeux de cette deuxième épouse, si dissemblable à la première, qui peine de plus en plus à trouver sa place et qui se trouve étouffée par le poids du souvenir.
La gouvernante surtout, qui voue un culte effrayant à Rebecca, qui confine plutôt à l'amour fou, lui fait sentir, au début par petites touches, puis ensuite par quelques actes cruels, qu'elle n'a pas sa place à Manderley, allant même jusqu'à la pousser à vouloir se suicider.
Et quand le dénouement vient, que l'on apprend la vérité, on se sent compte, lecteurs sans recul que nous sommes que l'auteur nous a bien berné, et on ne peut que s'incliner.
Un livre qui m'a étonné d'une bonne façon, et dont j'ai aimé l'ambiance angoissante, non pas terrifiante mais insidieuse. Évidemment, on ne peut que penser à Jane Eyre, ceux qui l'ont lus, sauront pourquoi je dis ça :)
mercredi 8 août 2012
samedi 4 août 2012
L'allée du roi de Françoise Chandernagor
Je ne pouvais pas rester longtemps sans lire un ouvrage pour le challenge consacré à Louis XIV et à son règne. Et j'ai choisi de m'intéresser à celle qui fut, on le dit, son épouse morganatique, et qui est encore aujourd'hui auréolée d'un certain mystère.
Celle qu'on appela Mme de maintenant, Françoise d'Aubigné, veuve Scarron, aux existences multiples, qui alla jusqu'en Martinique, connu la misère, épousa un roi, passa de l'ombre à la lumière.
Résumer le destin de Françoise, aussi mouvementé qu'exceptionnel serait une sinécure. Elle a commencé sa vie étrangement, conçue et naissant dans une prison. Son père est inconstant, criblé de dettes, a tué sa première femme, et sa mère est froide et distante et passe sa vie à courir après son mari.
La petite Françoise sera alors ballotée de maison en maison, passant d'une famille protestante à une famille catholique, d'une famille unie et aimante à la froideur et à la rigueur d'une autre.
Elle a la grâce pour elle Françoise, ce qui lui permettra d'épouser le poète Scarron, qui fera son éducation intellectuelle, et une autre éducation dont elle se serait bien passée. Elle devient le fleuron d'une cour de lettrés, et papillonne, charme, enchante. Inconstante parfois, elle réussit néanmoins à se construire un réseau d'amitiés qui lui sera fort utile par la suite, puisque son mari meurt bientôt en la laissant criblée de dettes.
Comment une jolie veuve finit gouvernante d'enfants illégitimes du roi, puis reine de l'ombre?
Je ne vous le conterais pas, puisque Françoise Chandernagor le fait superbement bien, et c'est là quelque chose qui m'a énormément surprise quand j'ai commencé la lecture de cet ouvrage. Je ne m'attendais pas à une écriture d'une telle qualité et a des détails aussi foisonnants. S'appuyant sur une documentation nombreuse, l'auteur nous fait complètement entrer sur les pas de cette femme au destin incroyable, qu'on pourrait croire de légende, et qu'on a du mal à imaginer réel. Et pourtant elle a bien existé celle qui a laissé derrière elle Saint Cyr et ses demoiselles...
Un portrait brillant et foisonnant qui laisse rêveur, et admiratif. Une grande dame pour un grand siècle, et un grand roi !
jeudi 2 août 2012
Un vrai retour.
Me revoilà donc. Vous aurez sans doute remarqué que ce blog tourne un peu au ralenti depuis quelques mois, la faute à la vie, qui parfois se montre un peu agitée ! Mais après une bonne semaine de vacances paradisiaques (la photo étant la vue de l'appartement que ma mère avait loué), me voilà en pleine forme, prête à découdre contre les mauvais auteurs, à me passionner pour les bons, à me tenter en allant lire vos articles, et à dépoussiérer le blog comme il se doit.
Je pense adopter un rythme de croisière à raison de deux articles par semaine, pour ne pas me mettre la pression, et que cela reste un plaisir avant tout.
Peut être parlerais-je un peu d'autre chose si cela vous intéresse, de loisirs créatifs et de cuisine notamment.
Puisque j'en suis aux changements, est-ce que vous auriez des suggestions? Aimez vous le ton de mes articles en général?
Je retourne me battre avec mon logiciel de retouche pour faire une bannière digne de ce nom, et je vous embrasse, et remercie les fidèles qui sont restés malgré ma désertion. Internet est magique pour cela, non?
Je pense adopter un rythme de croisière à raison de deux articles par semaine, pour ne pas me mettre la pression, et que cela reste un plaisir avant tout.
Peut être parlerais-je un peu d'autre chose si cela vous intéresse, de loisirs créatifs et de cuisine notamment.
Puisque j'en suis aux changements, est-ce que vous auriez des suggestions? Aimez vous le ton de mes articles en général?
Je retourne me battre avec mon logiciel de retouche pour faire une bannière digne de ce nom, et je vous embrasse, et remercie les fidèles qui sont restés malgré ma désertion. Internet est magique pour cela, non?
mercredi 18 juillet 2012
Les plaies de la famille Darcy, ou comment faire n'importe quoi en voulant faire une suite à Pride and Prejudice.
Hum hum... Par où commencer?
Imaginez une suite d'Orgueil et Préjugés, où l'on voit les enfants Darcy. On a envie de voir les Darcy en parents aimants, de revoir Jane, d'imaginer Lydia et Wickham en géniteurs déplorables et fauchés, de voir si Mary et Kitty ont bien pu trouver chaussure à leur pied (j'imagine bien Mary mariée à un pasteur ultra ennuyeux), bref, il y a de quoi faire, et largement.
Je vous arrête tout de suite, pas d'Elizabeth et de Mr Darcy dans ce livre, non, non et non.
Et pourquoi? Parce qu'ils sont à Constantinople bien sûr !
Les parents en goguette, il faut bien quelqu'un pour s'occuper des enfants Darcy, et si les deux garçons sont envoyés à leur grand père, on imagine bien qu'il n'avait pas envie de se farcir de nouveau cinq donzelles en âge de se marier. Alors qui s'en occupera, Jane? Georgina? Non, la femme du cousin de Darcy (oui vous savez le colonel Fitzwilliam). Et il aura fort à faire le pauvre.
Le pitch tient dans un mouchoir de poches, cinq filles lâchées à Londres, attention, danger.
Déjà, ça commence mal. Vous imaginez vous, Elizabeth, qui a eu à pâtir de la relâche parentale, et qui a vu ce que pouvait donner une fille mal éduquée, laisser ses cinq filles et partir folâtrer avec son mari à Constantinople? Hé ben moi pas.Certes je l'imagine encore très amoureuse de son mari, mais tout de même de là à n'avoir que faire de ses gosses et à partir comme ça, ben non, déjà ça prend pas.
Abordons le problème des filles Darcy. L'ainée est atroce. Maladivement craintive de tout, imaginant le pire, mais aussi ronchon, jalouse, moralisatrice et voulant se donner un vernis de bienséance débectant, elle est insupportable. Camilla, la deuxième est un bas bleu, qui est sans doute censée ressembler le plus à Elizabeth, mais qui est un peu trop fadasse à mon sens, et girouette par dessus le marché. Les deux jumelles Belle et Georgina (Belle? Je n'imagine pas les Darcy appeler une de leurs filles Belle, mais bon passons) sont deux créatures frivoles et stupides (Lydia et Kitty donc, forcément) et Alethea est une adolescente rebelle à la jolie voix.
On imagine sans peine que l'auteur a voulu retranscrire Orgueil et Préjugés quelques années plus tard, mais en moins bien, et c'est peu de le dire.
Et que dire des personnages secondaires... Sophie Gardiner, la cousine des filles est à claquer, les "héros" sont sans intérêt et sans relief, Fitzwilliam lorgne dans le décolleté de ses protégées, et le grand méchant est le fils adoptif de Caroline anciennement Bingley...
Jane est en train de se retourner dans sa tombe je crois.
Le majeur problème de ce livre c'est que là où Jane Austen sait être fine, habile peintre de son époque et des caractères, Elizabeth Aston nous sert une mauvaise romance tirée par les cheveux, des caractères plats, et aucune ironie.
Il ne me semble même pas qu'avec d'autres noms j'aurais pu aimer cette histoire, que j'ai trouvé sans queue ni tête, avec des rebondissements pleins d'artifices et une histoire d'amour dont j'ai deviné les tenants et les aboutissants quasiment dès le départ.
En tant que livre comique, si on le prend au dix millième degré, ça peut être drôle.
Je m'excuse d'avance auprès des gens qui auront aimé, je vous envie plutôt qu'autre chose, et j'aurais aimé ressentir un quelconque enthousiasme pour un livre que j'attendais avec impatience....
Cet article participe (même si bon...) au challenge austenien, et au challenge pride and prejudice...
Imaginez une suite d'Orgueil et Préjugés, où l'on voit les enfants Darcy. On a envie de voir les Darcy en parents aimants, de revoir Jane, d'imaginer Lydia et Wickham en géniteurs déplorables et fauchés, de voir si Mary et Kitty ont bien pu trouver chaussure à leur pied (j'imagine bien Mary mariée à un pasteur ultra ennuyeux), bref, il y a de quoi faire, et largement.
Je vous arrête tout de suite, pas d'Elizabeth et de Mr Darcy dans ce livre, non, non et non.
Et pourquoi? Parce qu'ils sont à Constantinople bien sûr !
Les parents en goguette, il faut bien quelqu'un pour s'occuper des enfants Darcy, et si les deux garçons sont envoyés à leur grand père, on imagine bien qu'il n'avait pas envie de se farcir de nouveau cinq donzelles en âge de se marier. Alors qui s'en occupera, Jane? Georgina? Non, la femme du cousin de Darcy (oui vous savez le colonel Fitzwilliam). Et il aura fort à faire le pauvre.
Le pitch tient dans un mouchoir de poches, cinq filles lâchées à Londres, attention, danger.
Déjà, ça commence mal. Vous imaginez vous, Elizabeth, qui a eu à pâtir de la relâche parentale, et qui a vu ce que pouvait donner une fille mal éduquée, laisser ses cinq filles et partir folâtrer avec son mari à Constantinople? Hé ben moi pas.Certes je l'imagine encore très amoureuse de son mari, mais tout de même de là à n'avoir que faire de ses gosses et à partir comme ça, ben non, déjà ça prend pas.
Abordons le problème des filles Darcy. L'ainée est atroce. Maladivement craintive de tout, imaginant le pire, mais aussi ronchon, jalouse, moralisatrice et voulant se donner un vernis de bienséance débectant, elle est insupportable. Camilla, la deuxième est un bas bleu, qui est sans doute censée ressembler le plus à Elizabeth, mais qui est un peu trop fadasse à mon sens, et girouette par dessus le marché. Les deux jumelles Belle et Georgina (Belle? Je n'imagine pas les Darcy appeler une de leurs filles Belle, mais bon passons) sont deux créatures frivoles et stupides (Lydia et Kitty donc, forcément) et Alethea est une adolescente rebelle à la jolie voix.
On imagine sans peine que l'auteur a voulu retranscrire Orgueil et Préjugés quelques années plus tard, mais en moins bien, et c'est peu de le dire.
Et que dire des personnages secondaires... Sophie Gardiner, la cousine des filles est à claquer, les "héros" sont sans intérêt et sans relief, Fitzwilliam lorgne dans le décolleté de ses protégées, et le grand méchant est le fils adoptif de Caroline anciennement Bingley...
Jane est en train de se retourner dans sa tombe je crois.
Le majeur problème de ce livre c'est que là où Jane Austen sait être fine, habile peintre de son époque et des caractères, Elizabeth Aston nous sert une mauvaise romance tirée par les cheveux, des caractères plats, et aucune ironie.
Il ne me semble même pas qu'avec d'autres noms j'aurais pu aimer cette histoire, que j'ai trouvé sans queue ni tête, avec des rebondissements pleins d'artifices et une histoire d'amour dont j'ai deviné les tenants et les aboutissants quasiment dès le départ.
En tant que livre comique, si on le prend au dix millième degré, ça peut être drôle.
Je m'excuse d'avance auprès des gens qui auront aimé, je vous envie plutôt qu'autre chose, et j'aurais aimé ressentir un quelconque enthousiasme pour un livre que j'attendais avec impatience....
Cet article participe (même si bon...) au challenge austenien, et au challenge pride and prejudice...
jeudi 5 juillet 2012
Ces gens qui vous passent le flambeau...
Pourquoi devient-on lecteur? C'est rarement par hasard, et toujours, du moins presque, grâce à quelqu'un. Ou à cause... La personne qui nous a offert notre premier livre, qui nous en a prêté un, ce magicien qui sans le savoir sûrement, nous a ouvert la porte d'un autre monde.
Ils ont jalonné ma vie ces gens là, sans le savoir, sans que vraiment parfois je les en remercie, si ce n'est silencieusement, après avoir fermé un livre, ou au détour d'une conversation.
Parfois, sans le faire exprès, d'un petit geste, on fait naître une passion. Dévorante chez moi, quand il s'agit de la lecture. Les livres sont la vie. Je ne vois pas d'autre façon de le dire. Autant que l'oxygène, lire est comme une obligation pour aller bien.
On ne naît pas lecteur donc, on le devient. Il ne suffit pas de l'apprentissage parfois difficile de consonnes et voyelles amoureusement collés pour former des mots, non c'est plus subtil. Pour devenir lecteur, il faut que quelqu'un nous tende la main.
Une institutrice, un parent, un grand père aimant, une bibliothécaire, une amie, ou même parfois, un inconnu, qui a l'air si plongé dans son livre, que l'on veut savoir pourquoi.
Dans mon cas, les causes et les coupables sont multiples. Le terreau familial, de ma mère, qui ne peut s'endormir sans lire, à mes grands parents, dont les bibliothèques dispersées dans la maison familiale m'ont fourni un terrain de jeu sans cesse renouvelé. Ah le bonheur de lire des tintin dans un vieux rocking chair, chauffée par le soleil de la véranda. Le plaisir de découvrir un Agatha Christie encore inconnu, et d'oublier que demain il faudra se lever. La joie d'aller au bibliobus, et de pouvoir choisir, plaisir suprême, des livres à lire sur la plage en vacances, grâce à un papi ou une mamie complice.
Mon parrain également, a su m'ouvrir des portes. De Dumas à Franck Herbert, jusqu'à aujourd'hui, en continuant de me parler de ce qu'il lit. C'est une conversation très habituelle chez nous. Que lis-tu en ce moment? On se raconte, on se donne envie, on se prête, on s'étonne d'avoir lu parfois, presque en même temps, sans le savoir, le même livre.
Et à l'évocation d'un livre, maintenant, on peut dire à notre tour qu'on l'a lu, et que "tu vas voir, tu vas te régaler."
Nous aussi maintenant, nous sommes passeurs de livres. Enfants rêveurs devenus adultes, les lecteurs sont de formidables partageurs de magie. Quoi de plus beau que d'offrir des heures d'évasion, contenues dans un objet si innocent à première vue.
Jamais je ne me lasserais de cette magie.
Alors merci.
mercredi 27 juin 2012
La fille qui voulait être Jane Austen de Polly Shulman.
Autant vous le dire tout de suite, le titre de ce roman est une publicité mensongère. Non, l'héroïne ne veut pas être Jane Austen. Pas plus que son amie délicieusement loufoque.
Il vaut mieux le savoir avant d'entamer cet ouvrage. (ce qui était mon cas grâce à l'avis d'Alice,qui est LA référence à qui je me fie quand il s'agit de Jane Austen)
Non ici, nous avons surtout l'histoire de Julie, une adolescente, qui a le malheur d'avoir une amie trop enthousiaste. Asleigh, est un papillon. Elle s'enflamme tour à tour pour un groupe de musique, pour la confection de confiseries maison, et pour les romans de Jane Austen. Et c'est cette période qui va nous être racontée dans ce roman.
Même si Julie, raisonnable au possible essaye de freiner son amie, la voilà embarquée à un bal, à la recherche d'un Mr Darcy et d'un Mr Bingley. Julie aimerait plutôt un Darcy, mais son amie s'est déjà accordé ce privilège. Et quand Ashleigh se met à être amoureuse, avec l'enthousiasme qui la caractérise, d'un garçon que Julie a repéré depuis bien longtemps, cette dernière tombe dans les affres du renoncement.
Quelle jolie bleuette ! J'ai adoré le personnage d'Asleigh. D'accord elle est pénible au possible, mais elle m'a rappelé mon ardeur adolescente, et les délires incessants que mes amies et moi avions.
Bien sûr ce n'est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais passé l'énervement que procure un titre racoleur, c'est un très bon moment. Beaucoup de "seconds rôles" sont attachants, de la mère de Julie et sa maison-brocante, aux jumelles interchangeables reconnaissables seulement parce que l'une d'entre elle est une bavarde compulsive, en passant par Zach, le frère cabotin d'une amie de Julie.
Il me semble que parfois il faut laisser son exigence au placard, et se laisser gentiment bercer par une lecture sans prétention. Ce fut réussi pour moi :) (par contre, je suis ravie de ne pas l'avoir acheté et de l'avoir trouvé à la bibliothèque)
Il vaut mieux le savoir avant d'entamer cet ouvrage. (ce qui était mon cas grâce à l'avis d'Alice,qui est LA référence à qui je me fie quand il s'agit de Jane Austen)
Non ici, nous avons surtout l'histoire de Julie, une adolescente, qui a le malheur d'avoir une amie trop enthousiaste. Asleigh, est un papillon. Elle s'enflamme tour à tour pour un groupe de musique, pour la confection de confiseries maison, et pour les romans de Jane Austen. Et c'est cette période qui va nous être racontée dans ce roman.
Même si Julie, raisonnable au possible essaye de freiner son amie, la voilà embarquée à un bal, à la recherche d'un Mr Darcy et d'un Mr Bingley. Julie aimerait plutôt un Darcy, mais son amie s'est déjà accordé ce privilège. Et quand Ashleigh se met à être amoureuse, avec l'enthousiasme qui la caractérise, d'un garçon que Julie a repéré depuis bien longtemps, cette dernière tombe dans les affres du renoncement.
Quelle jolie bleuette ! J'ai adoré le personnage d'Asleigh. D'accord elle est pénible au possible, mais elle m'a rappelé mon ardeur adolescente, et les délires incessants que mes amies et moi avions.
Bien sûr ce n'est pas un chef d’œuvre, loin de là, mais passé l'énervement que procure un titre racoleur, c'est un très bon moment. Beaucoup de "seconds rôles" sont attachants, de la mère de Julie et sa maison-brocante, aux jumelles interchangeables reconnaissables seulement parce que l'une d'entre elle est une bavarde compulsive, en passant par Zach, le frère cabotin d'une amie de Julie.
Il me semble que parfois il faut laisser son exigence au placard, et se laisser gentiment bercer par une lecture sans prétention. Ce fut réussi pour moi :) (par contre, je suis ravie de ne pas l'avoir acheté et de l'avoir trouvé à la bibliothèque)
mercredi 20 juin 2012
Matilda, de Roald Dahl
Roald Dahl, compagnon de mon enfance...
Je l'ai découvert avec la potion magique de Georges bouillon que j'avais en cassette audio.
Et puis j'ai lu sacrées sorcières, Charlie et la chocolaterie, le bon gros géant, et Matilda...
Ah Matilda ! Quelle petite fille n'a pas envie de s'identifier à cette enfant si intelligente et charmante?
Que je résume pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de connaître Roald Dahl.
Matilda a cinq ans, et vit avec ses parents, et son frère, plus vieux qu'elle. C'est une gamine vive, surdouée, qui sait déjà lire et compter et dont la capacité de raisonnement étonnerait l'adulte le plus borné. Oui mais voilà, dans le genre obtus, ses parents ont la palme d'or. Alors Matilda se venge comme elle peut, et se réfugie dans les livres pris à la bibliothèque. Jusqu'au jour où elle entre à l'école, et se lit d'amitié avec son institutrice Mlle Candy. Leur rencontre va changer leur vie !
Relire un livre qui vous a bercé enfant, c'est replonger dans un monde bien connu. C'est un peu se lover dans une couette chaude l'hiver, boire un chocolat chaud un jour de pluie, ou retrouver une vieille amie autour d'une tasse de thé. On est en territoire connu, mais on apprécie. On redécouvre parfois.
Si autrefois je me laissais bercer par l'histoire, cette fois ci j'ai été admirative de la drôlerie de l'auteur. De sa façon si particulière de raconter une histoire. De ses méchants si idiots, si bornés, comme Mlle Legourdin, qui pourrait être championne du monde en lancer de petites filles avec des nattes. Une brute qui montre bien vite ses limites et sa peur.
Chez Roald Dahl, les méchants ne gagnent jamais.
Entraide, intelligence, enfants malicieux et débrouillards, c'est un monde peut être un peu trop idéaliste, mais qu'il est bon de s'y replonger ! Je crois que je ne resterais pas longtemps sans relire un de ces livres qui m'ont fait rire et rêver il y a des années de cela.
Je l'ai découvert avec la potion magique de Georges bouillon que j'avais en cassette audio.
Et puis j'ai lu sacrées sorcières, Charlie et la chocolaterie, le bon gros géant, et Matilda...
Ah Matilda ! Quelle petite fille n'a pas envie de s'identifier à cette enfant si intelligente et charmante?
Que je résume pour ceux qui n'auraient pas eu la chance de connaître Roald Dahl.
Matilda a cinq ans, et vit avec ses parents, et son frère, plus vieux qu'elle. C'est une gamine vive, surdouée, qui sait déjà lire et compter et dont la capacité de raisonnement étonnerait l'adulte le plus borné. Oui mais voilà, dans le genre obtus, ses parents ont la palme d'or. Alors Matilda se venge comme elle peut, et se réfugie dans les livres pris à la bibliothèque. Jusqu'au jour où elle entre à l'école, et se lit d'amitié avec son institutrice Mlle Candy. Leur rencontre va changer leur vie !
Relire un livre qui vous a bercé enfant, c'est replonger dans un monde bien connu. C'est un peu se lover dans une couette chaude l'hiver, boire un chocolat chaud un jour de pluie, ou retrouver une vieille amie autour d'une tasse de thé. On est en territoire connu, mais on apprécie. On redécouvre parfois.
Si autrefois je me laissais bercer par l'histoire, cette fois ci j'ai été admirative de la drôlerie de l'auteur. De sa façon si particulière de raconter une histoire. De ses méchants si idiots, si bornés, comme Mlle Legourdin, qui pourrait être championne du monde en lancer de petites filles avec des nattes. Une brute qui montre bien vite ses limites et sa peur.
Chez Roald Dahl, les méchants ne gagnent jamais.
Entraide, intelligence, enfants malicieux et débrouillards, c'est un monde peut être un peu trop idéaliste, mais qu'il est bon de s'y replonger ! Je crois que je ne resterais pas longtemps sans relire un de ces livres qui m'ont fait rire et rêver il y a des années de cela.
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