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lundi 6 février 2012

A comme Association, tome 1, d'Erik l'Homme


Jasper s'est vu confier une mission par l'Association, l'organisation secrète pour laquelle il travaille comme stagiaire. Remonter les bretelles à un vampire pas très discret, Fabio (mon dieu quel nom pour un vampire !). Le problème, c'est que tout ne se passe pas si facilement que ça, et qu'il doit se montrer un peu plus sévère que prévu. Le vampire en question finit menotté. Après cette première mission couronnée de succès, le voilà sur les traces de dealers un peu hors du commun, qui vendent de la drogue à des vampires, les vilains. Démon, magiciens, vampire, notre pauvre héros ne va plus savoir comment se sortir de tout ça. Et en plus, on le suit !

Le héros, Jasper est cool, (déjà, il a un chouette prénom), il joue de la cornemuse, a un humour douteux (j'adore, j'adhère), est magicien, parle le haut elfique, et est maladroit comme pas deux. On l'imagine comme l'adolescent typique, trop grand, dégingandé, avec des vêtements un peu informes, et globalement mal coiffé. Il a un petit faible pour Ombe, qui assez mystérieuse, apparaît comme une drôle de jeune fille assez brute, au caractère bien trempé, et au comportement rebelle à souhait. Jasper n'ose pas lui dire plus de trois mots, ce que l'on comprend parfaitement.
Au final, je crois que ce roman sème typiquement les graines de ce que j'aime lire. Des héros attachants (le deuxième tome parle d'Ombe, et je sens qu'elle va me plaire), des seconds personnages hauts en couleurs, de Rose la secrétaire, au patron mal habillé, en passant par l'armurier Sphynx, ou la mère de Jasper, qui jongle entre stage de poterie et tarots.
Derrière tout ça, ou plutôt devant, il y a l'association de deux hommes, qui nous est racontée dès l'introduction par l'auteur, qui rend hommage à son ami écrivain, Pierre Bottero, avec qui il avait commencé l'aventure. A la mort de ce dernier, il a décidé de continuer, comme un joli hommage à celui qui est parti trop vite. C'est une belle histoire, qui ajoute un peu d'émotion à l'ensemble.
Et puis, comment ne pas les envier, quand on écrit un peu, d'avoir, même un temps seulement, formé un duo de créateurs de choc?

J'ai hâte, très hâte même, de lire la suite, et je pense que je vais m'y atteler tout de suite :) Et je remercie Syl qui m'a donné envie de lire cette saga !

vendredi 25 novembre 2011

Blanche et le vampire de Paris

L'oncle observa la nièce, un sourcil arqué.

Dans ce dernier tome, nous retrouvons Blanche en train de se marier, avec son Alphonse. Elle devient Mme Petit. Pendant qu'elle goûte les joies du mariage, son oncle est lancé sur la piste d'un drôle de meurtrier, qui vide ses victimes de leur sang, et laisse une sangsue sur leur corps.
Mais comme Blanche ne goûte guère l'immobilisme, la voila enquêtant sur une mystérieuse blanchisseuse, la belle Camille, dont elle ne sait pas trop que penser...
Les enquêtes de l'oncle et de la nièce ne sont jamais bien éloignées, et elles s'entrecouperont, sans jamais qu'ils ne se croisent vraiment.

Quelle tristesse. Voila, ma dernière lecture commune de la trilogie, avec Aymeline et Syl, et je suis bien fâchée de devoir abandonner des personnages pour lesquels je m'étais prise d'affection.

Il n'y a guère que la mari de notre Blanche, que j'ai encore une fois trouvé bien falot, bien qu'adorable au demeurant, mais il lui manque cette petite étincelle qui fait les passions. Un peu de piment dans un couple n'est pas sans me déplaire. Fermons la parenthèse, ce fut encore une fois un très bon opus, qui nous a promené à travers ce Paris de 1873, si crédible, si vivant sous la plume de l'auteur, et si mystérieux ! Nous avons assisté à la création de Carmen par Bizet, (un futur succès ^^), et retrouvé avec joie Emilienne, et les autres personnages secondaires si attachant.
C'est fini. J'aurais pourtant bien aimé connaître un peu plus le voisin journaliste de Blanche, voir l'évolution du couple Blanche-Alphonse, savoir si la crise mystique de la petite soeur de Blanche allait finir un jour, et j'en passe.
Et notre commissaire quelles enquêtes encore vivra t-il, sans nous, lecteurs, pour les lire?

Me voilà bien nostalgique. Merci à mes comparses pour ces bons moments passés ensemble. A très vite pour une autre lecture?

jeudi 24 novembre 2011

Le combat de l'épouvanteur de Joseph Delaney

— Monsieur Gregory, risquons-nous d’être attaqués par… ?
Il laissa sa phrase en suspens, remua une main en l’air et marmonna enfin :
— … des balais ?

 Le temps est au brouillard au moment où je commence ce livre, et ma foi, cela lui va tout à fait. Certains ouvrages ne se portent pas plus mal d'une ambiance particulière, propice à leur lecture.
Dans ce tome, nous retrouvons Alice, Tom, et bien sûr L'épouvanteur, qui se préparent à partir affronter les sorcières de Pendle, divisées en trois famille. Mais auparavant, le maître attend une visite, et pendant ce temps Tom est chargé d'aller récupérer les malles qu'il a hérité de sa mère, aidé d'Alice. Oui mais voilà, quand il arrive chez son frère, la ferme est saccagée, et son héritage a disparu. Un coup des sorcières, sans doute.

L'intrigue avance, et au fur et à mesure de l'apprentissage de Tom, nous en apprenons de plus en plus sur le monde de l'obscur, et cette fois ci, sur les sorcières, qui ma foi, font froid dans le dos ! Notamment Mme Wurmalde, qui vous ferait faire des cauchemars la nuit.Tom continue de faire des ravages, et sans le vouloir, fait succomber à son charme une sorcière des plus puissantes, Mab, qui fera à la fois tout pour l'aider, et tout pour le faire succomber. Mais Tom "appartient" à Alice, et est en cela, protégé.
S'il commence déjà fort, au fur et à mesure de l'avancé de l'histoire, le tome devient de plus en plus sombre et inquiétant. Comment cette histoire finira t-elle? Des prophéties de Tibb, dont on se demande s'il faut y croire ou non, puisqu'il appartient à l'obscur, aux mystérieuses tantes de Tom, tout se complexifie, se mêle et s'entremêle pour former une intrigue riche. Nous avons des pistes pour réfléchir à ce qui se passera plus tard, et j'ai pour ma part vraiment hâte de le savoir !
Un récit intelligent donc, qui n'est pas à réserver qu'au public visé, et qui pourra plaire aussi bien à des adultes friands de fantastique et de fantasy :)


C'était une lecture commune avec Syl.

jeudi 17 novembre 2011

Le secret de l'épouvanteur de Joseph Delaney

Je continue dans ma lecture de la saga de l'apprenti épouvanteur, en constatant que plus les tomes passent, plus ils s'assombrissent.
On ne peut pas dire que le quotidien de notre jeune héros soit particulièrement gai !
Dans ce tome, c'est l'hiver, et avec cette saison vient le temps d'aller là bas sur la morne lande d'Anglezake. Adieu Chipenden. La saison hivernale est celle où les créatures de l'obscurité sont les plus fortes, et il faut les combattre !
Tom découvre avec Anglezake, un peu plus du passé de son maître. De Meg, la sorcière lamia qui fut un grand amour de l'épouvanteur, à un ancien apprenti de son maître, qui lui aussi, appartient au passé de cet homme définitivement bien mystérieux.
Il y aura beaucoup de luttes à mener, et des deuils à affronter.
Mais il y a Alice, toujours et encore là pour Tom, malgré les doutes qui planent sur la pauvre fille aux souliers pointus, qui décidément est bien brave d'aider deux zigotos qui la croient une fois sur deux ! Même Tom a l'air parfois de douter d'elle...
J'ai en tout cas comme d'habitude hâte de lire la suite, même si je savoure la saga tout doucement, et de découvrir ce que cachent les malles de la mère de Tom. Il doit être quelque chose de plus qu'un septième fils d'un septième fils... Mais quoi? Qui est vraiment sa mère?
Une lecture partagée, pas en même temps, mais quand même, avec la pétillante Syl, qui sait si bien vous donner envie de lire les livres qu'elle chronique.

mardi 8 novembre 2011

Blanche et l'oeil du grand khan d'Hervé Jubert.


Tout commence par le meurtre d'une jolie fleuriste rousse qui travaillait pour Gaston Loiseau. Notre commissaire, ayant si fort à faire qu'il en oublie le retour de sa soeur et de sa famille, et surtout de Blanche, sa nièce.
Notre héroïne a bien des choses à raconter à Émilienne, sa grande amie, et imagine déjà leurs retrouvailles. Elle pourra enfin lui parler d'un certain élève ingénieur qui est entré dans son cœur.
Oui mais voilà, Paris, en son absence, a été le théâtre d'émeutes sanglantes, et rien ne sera plus jamais comme avant. Emilienne est en prison, et fera partie du prochain voyage vers la Nouvelle-Calédonie. Quant à ce cher Victorin... Il est mort.
Comment dès lors participer avec joie aux préparatifs du mariage de sa sœur aînée? Blanche ne trouvera refuge que dans une enquête, sur les pas d'un mystérieux scaphandrier, entrecoupant comme à son habitude, les recherches de son oncle, qui cherche à démanteler une organisation de grande envergure, sorte d'hydre institutionnelle, dont les têtes représentent tant de branches criminelles.

Retrouver Blanche et sa vivacité est toujours un plaisir, même si au départ de l'histoire, l'ambiance n'est pas des plus gaies. On côtoyait bien peu sa famille pendant le premier tome, le deuxième nous apprend et nous montre à quel point Blanche est à part. Sa sœur aînée a la tête dans son trousseau de mariage, sa mère est des plus conventionnelles, il n'y a guère que sa petite sœur qui soit un peu plus aimable que le reste de la famille. Heureusement qu'il y a son oncle !
Si Blanche apparaît un peu amoureuse, de son étudiant boursier, qui déplaît tant à ses parents (pas un bon parti, forcément), plus que jamais, sa passion va aux enquêtes. Elle a le virus, et l'intelligence ! Vive, un brin trop aventurière, dégourdie, et têtue, on suit ses aventures en tournant rapidement les pages, tant on est happés par l'histoire.
Et puis il y a l'oncle, plus sage, plus mature, forcément, mais pas moins intéressant, et qu'on imagine charmant, dans son genre.
Un duo de choc donc, bien que ce ne soit pas toujours avec bonne grâce que notre commissaire laisse sa nièce se mêler de ce qui ne la regarde, après tout, pas du tout !
Encore une très bonne lecture donc, et j'ai hâte de lire la suite même si cela signifiera la fin des aventures de notre héroïne, que je quitterais avec grand regret. Et puis, en plus, quel plongeon dans l'histoire !

C'était une lecture commune avec Aymeline et Syl, qui je l'espère, auront autant apprécié.

lundi 31 octobre 2011

La malédiction de l'épouvanteur de Joseph Delaney

Je continue de rattraper mon retard sur la saga de l'épouvanteur, pour pouvoir faire la lecture commune du tome 3.

Si dans le premier tome, il était surtout question d'apprentissage,  de la demeure de l'épouvanteur, (et du gobelin à l'apparence de chat, quand il daigne se montrer), dans celui-ci, nous voyageons un peu plus ! Géographiquement déjà, mais aussi dans le passé des personnages, de l'épouvanteur aux parents de notre apprenti. La situation n'est pas facile d'ailleurs pour Thomas, son maître est malade, et il doit aller maîtriser son premier gobelin, pour venir en aide à l'un des frères de l'épouvanteur. Et ce n'est que le début. Inquisiteur, ancien dieu, trahisons et possessions, l'aventure ne va pas être de tout repos pour le maître et l'apprenti.

Si j'avais déjà beaucoup aimé le premier tome, le deuxième a carrément achevé de me convaincre. C'est vraiment une saga très prometteuse ! Même si notre héros fait des progrès, il a aussi affaire à des dangers différents, plus inquiétants, et il ne peut parfois compter que sur lui même. On retrouve tous les personnages du premier tome, de ses parents, et sa mère si mystérieuse, à Alice, la fille aux souliers pointus. Alice qui continue à un être un personnage complexe et ambivalent, dont on ne sait pas trop quoi penser.
L'épouvanteur nous réserve aussi son lot de surprises, et j'espère qu'au fil des autres tomes on en apprendra encore plus sur ce mystérieux personnage, qui a l'air de cacher beaucoup de secrets.

Bref, essai réussi !
(et allez lire le billet de Syl)

mardi 27 septembre 2011

Hex Hall de Rachel Hawkins

 Vous l'aurez remarqué, je suis dans une période "j'ai envie de lire du léger." (mais je viens de commencer l'ensorcelée de Barbey d'Aurevilly. Histoire de varier les lectures.)


Sophie Mercer n'est pas une lycéenne comme les autres. Elle déménage terriblement souvent, et surtout, a le don de s'attirer des ennuis. Comment? En ensorcelant un bellâtre pour une amie, en rendant amnésique un professeur, et d'autres joyeusetés du genre. Alors, Sophie, qui ne connaît rien du monde "magique", va être envoyée dans un lycée spécial où se côtoient métamorphes et sorcières, fées et même, une vampire. Mais Sophie n'a pas de chance, et à peine est-elle arrivée que les catastrophes s'amoncellent. Des attaques sur les élèves à son manque de popularité évidente, c'est une année agitée qui commence.

Hex Hall est avant tout un roman léger. Néanmoins, l'héroïne est mordante, ironique, jamais niaise, même si adolescente (forcément elle craque sur le bellâtre de service, mais bon que serait un livre du genre sans romance hein?), et elle a les pieds sur terre. Nous apprenons avec elle à connaître petit à petit son monde, pas toujours très rose, et les menaces qui pèsent sur les Prodigium (l'ensemble des créatures magique en gros). Nous partageons ses doutes, ses peurs, ses joies, tout cela servi par l'écriture certes simple, mais qui ne manque pas de charme, de l'auteur. Le livre sait ne pas tomber dans le cliché de l'héroïne magnifique/charismatique/mais rebelle, et s'il frôle parfois la caricature, ne l'atteint jamais, et joue avec les codes du genre (sciemment ou pas, c'est une autre histoire.) Bref, un bon divertissement, à lire après un livre un peu complexe, ou pour s'aérer complètement le cerveau.

Et ah, pour les allergiques aux fins qui vous donnent envie de jeter le livre par la fenêtre parce qu'on veut savoir la suite, attendez que tous les tomes soient sortis ;)